Afrique : lutter contre la surpopulation par l’émancipation des femmes et l’abolition du patriarcat

LE PATRIARCAT SOURCE DE SURPOPULATION : Dans tout patriarcat (droit du père), l’épouse est une mère-porteuse à l’usage exclusif de son mari (devoir de fidélité), pour lui procurer des héritiers légitimes, dont il est l’unique propriétaire (patria postesta du pater familias romain). En vertu du contrat conjugal, elle est sa propriété (tutelle) et son esclave sexuelle (devoir conjugal). Puisqu’elle doit toujours être disponible pour son mari et maître, elle ne maîtrise pas ses grossesses, et se retrouve sans cesse enceinte, pour satisfaire aux besoins impérialistes des sociétés patriarcales (main d’oeuvre corvéable et chair à canon). Redonner la propriété des enfants aux mères, c’est redonner le contrôle de leur maternité, mais cela implique l’abolition de l’autorité paternelle, et donc de la reconnaissance de paternité : l’abolition du patriarcat par une restructuration du modèle familial vers le matriarcat.

Lire Influence de la structure familiale sur la démographie : la surpopulation, un phénomène patriarcal

LA SOLUTION CONTRE LES FAMINES? LE FÉMINISME

Pour nourrir les affamés, commençons par apprendre à lire aux filles. Il y a une urgence de plus en plus vitale.

Dans une école de Bangui, en mars 2014. REUTERS/Siegfried Modola

Comment nourrir la surpopulation africaine ?

Les chercheurs qui travaillent sur le lien entre population et alimentation sont surtout inquiets pour l’Afrique subsaharienne. La moitié de l’augmentation estimée de la consommation alimentaire est liée à l’augmentation démographique, et c’est là que la population croît le plus rapidement.

Diminuer le taux de fécondité des mères africaines

«Alors la question c’est qu’est-ce qu’on peut y faire?, demande Searchinger. Vous pouvez par exemple tuer les gens. Mais on ne va pas faire ça! Alors il va nous falloir trouver des moyens de ramener le taux de fécondité de ces populations au niveau du seuil de renouvellement des générations.»

Nourrir l’humanité en émancipant les femmes

Voilà pourquoi l’une des principales solutions pour nourrir l’humanité passe par l’autonomisation des femmes. La plupart des pays du monde ont atteint un taux de natalité correspondant au seuil de renouvellement des générations, soit environ deux enfants par femme. Mais en Afrique subsaharienne, le taux de fécondité est de 5,6 enfants par femme, principalement parce que les filles ne connaissent pas les choix reproductifs qui s’offrent à elles, qu’elles vont peu à l’école et qu’elles ont des enfants très tôt.

La religion interdit la contraception

Les taux de fécondité sont plus élevés dans les pays où les femmes n’ont pas d’accès à la contraception ou aux soins de santé maternels ou pédiatriques. Les bébés meurent souvent avant leur cinquième anniversaire, et les mères surcompensent en faisant beaucoup d’enfant dans l’espoir que quelques-uns au moins survivront jusqu’à l’âge adulte. Si le statut des femmes ne change pas en Afrique subsaharienne, nous aurons bien plus d’un milliard d’affamés au milieu du siècle.

Quand les femmes sont propriétaires de leur ventre

Lorsque les femmes ont accès à l’éducation et au planning familial, le taux de natalité décline. L’auteur Gordon Conway explique très bien le rapport dans son livre One Billion Hungry [un milliard d’affamés]. Il fait le lien entre droits des femmes, meilleures production et consommation de nourriture et progrès futurs en termes de sécurité alimentaire.

Les mères nourrissent l’humanité

Quarante trois pour cent des agriculteurs du monde sont des femmes. Parce qu’elles sont mères, éducatrices et innovatrices, avance Conway, protéger les femmes de la discrimination et de l’exploitation, et les aider à être plus productives, empêchera une famine à grande échelle.

Lire Permaculture matriarcale universelle : les trois sœurs – les femmes gardiennes des semences

Instruire les filles pour qu’elles maîtrisent leur avenir familial

Si on donne aux femmes un contrôle sur leur vie et sur leurs choix, alors les filles pourront être scolarisées plus longtemps. Elles auront des enfants plus tard. Elles auront accès à des services de santé reproductive et de planning familial lorsqu’elles en auront besoin. Et elles pourront se dire que leurs enfants vivront et deviendront des adultes en bonne santé. Ce qui débouchera sur un taux de croissance démographique au niveau du seuil de remplacement des générations, et à une meilleure sécurité alimentaire.

Des résultats éprouvés

Au Mali, les femmes bénéficiant d’une éducation secondaire ou supérieure ont en moyenne trois enfants; celles qui ne vont pas à l’école en ont sept. Et le bébé né d’une femme qui sait lire a 50% de chances de plus de survivre à son 5e anniversaire que celui d’une femme analphabète.

L’éternelle famine de l’Afrique

Les habitants d’Afrique subsaharienne sont les plus affamés du monde. Un quart d’entre eux sont sous-alimentés. Ils ont les pires rendements agricoles de la planète. Ils consomment 9% des calories et représentent 13% de la population mondiale. Mais le taux de croissance démographique de la région, ainsi que les estimations selon lesquelles la consommation alimentaire va y augmenter, puisque ses habitants sont sous-alimentés aujourd’hui, signifient que les besoins caloriques de l’Afrique subsaharienne représenteront 37% des calories supplémentaires nécessaires d’ici le milieu du siècle.

Donner plus de contrôle aux femmes

«Si vous prenez les connaissances des experts en démographie et que vous réfléchissez à ce que cela implique en termes de sécurité alimentaire et d’utilisation des sols, affirme Searchinger, l’idée de donner plus de contrôle aux femmes et de réduire la mortalité infantile saute aux yeux et paraît totalement logique

On ne peut produire d’avantage de nourriture

Cultiver davantage sur chaque parcelle reste difficile. Nous n’allons pas nourrir 2,6 milliards de bouches supplémentaires juste en utilisant de meilleures semences ou en irriguant un peu plus. Réduire la consommation de viande et les déchets alimentaires et améliorer notre efficacité y contribuera. Mais c’est donner le contrôle de leur vie aux femmes qui empêchera l’Afrique subsaharienne de mourir de faim.

Lisa Palmer

Traduit par Bérengère Viennot

L’utopie du couple est un tue l’amour : quelle famille alternative pour élever les enfants ?

Le couple (vie conjugale) a toujours été incompatible avec l’amour, qui dans toutes les littératures s’est toujours opposé à l’institution patriarcale du couple : le mariage. De Tristan et Iseult, à Roméo et Juliette, en passant par les Bollywood… amour et mariage n’ont jamais fait bon ménage, pour la bonne raison que ce modèle familial n’est pas naturel, et nécessite toujours une féroce répression sexuelle des femmes, sous peine de le voir disparaître. Le mariage, ou sa version light du couple non contractuel, a été inventé dans le seul but de garantir la reconnaissance de paternité et le droit des pères, piliers de tout patriarcat. Mais l’instinct naturel exogamique pousse ceux qui vivent ensemble à ne plus se désirer, et à se comporter chastement comme frère et sœur. La vie à deux émousse les sentiments, et lorsque cela est permis, aboutit fatalement à la séparation. Pourquoi ne pas inventer ou redécouvrir un modèle familial efficace sans couple ?

Lire Matriarcat Moso (Chine) : sans père ni mari, mais pas sans oncles, le paradis de la déesse-mère Gemu

Le couple, meilleur ennemi de l’amour?

Cacher la face sombre du couple

Cendrillon et le Prince charmant auraient-ils fini par se séparer parce que Monsieur avait, une fois de plus, oublié de sortir les poubelles? Pour le philosophe Vincent Cespedes, si l’histoire s’arrête sur «ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants», c’est pour cacher la face sombre du couple: celle qui se révèle dans la vie à deux.

Elisabeth Taylor et Richard Burton, ici à Paris en 1965, vivent une passion incompatible avec la vie de couple.

Elisabeth Taylor et Richard Burton, ici à Paris en 1965, vivent une passion incompatible avec la vie de couple.© Douglas Kirkland/Corbis

La faillite occidentale du couple

Selon les chiffres, en Suisse, entre 1978 et 2008, le nombre de séparations a doublé. Aujourd’hui, plus d’un mariage sur deux se termine par un divorce, davantage encore en milieu urbain. Le modèle du couple à l’occidentale serait-il en bout de course? C’est l’analyse du philosophe Vincent Cespedes, auteur du best-seller L’homme expliqué aux femmes. Pour lui, «l’idée que l’on ne peut s’aimer qu’en formant un couple, soit une union de deux personnes qui concluent un pacte d’exclusivité plus ou moins libre, ne tient plus la route». Il a donné un nom à cette calamité du XXIe siècle: l’«encouplement», un néologisme où résonnent à la fois «couple» et «accouplement», voire «s’encoupler». «Il s’agit là d’un véritable tue-l’amour qui neutralise la passion et le plaisir», commente-t-il.

Le couple, la machine du malheur

Une machine à fabriquer du malheur, voilà ce que serait devenu le couple. De fait, nombreux sont les binômes qui rompent le pacte et s’en vont voir si l’herbe est plus verte dans le pré voisin, avec ou sans l’assentiment de leur conjoint. «Ça s’appelle «avoir des amants» et «cocufiage », deux choses que l’on vit en douce, dans la culpabilité, la honte, la tristesse et la souffrance du partenaire.» Ce n’est pas Octave, graphiste de 41 ans, qui affirmera le contraire. En couple depuis treize ans, il a eu la mauvaise idée de faire un pas de côté il y a quelques années: «ma compagne l’a appris et j’ai dû la reconquérir», se rappelle-t-il.

Des couples… et des amants homosexuels ?

De quoi se demander si la solution ne serait pas de changer les termes du contrat pour vivre les choses de façon ouverte. Claire, une quadragénaire qui travaille dans l’événementiel, avait opté pour la liberté et la transparence avec le père de ses deux filles au début de leur relation: «il m’arrivait d’aller voir ailleurs, mais je me tournais toujours vers des femmes» raconte-t-elle. Robine, graphiste de 27 ans, a fait le même choix. «Je suis avec mon ami depuis un an et demi, nous sommes tous les deux bisexuels et nous avons chacun nos expériences de notre côté. Nous nous disons tout et nous savons très bien que nous cherchons quelque chose que l’autre ne peut pas nous donner.»

Quand la liberté amoureuse déstabilise la famille conjugale

Que se passe-t-il lorsque l’on souhaite jouer cartes sur table en allant butiner chez différents partenaires du sexe opposé? Chris, 43 ans, musicien, en a fait l’expérience: «Ma femme n’était pas contre l’idée, d’autant qu’il ne se passait plus grand-chose entre nous depuis la naissance de notre deuxième enfant. Mais le jour où je lui ai dit que j’avais une relation avec une autre fille, elle a explosé et m’a interdit de la revoir sous peine de me quitter. Son argumentation était que cette liaison prenait tout simplement trop de place entre nous.»

Du sexe extra-conjugal, mais pas de sentiments

En un mot, des aventures sans lendemain, d’accord, mais niet aux relations contingentes qui viendraient mettre en péril la principale. Les théoriciens de ce modèle, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, en ont d’ailleurs fait l’expérience. Lorsque la philosophe a choisi de vivre sa passion pour l’américain Nelson Algren, elle a failli faire capoter son histoire avec le célèbre existentialiste français. Résultat, exit l’amant étasunien.

Françoise Hardy et Jacques Dutronc s’aiment... à distance. En 1991, dix ans après leur mariage en Corse, ils posent dans leur propriété.Françoise Hardy et Jacques Dutronc s’aiment… à distance. En 1991, dix ans après leur mariage en Corse, ils posent dans leur propriété. © AFP

Transgresser la religion des psys et des magasines féminins

Qui parviendrait à préserver ce fragile équilibre entre différentes relations ne serait pas au bout de ses peines. Vincent Cespedes a ainsi choisi de vivre «des relations humaines, des amitiés plus ou moins sensuelles, sans chercher à les qualifier.» Il doit faire face à un double rejet:

«Le premier est social, car il est intolérable pour des gens qui croient au couple de rencontrer un célibataire qui n’en veut pas. On est qualifiés d’anormaux, de monstres. Au mieux, on nous dit «Un jour tu rencontreras l’amour et tu verras».

Le deuxième rejet vient des partenaires, qui ont l’encouplement dans la tête. Au bout de six mois, un an, la question du «sérieux» se pose. Autrement dit, la frivolité, la passion, ça va un moment mais il faut que ça cesse, que l’on s’engage, fasse des compromis, soit adulte. Ceux qui ont peur des émotions et veulent les maîtriser véhiculent ce modèle, et ils sont nombreux, des psys aux magazines féminins

La fin du couple, un effet de la société individualiste de consommation ?

Pour le psychiatre et psychothérapeute Gérard Salem, cette façon de ne pas mettre ses désirs sous le boisseau cadre totalement avec notre civilisation où «s’épanouir soi-même passe avant le souci de l’autre et de la relation». Pour lui, l’origine de ces si nombreuses séparations est à chercher dans «le culte du Soi. L’individualisme, cette obsession de se réapproprier soi-même, de ne pas s’aliéner, se perdre, est rattachée à nos sociétés postmodernes où chacun crée ses propres valeurs.» Il y voit aussi une corrélation avec la société de marché, «où l’on habitue les gens à vite se lasser de ce qu’ils ont. Le partenaire devient jetable, on peut le jeter pour se trouver soi.» Pire, cette mentalité égoïste contamine la langue: «on emploie un discours économique pour parler sentiments: on gère son couple, on mise sur un conjoint.»

Des attentes inconciliables : le confort n’est pas de l’amour

A un autre niveau, les mots chatouillent aussi Vincent Cespedes:

«Amour ne peut pas rimer avec confort. Ce qui me dérange ici n’est pas que l’on ait envie de confort, mais qu’on appelle ça de l’amour. L’amour, c’est tout sauf confortable, la littérature et la psychologie nous montrent bien que cela peut être déstabilisant, passionnel et compliqué. Quand vous tombez amoureux, vous ne vous mettez pas en couple, vous préservez cela en restant dans une ambiance un peu lyrique de voyages, de séparation. Vous conservez la possibilité de vous séparer physiquement, même pour quatre jours. Entrer dans un continuum avec l’autre, c’est s’installer dans le confort.» Autrement dit, les attentes n’étant pas les bonnes, l’échec est inévitable.

Les attentes innombrables du couple

Pour Gérard Salem aussi, les attentes posent problème, car trop nombreuses et trop lourdes: «On espère le grand frisson au lit, des attentions délicates, de la reconnaissance, ne pas être seul si on tombe malade, que l’autre soit un bon éducateur…» Ça fait beaucoup. Robine approuve: «Difficile d’être glam en faisant le ménage! Je pense qu’en réalité, on n’est capable de donner à l’autre qu’un aspect à la fois: on sera amants un temps, puis amis… Dans cette succession, on n’est pas toujours en phase avec la personne avec qui l’on vit.»

En visite d’état en Espagne, le 27 avril 2009, Carla et Nicolas Sarkozy se fondent dans leurs rôles.En visite d’état en Espagne, le 27 avril 2009, Carla et Nicolas Sarkozy se fondent dans leurs rôles. © Gamma-Eyedea

Le couple, la meilleur famille pour élever les enfants ?

On le voit, vivre à deux n’est déjà pas simple. Lorsque les enfants arrivent, les complications se multiplient. Or, «on n’a pas encore trouvé mieux qu’un couple pour élever des enfants», affirme Gérard Salem. Il poursuit: «Les expériences qui ont été menées dans des communautés ou des kibboutz ont toutes échoué.»

Lire Définition du Matriarcat : une société sans père ni mari, mais pas sans oncles

Contre la garde alternée, les parents alternés dans la maison fixe des enfants

Vincent Cespedes bondit. Le modèle auquel il a réfléchi pour résoudre le problème que posent «les corvées liées à l’élevage des enfants» s’inspire justement de certaines expériences des années 1970. «Trimbaler leur descendance de maison en maison après la séparation arrange bien les adultes, mais est très violent pour les enfants. Imaginons la maison comme un centre où ils résident en permanence. Aux adultes d’y venir. Plusieurs couples de parents pourraient même s’associer, chaque adulte disposant par ailleurs de son espace.»

Une architecture inadaptée à la vie communautaire

Claire et son mari ont tenté pendant un an et demi l’aventure de passer du couple à la colocation au moment où ils sont parvenus au terme de leur histoire. Ils ont conservé leur appartement de 150 m2 pour y élever leurs filles ensemble tout en ayant chacun sa chambre et sa vie. «C’était moins un choix qu’une conséquence de la crise immobilière», souligne-t-elle. Puis, chacun s’est remis en couple de son côté. «Ça a ramené de l’animation dans la maison, on faisait de grands petits-déjeuners lorsque nous étions là les six.» Une détente qui ne dure pas car, rapidement, des frictions ont eu lieu au niveau de l’espace: «L’amie de mon mari était très souvent présente, à des moments où j’aurais préféré ne voir personne. J’ai fini par poser des règles.» Claire et son époux se séparent donc définitivement, optant dans un premier temps pour la garde alternée, avant que chacun ne décide de garder l’une de leurs filles.

Couples LGBT associés ?

D’autres pistes? Vincent Cespedes observe de près les couples homosexuels qui ont des enfants. «Ils vont nous faire avancer, car ils doivent s’associer à des amis, ne serait-ce que pour leur offrir un modèle de l’autre sexe.»

Faut-il faire un enfant avec l’être aimé ?

Faut-il lire entre les lignes que faire un enfant avec l’être aimé est une mauvaise idée? «On peut très bien en faire avec quelqu’un qu’on aime bien, mais pas d’amour», répond-il. Claire, Octave et Robine grimacent à cette perspective. Tous envisagent l’enfant comme un prolongement de leur relation à deux. Les «élevages» d’enfants à grande échelle ne semblent donc pas pour demain.

Et vous, êtes-vous «encouplés»?

Pour savoir où en est votre couple, répondez aux questions suivantes par oui ou non:

Vous vivez sous le même toit que l’être aimé.

  • S’il (ou elle) va voir ailleurs, vous risquez de ne pas passer les fêtes de fin d’année ensemble. Ou même le week-end suivant.
  • Vous partez en vacances ensemble parce que c’est comme ça. Vous alternez la montagne pour lui faire plaisir et la mer parce que ça vous fait plaisir. Ou vice versa.
  • Vous avez 1 -2 -3- 4 – 5 enfants (biffez les chiffres inutiles) avec votre partenaire.
  • Vous débattez de toutes les vétilles du quotidien, de qui sort les poubelles à qui paie les courses, le loyer et la nourriture de Kiki, votre furet.
  • Vous vivez vos plaisirs, des balades à vélo aux séances de cinéma, avec des amis plutôt qu’avec votre partenaire.
  • Vous connaissez l’autre dans ses moindres détails et êtes seul à savoir qu’il use ses caleçons jusqu’à la corde comme lui est seul à connaître votre habitude de vous promener le visage enduit d’argile verte. Du moins, vous l’espérez.
  • On vous invite toujours en binôme. Si vous venez seul-e, on s’inquiète.
  • Vous ne pensez plus pour vous-mêmes, mais pour le couple. Résultat, vous ne dites plus «je», mais «on».
  • Vous êtes allée boire un verre avec Sam, le (charmant) type qui débogue régulièrement votre PC, mais, pour la paix de votre ménage, vous dites à votre moitié que vous avez pris l’apéro avec votre copine Samantha.

Les résultats

Plus vous avez de «oui» plus vous êtes encouplés… Rassurez-vous, ça n’est pas si grave, la plupart des couples le sont. Mais ne vous leurrez pas, la passion n’est plus au rendez-vous.

Notre conseil Et si vous remplaciez la passion par une bonne dose de fun et de légèreté? Fuyez les prises de tête, amusez-vous!

Vincent Cespedes : un nouveau Mai 68 pour abolir le couple, symbole de la bourgeoisie patriarcale

MAI 68, LA RÉVOLUTION MATRICIENNE DEVOYEE : Le couple (vie à 2 + fidélité éternelle) n’a été inventé que pour garantir la reconnaissance de paternité et le droit des pères, piliers du patriarcat. Dans toute société patriarcale traditionnelle, le couple n’est reconnu qu’à travers le mariage, et est un devoir légal : tout écart est sévèrement puni (exemple : la charia islamique). La survie du couple et de la paternité a toujours nécessité l’esclavage des femmes à travers le mariage. Dès que cette répression sexuelle disparaît, couple et paternité disparaissent irrémédiablement, ce qui est est constatable aujourd’hui dans les sociétés où les femmes ont été émancipées de la tutelle du père puis du mari. Mai 68 avait abordé ces réflexions : la remise en cause du couple, de la paternité, et l’étude de l’alternative matriarcale. Mais cette véritable révolution nuisait aux projets des élites, qui ont tôt fait de détourner la révolution sexuelle de ses objectifs, grâce à la traîtrise du néo-féminisme bourgeois anti-hétéro, anti-féminité, anti-maternité, anti-matriarcat, ainsi qu’avec la "libération sexuelle pédophile" d’un certain Dan Cohen Bandit. Aux oubliettes les auteurs matriciens tels Engels, Lafargue, Reich, ou Malinowski, aux oubliettes le matriarcat, les tribus trobriandaises, l’abolition du couple, et la famille alternative…

«Il faut un nouveau Mai-68 pour sortir de l’encouplement généralisé»

Le 07/11/2007 à 12:39 sur Contre Journal

La suite de Mai 68 : amour libre et famille alternative

Le philosophe Vincent Cespedes invite à poursuivre "la réflexion philosophique sur l’amour initiée en Mai-68", pour sortir de l’impasse de "l’encouplement et de la possession" amoureuse. Il imagine des modèles familiaux alternatifs.

Une autre politique de l’amour

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Vincent Cespedes, écrivain et essayiste, est l’un des philosophes invités par Libération. Il a consacré plusieurs livres aux relations amoureuses. Je t’aime, une autre politique de l’amour en 2003, et Mélangeons-nous, enquête sur l’alchimie humaine, en 2006. Le philosophe est aussi blogueur. Son post du 28 octobre dernier s’intitule d’ailleurs «Comment s’aimer s’en s’encoupler ?».

 Mai 68 n’a pas eut lieu

«Aujourd’hui, on entend parler de liquider l’héritage de Mai-68. Mais Gilles Deleuze disait "mai 68 n’a pas eu lieu". C’est peut être ce qui explique les impasses actuelles. Mai-68 n’a pas eu lieu au niveau du rapport à l’éducation, au niveau du savoir, au niveau de la relation amoureuse.

Mai 68 dévoyé par des non-intellectuels

Il y a eu énormément d’expérimentations mais qui n’ont pas été pensées par les intellectuels. Il n’y a pas eu cette réflexion de fond mettant sur la table les grandes questions de la vie quotidienne. Mai-68, c’est une sorte de mise à plat et de réflexion philosophique – où? Comment? Pourquoi? Quelles sont les valeurs? – des questions qui touchent le quotidien, l’éducation, la vie sexuelle, etc. Cela été très vite dévoyé.

Mai 68 mis aux oubliettes

Dès le mois d’octobre 68, les premières pub de marques à la télé apparaissent. On ne devait pas vanter à la télé des produits que l’ouvrier ne pouvait pas s’acheter pour ne pas provoquer des frustrations. On est très loin de ces précautions aujourd’hui, avec la "pubtréfaction" de l’espace public jusqu’aux médias. On a une vraie vague de réaction à Mai-68, même au niveau de la philosophie. C’est comme si la philosophie académique gommait complètement cet héritage. La liquidation est une réussite, concernant les penseurs des années 60-70 ; pour preuve, très peu d’étudiants de philosophie connaissent des Lyotard, Lefebvre, Castoriadis, etc. Ce sont des gens qui ont été gommés au profit de Kant et des penseurs du siècle dernier.»

La norme moderne du divorce

«Personnellement, je suis un des premiers enfants de divorcés. Dans les années 78-80, nous étions un ou deux par classe. On nous prenait pour des bêtes curieuses. Aujourd’hui, la moitié des classes sont composées d’enfants de divorcés. On divorce quand l’enfant a un an, on se sépare même quand l’enfant est en pleine conception.

Mai 68 anti-couple, symbole de la bourgeoisie patriarcale

Il y a un constat à faire sur le fiasco total qu’induit le modèle amoureux de possession mutuelle, un modèle contractuel. C’est :"Je t’aime = Je t’ai". "Tu m’appartiens, tu es mien-ne". L’amour comme possession réciproque. Ce que Mai-68 mettait à mal c’était justement cet exlusivisme. Il était prohibé de dire "mon amour". Le "mon" ou le "ma" possessifs étaient proscrits. Léo Ferré clamait : "Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir !" C’était ça l’esprit Mai-68. Il n’y avait pas plus réactionnaire, plus bourgeois que le couple, qui renvoyait au modèle traditionnel, patriarcal.

Maintenir le flicage amoureux : déprimant, consommateur, dépolitisant

Tout cela s’est édulcoré, rattrapé par une société qui avait un intérêt à maintenir le flicage amoureux généralisé (si déprimant, si pousse-à-la-consommation, si dépolitisant…), et nous avons eu la grande mode de la famille recomposée, qui arrangeait tellement les adultes. Aujourd’hui, nous avons les enfants qui disent : "Ce n’était pas si idyllique que çà !"

Aujourd’hui, on est dans la famille décomposée.

Le marketing du couple : un produit de consommation normatif

Nous souffrons d’encouplement, cette parodie d’amour. Ce grand gag hyperplebiscité pour policer le peuple, édulcorer ses jeux roboratifs, faire un hold-up sur ses vertiges et les lui revendre au compte-goutte et au prix fort — marchandise sexuelle aseptisée et déconnectée des implications humaines. Inhibition, angoisse, mensonge, culpabilité, tromperie : les encouplés acceptent de sous-vivre et de sous-aimer pourvu que tout le monde les suit, et pourvu qu’ils soient perçus comme « normaux » aux yeux de tout le monde.

Reprendre Mai 68 là où il a été saboté

Il faudrait poursuivre cette interrogation philosophique sur l’amour qui a été initiée en 1968 :

  • Qu’est-ce que c’est aimer l’autre ?
  • Est-ce que c’est un attachement ?
  • est-ce que ce doit être libre ? Il y avait des modèles.

Le Nouveau monde amoureux de Charles Fourier (1772-1837)

Qui paraît seulement en 1967 est une bombe. Ce philosophe fait la théorie de la partouze, la théorie de l’amour dans ce qu’il y a de plus sensuel et de plus socialisant. Fourrier montre que l’amour hypocrite, antisocial, exlusiviste, mène à une pénurie sexuelle par rapport à nos vrais désirs, on se coltine avec une seule personne, et liberté et la création amoureuses passent à la trappe. Il y a eu des modèles alternatifs de l’amour. Simone de Beauvoir, Sartre ; les amours contingentes, l’amour nécessaire. Fourrier disait "on a tous des amours pivotales". On a des gens qui sont des pivots affectifs pour nous, mais cela n’empêche en rien de trouver du plaisir sensuel et de construire des liens sentimentaux ailleurs.

Lire Fourier & Godin (19e s.) : Phalanstères & Familistères, coopératives communautaires anti-couples

Le psy, nouveau prêtre du patriarcat

La réaction passe aujourd’hui dans la "mise en psy" des relations humaines. Je ne parle pas spécifiquement de la psychanalyse, mais du "psy", le nouveau prêtre des plateaux TV. On est dans un univers ou les seuls qui ont des choses à dire sont des psy. Et que disent-ils? Ils ne font pas un travail d’interrogation, de questionnement. Ils font un travail de normalisateur, de pasteur. Ils donnent des conseils, orientent, guident. A la question amoureuse, on demande au psy comment faire.

La secte du couple obligatoire : le fiasco d’une utopie

J’aimerais qu’on prenne acte du fiasco amoureux dans lequel on enfonce les amoureux de vingt ans. Il n’y a qu’un seul modèle visible c’est le couple obligatoire, c’est l’encouplement. S’aimer, c’est s’encoupler. Tu ne peux pas aimer si tu ne t’encouples pas. Et l’on est aujourd’hui dans cette impasse : ce modèle ne marche pas, et les jeunes gens le savent. Ils se disent tous pourtant : "Moi, j’arriverai à faire le Super-Couple ! Je réussirai, alors que personne n’y arrive !". On pourrait réfléchir à des modèles alternatifs. Il y a autre chose que l’encouplement quand on a cette chance, ce bonheur, d’aimer.

Fidélité à une religion, et non à l’amour

Dans leur jargon, la «fidélité» est une fidélité non pas à l’autre parce qu’on l’aime, mais à une religion parce qu’on y voit la clé du bonheur : le culte de l’Encouplement, autrement dit, l’exclusivité sexuelle. Sortir de l’encouplement ? Plutôt crever. Dont acte : à trop vouloir programmer l’amour, nous crevons à petit feu d’une anorexie d’amour »

La révolution contraceptive : le sexe sans engagement procréatif

L’arrivée de la pilule a été une révolution : on séparait le coït, l’acte charnel, de l’enfantement. Cependant, est-on allé au bout de cette libération-là ? Avoir des relations sexuelles déconnectées de la parentalité future. Aujoud’hui, on a une chance extraordinaire : le préservatif "obligatoire". Tout le monde s’est lamenté ; on a entendu qu’on mélangeait l’amour et la mort, que le préservatif était fastidieux… Or grâce à lui, on peut avoir des relations de danse sensuelle avec qui l’on veut sans que cela engage quoi que ce soit. Il faudrait montrer que c’est une chance plutôt qu’un malheur, ce qui nous arrive.

Le mensonge médiatique de la réussite du couple

Il faut aussi critiquer le schéma amoureux véhiculé par les médias, qui ne parlent que de la réussite des couples. On sait que l’on est en réalité dans le cocufiage généralisé, dans la plus parfaite hypocrisie traditionnelle, alors qu’on pourrait reconsidérer les liens de liberté et d’amour.

La famille alternative sans couple : la famille tribale ?

Pour l’éducation, il s’agit aussi de penser des modèles alternatifs. Les moments des vacances sont des moments fabuleux, lorsqu’elles se passent en "tribus". Pourquoi ne pas imaginer au quotidien  des coordinations des couples ? Ne pas faire des enfants qu’à deux, mais à dix, à vingt… Etre coresponsables. Bien sûr, il y aurait des parents biologiques, mais l’idée de coparentalité active, voulue, est la continuation de ce qu’a entamé la pilule, cette séparation libératrice entre le fait de faire l’amour et le fait de faire des enfants. On pourrait dissocier le sentiment, passionnel, exclusiviste, aléatoire, et le fait d’avoir des enfants. Avoir des enfants avec des personnes pour lesquelles on n’a pas une passion amoureuse flamboyante qui risquerait de finir en fiasco.

Et pourquoi ne pas séparer paternité biologique et paternité sociale ? Définition du Matriarcat : une société sans père ni mari, mais pas sans oncles

Le couple tue

Beaucoup de passions finissent dans la haine et la violence. Je vous rappelle qu’il y a une femme qui meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. C’est une catastrophe. Le couple est un danger pour les femmes. On est dans un réel tabassage de l’autre avec cette relation de possession mutuelle.

Abolir le couple : la vraie révolution politique

Le modèle alternatif, c’est quoi ? Un mélange. Dans la grande collectivité, on se répartit les responsabilités, on élève les enfants en commun. C’est ce qui a été tenté dans les communautés des années 1970 ; mais il aurait fallu que chacun puisse retrouver sa solitude quand il le désire, c’est une des clés de la réussite. Sortir de l’encouplement serait une véritable révolution politique, mais par l’organisation amoureuse.»

Propos recueillis par Karl Laske

La France, championne de la tolérance de l’adultère. L’islam résiste à la chute du patriarcat

L’adultère est condamné parce qu’il remet en cause la filiation paternelle, pilier du patriarcat, d’où la nécessaire répression sexuelle hors mariage des femmes (virginité, fidélité, chasteté). L’IVG, surtout à la demande de la mère, est une remise en cause du droit du père, et est le reflet de la sexualité hors mariage, première cause de grossesses non désirées. L’homosexualité permet de défouler l’énergie sexuelle par une voie marginale, qui contourne la frustration sexuelle inhérente au patriarcat, cette dernière constituant le terreau de son fanatisme polico-religieux. Cela dit, de nombreuses sociétés patriarcales tolèrent l’homosexualité, car permettant de prévenir l’hétérosexualité hors mariage qui remet en cause la reconnaissance de paternité. A quel degré la modernité remet-elle en question ces valeurs sociétales à travers le monde ?

Adultère, IVG, divorce, homosexualité… Quel est le peuple le plus tolérant ?

 - Publié le 16-04-2014 à 15h24

Des étudiants durant le spring break de l’université de Tennessee (Nick Tomecek/AP/SIPA)

Les français tolèrent l’infidélité, et les musulmans ?

On avait déjà appris en janvier, au moment de l’affaire Julie Gayet, que les Français étaient le peuple au monde le moins dérangé par l’infidélité. Le très sérieux "Pew Research Center", un des think tanks les plus influents des Etats-Unis, avait prévenu à l’époque que cette sentence allait être intégrée à une étude plus vaste dans les mois à suivre : celle-ci vient d’être publiée.

Tester la morale religieuse

Le laboratoire d’idées de Washington a mené une vaste enquête au printemps 2013 à travers 40 pays du monde entier, en demandant à un échantillon représentatif de chaque population où se situaient ses frontières morales. Relations extraconjugales, alcool, avortement, homosexualité, jeux d’argent, sexe avant le mariage, divorce et contraception : sur chacun de ces 8 thèmes, près de 40.000 personnes ont dû dire s’ils trouvaient la pratique ou la consommation "moralement acceptable" ou non.

Les palestiniens acceptent les contraceptifs et le divorce

Surprise, les jeux d’argent sont plus universellement condamnés (62%) que l’homosexualité ou l’avortement. Le divorce ou l’usage de contraceptifs semblent en revanche être désormais acceptés dans la plupart des cultures, de la Corée du Sud au Venezuela en passant par les territoires palestiniens.

Les Français à la pointe de l’adultère

78% des personnes interrogées sur les six continents considèrent les relations extraconjugales comme "moralement inacceptables". A cet égard les Français se distinguent particulièrement puisque seule une minorité d’entre eux réprouvent l’adultère (47%). Ce qui ne veut pas dire que la majorité approuve le passage à l’acte puisque pas moins de 40% distinguent le comportement adultère de toute question morale.

L’islam ne tolère pas l’adultère

Suivent, dans le classement des pays les plus tolérants vis-à-vis de l’infidélité, l’Allemagne, l’Inde, l’Espagne et l’Italie. A remarquer que les 10 pays où l’adultère est le plus condamné sont tous à forte majorité musulmane (Palestine et Turquie en tête).

Le Ghana (islam), pays le plus homophobe du monde

Dans 22 des 40 pays sondés, l’homosexualité est moralement condamnée par la majorité des gens. La palme revient sans conteste au Ghana, où 98 % de la population déclarent la pratique "inacceptable". Le pays devance plusieurs pays musulmans mais aussi d’autres pays chrétiens d’Afrique subsaharienne comme l’Ouganda (93%) et le Kenya (88%).

Espagne catholique et Allemagne protestantes gay-friendly

C’est en Espagne (6%) et en Allemagne (8%) que l’homosexualité est, de loin, la mieux acceptée par la population. Les Américains sont eux 37% à réprouver cette pratique.

La France pro-IVG, catholiques et musulmans anti-IVG

C’est en France toujours qu’on porte le moins de jugements moraux sur l’avortement. Seuls 14% de la population se disent opposés à l’acte pour raisons morales. Un taux qui dépasse 85% aux Philippines, au Ghana, en Indonésie et en Ouganda, mais qui atteint aussi des scores très élevés dans de grands pays catholiques comme le Brésil (79%).

Les sept pays d’Amérique latine interrogés condamnent majoritairement l’IVG, comme les six pays d’Afrique subsaharienne et plus généralement 26 des 40 pays sondés. Les Etats-Unis n’en font pas partie de justesse puisque 49% des Américains s’opposent moralement à l’avortement.

Une étude impartiale

Le "Pew" se veut non-partisan et n’hésite pas à aborder dans ses recherches des thèmes très controversés outre-Atlantique : une étude parue ce 10 avril, "The Next America", met en évidence les inexorables métamorphoses démographiques à l’oeuvre chez l’Oncle Sam. Une autre, "6 facts about Marijuana", montre le soutien populaire croissant en faveur de la légalisation du cannabis aux Etats-Unis.

Timothée Vilars – Le Nouvel Observateur

Sugar Babies : si on arrêtait l’hypocrisie ? Vénalité du mariage : quelle alternative de solidarité ?

Le couple est une association économico-sexuelle qui échange sexe contre avantages matériels, dont le but originel est de garantir la reconnaissance de paternité et le droit du père à travers l’esclavage du mariage. Puisque la seule forme de solidarité familiale actuelle passe par le couple, par soucis de préserver sa sécurité, et celle de ses enfants, la femme recherche un conjoint sécurisant, c’est à dire avec une bonne situation professionnelle et financière, donc avec une carrière, donc âgé. Proposons de nouvelles formes de solidarité familiale autre que la paternité, le couple, et le mariage, en voie d’extinction, afin d’éradiquer la vénalité des relations amoureuses !

Sugar Babies : si on arrêtait l’hypocrisie ?

Boulevard Voltaire, le 6 Avril 2014

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40 000 femmes vénales mais franches, 4700 étudiantes

Alors que la précarité se généralise, on se scandalise du fait que 40.000 femmes en France aient l’honnêteté de dire qu’elles cherchent un homme doté d’un gros portefeuille.

Après la pénalisation des michtons

Quelques mois à peine après la loi sur la pénalisation des clients de la prostitution, le rapport tarifé revient en force sur le tableau d’honneur des polémiques en vogue par le biais de « SeekingArrangement »… Si vous n’en avez pas entendu parler, c’est que vous vivez probablement dans un igloo en Alaska.

Une prostitution déguisée ?

Les Sugar Babies sont des femmes qui recherchent des hommes riches pour les entretenir et les « chouchouter ». Le site SeekingArrangement, au cœur de la polémique, regrouperait environ 40.000 femmes en France et, parmi elles, 4.700 étudiantes. Alors, sur quoi se fonde l’objet des cris ? L’aspect moral ? Un peu, sans doute. Mais surtout, beaucoup voient en ce nouveau site de rencontre une forme déguisée d’offre en ligne d’escort-girls.

La femme a-t-elle toujours été vénale ?

Cette polémique n’est-elle pas profondément hypocrite ? Ce site est manifestement un site de rencontre comme tous les autres, à l’exception près qu’il affiche clairement la couleur : femmes vénales recherchent hommes friqués. Et que ces dames rangent leurs torches et leurs fourches, il n’y a absolument aucun aspect péjoratif dans cette dernière phrase. Une femme a le droit d’être vénale, je dirais même, les femmes ont majoritairement été vénales dans toute l’Histoire, et ce n’est devenu moralement et socialement inacceptable que très récemment (à peu près au même moment où on a fait des femmes une nouvelle main-d’œuvre du capitalisme, en se couvrant du drapeau intouchable du féminisme).

Un bon parti pour le mariage

Quand les femmes cherchaient un homme financièrement capable de subvenir aux besoins d’une famille, personne ne leur mettait un coup de poêlon dans la figure en les accusant de vénalité. Aujourd’hui, avoir l’honnêteté de parler d’argent est devenu une infamie. Cruelle tartufferie.

Pas de proxénétisme quand le sexe est gratuit

Ce qui est moralement reproché à SeekingArrangement est le fait de permettre à de belles jeunes femmes de trouver une relation vénale. Ce qui lui est légalement reproché, c’est le fait de faire payer des hommes pour obtenir des rendez-vous avec des femmes dans le but d’avoir hypothétiquement des rapports sexuels, et de l’échange financier. Ils appellent cela du proxénétisme. D’accord. En revanche, quand Badoo ou AdopteUnMec font payer des hommes pour avoir hypothétiquement des rapports sexuels avec des femmes qui, elles, ne toucheront pas un centime, là, pas de proxénétisme. Donc concrètement, si un site fait payer pour du sexe, pas de problème, tant que les femmes n’en tirent aucun bénéfice monétaire. Fabuleux. Et qu’en est-il donc de Glee, le premier site de rencontres extraconjugales qui fait raquer pour pouvoir tromper sa partenaire ? Là, aucun souci, ni moral, ni légal ?

Quelle alternative à la prostitution, au couple, au mari

Alors que l’insécurité enflamme le pays, que le gouvernement est désavoué, que le chômage explose et que la précarité se généralise (et particulièrement chez les femmes), on se scandalise du fait que 40.000 femmes en France aient l’honnêteté de dire qu’elles cherchent un homme doté d’un gros portefeuille. Quarante mille femmes sur 66 millions d’habitants, c’est-à-dire environ 0,06 % de la population française, c’est-à-dire 0,12 % de la population féminine française (chiffres INSEE). C’est sans aucun doute une priorité nationale. Ou alors encore un beau moyen de détourner l’attention d’un peuple qui gronde.

Chirurgies de l’hymen : 95% sont religieuses, surtout islamiques, pour effacer leurs péchés

Le culte de la virginité n’a qu’une seule et unique origine : garantir la reconnaissance de paternité de l’enfant à travers le mariage, car seule l’institution conjugale définit la paternité, et non les liens de sang supposés. Tout écart au mariage est puni dans les sociétés patriarcales traditionnelles, et l’enfant conçu dans le péché n’est qu’un bâtard, mis au banc de la société avec sa mère pécheresse. Ces mœurs d’un autre âge révolu survivent notamment en islam. C’est pourquoi de nombreuses femmes issues de l’immigration islamique veulent effacer leurs fautes passées par une chirurgie de l’hymen.

Lire Culte de la virginité : l’hymen, un mythe patriarcal

Se racheter une virginité : c’est possible !

Le 29/03/2014 | 14h55 sur les Inrocks

Se payer une vierge : la dot du mariage ?

La virginité : certaines femmes décident de la monnayer sur internet, d’autres font tout pour la retrouver et se tournent vers une intervention chirurgicale de plus en plus pratiquée en France : l’hyménoplastie. Décryptage de cette pratique.

780 000 $ l’hymen

Elizabeth Raine a 27 ans. Étudiante en médecine, elle a décidé de mettre aux enchères sa virginité cette semaine sur internet. La jeune américaine espère récolter au minimum 400 000 dollars et s’inscrit ainsi sur la liste de plus en plus longue des femmes ayant monnayé leur hymen. La plus célèbre de toutes reste néanmoins la Brésilienne Catarina Migliorini. Après avoir déchaîné les passions du monde entier, sa défloraison a finalement été adjugée à un Japonais pour 780 000 dollars.

95% de demandes religieuses : surtout des musulmanes

En 2014, la virginité n’a donc rien perdu de sa valeur symbolique et reste un fantasme archaïque de la sexualité humaine. Les problèmes commencent quand le fantasme devient contrainte. Une contrainte imposée par la famille ou la société. Nombreuses sont celles en France qui y sont soumises et pour qui l’hyménoplastie devient un échappatoire : l’hymen est chirurgicalement reconstitué pour feindre une virginité déjà perdue. « 95% des demandes sont confessionnelles » : constate le chirurgien Grégory Staub. Comprendre : liées à la pratique de la religion. Et la majorité des patientes sont musulmanes. En cinq ans, il a réalisé plus de 250 hyménoplasties à l’Institut européen de chirurgie esthétique et plastique de Boulogne-Billancourt.

Entre émancipation occidentale et patriarcat islamique

L’histoire est souvent la même : « Nées en France, elles vivent à l’occidentale, sortent avec des garçons et cèdent à leurs désirs. Elles ne le regrettent pas forcément, mais un jour elles doivent se marier et leur futur mari s’attend à avoir une jeune vierge fraîche », déplore Ghada Hatem, gynécologue obstétricienne. Dans certaines familles, l’épreuve du drap taché de sang tombe encore comme un couperet. Déshonneur et répudiation attendent celles qui ne saigneront pas. En 2008, le tribunal de Lille avait prononcé la nullité d’un mariage au motif que l’épouse n’était plus vierge (une décision rejetée en appel).

Jusqu’à 2500€ pour un hymen neuf

L’opération chirurgicale dure moins d’une heure et permet de reconstruire la fine membrane située à l’entrée du vagin. Pour maximiser les chances que cela saigne, l’hymen est presque entièrement refermé. L’opération est planifiée deux à trois semaines avant la date du mariage, pour que les tissus soient encore frais pour la nuit de noces. L’intervention peut se réaliser en cliniques privées comme dans les hôpitaux publics et coûte entre 1 000 à 2 500 euros, une somme entièrement à la charge de la patiente, la sécurité sociale ne remboursant rien de l’opération.

Pour effacer leurs fautes passées

Ghada Hatem pratique l’hyménoplastie quand ses patientes n’ont plus le choix et risquent des représailles. Mais elle refuse catégoriquement toute intervention « de confort ». Une réserve que ne partage pas le docteur Nicolas Zwillinger. Dans son cabinet parisien, 50% de ses patientes réalisent l’opération au su de leur conjoint, beaucoup viennent même en couple : « ça fait presque partie du budget du mariage ». La dimension symbolique est très importante : « J’ai eu des couples qui avaient des relations sexuelles depuis longtemps et qui, pour le mariage, voulaient une vraie nuit de noces », explique-t-il. L’une de ses patientes, la quarantaine, deux enfants, voulait ainsi s’offrir de nouveau vierge à son deuxième mari. « Il y a là une volonté de toute-puissance, une façon d’objectaliser le corps, d’en faire une matière première transformable à merci », s’inquiète Julie Quiquempois, psychologue au Centre régional d’accueil et de prise en charge des mutilations sexuelles féminines de l’Hôpital Saint Philibert (Lille). « Il n’y a aucun vice là-dedans puisque ce n’est pas une démarche forcée. Elles disent vouloir effacer leurs fautes passées, je trouve ça beau », nuance Nicolas Zwillinger. Mais pour ceux qui incitent leurs épouses à recourir à l’hyménoplastie, le fantasme sexuel n’est jamais loin selon la psychologue lilloise : « La pénétration devient un fantasme de perforation, d’effraction dans le corps de la femme ».

Elle conseille un suivi thérapeutique aux patientes, quelle que soit la nature de leurs motivations. Certaines femmes se tournent pourtant vers l’hyménoplastie à des fins thérapeutiques, après une première fois traumatisante ou un viol. Une manière de se réapproprier son corps.

Une maîtrise de son propre corps ?

La virginité a donc indéniablement conservé sa valeur symbolique en 2014, tant pour les hommes que pour les femmes. Et de nombreux jeunes choisissent encore librement de « se préserver » jusqu’au mariage. Rester vierge pour rester maître de son corps. « C’est un choix strictement personnel », explique Anna, 24 ans. « La société comprend mal ce mélange entre modernité et valeurs traditionnelles », déplore-t-elle. La jeune femme rappelle que la virginité est avant tout un concept qui dépasse la notion d’intégrité hyménéale, tout comme Sabrina Senecal, conseillère au Planning familial de Lille, qui s’étonne de la conception qu’en ont les adolescents. En effet, les jeunes filles qui s’adonnent à des fellations et des rapports anaux (pour préserver leur hymen) sont souvent troublées d’apprendre qu’elles ne sont plus vierges. Même chose du côté des garçons : « si elle a un hymen, c’est qu’elle est vierge » résument-ils.

La virginité des hommes ne vaut rien

L’hyménoplastie comme le choix d’Elizabeth Raine mettent en lumière la dimension symbolique et conflictuelle de la virginité féminine. En 2012, un jeune Australien avait mis sa virginité aux enchères sur le même site internet que Catarina Migliorini. Son dépucelage a été adjugé à 2600 euros, soit 300 fois moins que sa camarade brésilienne.

Elisa Thévenet

Un mari musulman violente une obstétricienne : « Ma femme ne sera pas accouchée par un homme »

Toute mixité entre les sexes est un risque de sexualité hors mariage (fornication et adultère) qui remet en cause la reconnaissance de paternité, pilier du patriarcat. Même dans le cas où une épouse est déjà enceinte, les risques de séduction ne sont pas nuls pendant la grossesse, pouvant aboutir après l’accouchement à une relation puis une autre grossesse illégitimes. C’est pourquoi même les contacts entre un médecin ou une sage-femme homme avec une parturiente, sont proscrits dans de nombreuses sociétés patriarcales.

Tourcoing : « Je ne tolérerai pas que ma femme soit accouchée par un homme »

PUBLIÉ LE 28/03/2014 par CHANTAL DAVID sur La Voix Du Nord

Le 17 février dernier, Tony M. 33 ans, agressait une obstétricienne du la maternité du CH Dron à Tourcoing, furieux qu’elle ne puisse lui garantir que son épouse enceinte serait accouchée par une femme médecin. Le tribunal l’a condamné à huit mois de prison avec sursis.

<br /><br /> Image d’illustration.<br /><br />

Certificat de mixité face à la violence des maris

Lorsque Tony M. se présente à la maternité du CH Dron le 17 février, son épouse est en fin de grossesse. Un mois avant, la jeune femme a signé le certificat de mixité actant le fait que son accouchement peut être dirigé par un homme ou une femme. Ce document a été mis en place il y a plusieurs années dans les maternités à la suite d’incidents où certains maris refusaient que leur femme soit accouchée par un homme.

Une civilisation moribonde et décadente

Le 17 février, vers 16 h, Tony M. vient dire que son épouse revient sur sa décision. L’obstétricienne qui reçoit le couple à la demande d’une sage- femme lui indique qu’elle ne peut garantir qu’une femme médecin sera au planning le jour de l’accouchement. Tony M. s’énerve : « je ne tolèrerai pas que ma femme soit accouchée par un homme ». Il peste contre « une civilisation moribonde et décadente » et insulte son interlocutrice. Il saisit un tabouret, le heurte violemment sur le sol à trois reprises avant de le jeter en direction du médecin. Il jettera de la même façon deux bouteilles d’eau. En esquivant les projectiles, le médecin se cogne la nuque contre un meuble métallique, ce qui lui occasionnera à l’examen de médecine légale, une incapacité de travail d’un jour.

« Appelle ton mari qu’on règle ça entre hommes »

Tony M. sort du bureau du médecin en hurlant puis revient, toujours hors de lui. « Il m’a précisé que j’avais de la chance d’être une femme, que je devais appeler mon mari pour qu’ils règlent ça entre hommes… » dira l’obstétricienne dans sa déclaration, reprise à l’audience par son avocat. Me François Rabier explique au tribunal que le préjudice total dépasse celui de sa cliente pourtant victime d’une véritable agression. Car des femmes enceintes en consultation dans la pièce voisine, ont dû recevoir des soins, choquées par la violence d’une scène qui aura duré dix minutes.

« Le sujet c’est la pudeur, ce n’est pas la religion »

« J’ai perdu mes nerfs, je le regrette amèrement » concède Tony M. à la barre du tribunal, contestant par ailleurs les menaces. Cet habitant de Villeneuve d’Ascq, père de six enfants (son bébé est né depuis dans une maternité lilloise) tente de légitimer sa colère, dit avoir été provoqué, évoque des mensonges… autant de propos qu’il glisse dans un discours de complot plus global où il plaque des discours stéréotypés empruntés aux extrémistes religieux. Il a beau assurer en préambule de ses explications :« Ma femme est très pudique. Le sujet c’est la pudeur, ce n’est pas la religion », tout dans son discours indique le contraire.

Converti à 16 ans

Tony M. s’est converti à l’islam à 16 ans après avoir grandi dans la religion catholique. « J’ai fait ma première communion » répond-il au président Eric Négron qui cherche à comprendre le parcours qui l’a conduit à ce comportement radical tout en rappelant des propos récents de l’Imam de Lille : « Rien dans le Coran n’interdit que des femmes soient soignées par des hommes. » Le procureur Thibaut Arnou relève que « le prévenu se vit comme une victime. C’est retourner le sens de la procédure. Ses exigences personnelles sont en contradiction avec la loi républicaine. Son comportement individuel inadmissible met en péril le bon fonctionnement des institutions. »

On ne juge pas ses idées

Me Nicolas Vandenbossche s’attachera à revenir aux plus près des faits : « on ne juge pas les idées de Tony M. Aujourd’hui, il reconnaît les faits, exprime des excuses. Au-delà de ce discours positif, je ne vois rien d’autre. » L’avocat insistera également sur le fait que son client n’a pas de casier judiciaire. Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur de la République en condamnant Tony M. à huit mois de prison avec sursis.

Le prince charmant introuvable : 31 ans et 5500€ par mois – Mâle reproducteur ou mari nourricier ?

Dans l’organisation patriarcale de la société (mariage + paternité), le couple est la cellule familiale pour élever des enfants. La future mère recherche donc un mari stable et protecteur pour garantir cette sécurité recherchée. Or ces critères ont plus à voir avec le statut social (salaire) qu’avec les canons de la beauté masculine (génétique). Mais pour avoir une situation professionnelle adéquate, il faut déjà avoir une carrière, et donc de l’âge. Est-il plus important pour ses enfants de trouver un bon mari, ou un bon géniteur ? La libération des mœurs (sexualité hors mariage, dépénalisation de l’adultère…) et l’émancipation des femmes (autonomie juridique et financière) n’est pas favorable à la vie conjugale. L’extinction du mariage, et la chute de la démographie autochtone démontre que cette recherche du prince charmant est une utopie. Ne faut-il pas plutôt rechercher de nouveaux modèles familiaux plus efficaces, non fondés sur le couple, le mariage, et la paternité ?

L’homme idéal: grand, brun, prof et âgé de 31 ans

Par:   le 13/03/14 – 09h04

Un salaire de 5500 euros par mois

A quoi ressemble l’homme idéal? Voilà la question qui a été posée à un groupe de femmes britanniques âgées entre 20 et 35 ans. La réponse tient en quelques lignes: l’homme idéal est âgé de 31 ans, mesure 1,86 m, a les cheveux et les yeux bruns. Il est professeur et gagne 65.800 euros par an.

La "race aryenne" n’a pas la cote

Les cinquante femmes qui ont dressé ce portrait avec minutie en compagnie des chercheurs de NetVoucherCodes ont affirmé pour la majorité que les hommes blonds les "amusaient" mais qu’elles préféraient s’installer avec un brun.

Disponible pour sa famille

En terme de critères incontournables à posséder, les femmes veulent d’abord un joli garçon, ensuite une carrière et des revenus corrects. Mais elles ne veulent pas pour autant sortir avec un médecin ou un avocat, même s’ils sont bien payés. Elles n’aiment pas les heures supplémentaires et les horaires décalés de ce type de professions. Les enseignants plaisent notamment aux femmes pour leur disponibilité pendant les vacances scolaires.

Mâle reproducteur ou mari nourricier ?

Une femme de 33 ans faisant partie du groupe ayant dressé ce portrait robot confie:
"Je sais que ça peut sembler un peu brutal mais quand vous êtes à la recherche d’un mari, vous cherchez quelqu’un qui est mesure de s’occuper de vous et de vos enfants. Vous pouvez aimer le look du surfeur blond de 20 ans mais ce n’est pas lui qui va mettre le dîner sur la table, n’est-ce pas?"

Le prince charmant introuvable

Les chercheurs rappellent que si chaque femme a une image très précise du "mari idéal", s’accrocher à cet image va compliquer sa recherche.
"Plus la femme a de critères, plus elle aura du mal à trouver l’homme parfait. Il faut avoir quelques lignes directrices sur ce que vous cherchez mais garder l’esprit ouvert. Après tout, votre homme idéal peut être quelqu’un auquel vous ne vous attendiez pas."

Sugar babies : jeunes femmes en détresse pour vieux riches – Sexe contre aide financière

Quand l’aide de la famille conjugale (papa + maman) est défaillante, les relations sexuelles (couple, mariage, prostitution) restent la seule alternative de solidarité proposée. Les femmes ont besoin de sécurité, et les hommes sécurisants sont ceux qui ont une situation professionnelle avantageuse, donc avec une longue carrière, donc vieux. Pourquoi ne pas proposer de nouvelles structures familiales de solidarité, non basées sur les relations sexuelles, c’est-à-dire non basées sur le couple, le mariage, et la prostitution ?

« Sugar Baby » : le nouveau job des étudiantes ?

Le 26/02/2014 sur L’Alsace.fr

Capture d'écran du site Seeking Arrangement.

Capture d’écran du site Seeking Arrangement.

Face à la crise

En France, les étudiantes font face à une augmentation du coût de la vie une fois et demie plus rapide que l’inflation. C’est ainsi que « certaines étudiantes ont trouvé un moyen alternatif d’éviter le stress financier », se targue le site Seeking Arrangement. « Près de 7500 étudiantes en France se tournent vers les « Sugar Daddies » pour subventionner la hausse de leurs coûts », assure la direction du site.

« Les privilégiées ont leurs parents, les défavorisées ont leurs subventions et les intelligentes ont leurs bourses. Mais les ingénieuses ? Elles ont les Sugar Daddies. »

Vieux riches pour jeunes femmes en détresse

Apparu en 2006, le phénomène « Sugar Daddy » n’est pas nouveau. Parfois considéré comme l’équivalent masculin de la cougar, il a pour principe de mettre en relation des personnes fortunées et, a priori, âgées, avec des jeunes filles « ambitieuses », à la recherche de financements. Une étrange interprétation du service à la personne ! « L’objectif de Seeking Arrangement est de proposer des arrangements qui bénéficient aux deux parties », expliquait le fondateur du site, Brandon Wade, au Wall Street Journal en 2011.

Sugar babies : adhésion gratuite pour les étudiantes

La nouveauté réside plutôt dans le type de « clientèle » concernée, le nombre d’étudiantes inscrites ayant explosé ces dernières années au Royaume-Uni et aux Etats-Unis : 44 % des Sugar Babies seraient des étudiantes selon de récentes statistiques fournies par le site qui a recensé une hausse des inscriptions de 58 % des étudiantes en 2012. La même tendance semblant se confirmer en France (près de 7500 étudiantes françaises ont rejoint Seeking Arrangment en 2013), le site compte bien en profiter en exploitant jusqu’au bout le filon universitaire : l’adhésion premium est offerte aux jeunes filles qui justifient leur statut d’étudiante. Rien ne change, en revanche, du côté des Sugar Daddies qui doivent toujours renseigner le montant de leur compte bancaire et la somme qu’ils sont prêts à débourser pour s’offrir les services d’une … Sugar Baby.

Une nouvelle forme de prostitution ?

Une étude conduite par le site Seeking Arrangement révèle que les relations sexuelles seraient un composant des relations établies par le biais du site, dans près de 80 % des cas. Pour autant, les créateurs assurent qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’un échange sexe-monnaie :

« La plupart des gens qui se rencontrent sur le site n’ont pas de relations sexuelles au premier rendez-vous. Après, une relation se crée, le sexe devient une part de cette relation. »

Sexe contre aide financière : les nouvelles courtisanes

Les choses sont pourtant bien claires sur le site où il est explicitement précisé que « toutes les Sugar Babies doivent mettre quelque chose sur la table. » Loin d’être gêné, le PDG du site affirme rendre service aux étudiantes : « Pourquoi espérer une aide financière quand elle peut être garantie avec un Sugar Daddy ? Les Sugar Daddies fournissent de vraies solutions au problème de l’endettement des étudiantes ! »

Bals de pureté (USA) : les pères se marient avec leur fille pour préserver leur virginité (puritains)

La virginité au mariage est le seul garant de la reconnaissance de paternité pilier du patriarcat. Seul le mariage légitime la paternité de l’enfant. Tout écart au mariage est donc interdit. Il en va de l’honneur du père, chef de famille, et tuteur de sa fille jusqu’à son mariage, où elle sera désormais sous la tutelle de son mari, afin de surveiller sa chasteté. La famille conjugale est incestueuse : l’épouse intègre la famille de l’époux en prenant son nom, et en emménageant avec lui.  Quelle limite à avoir des rapports sexuels avec d’autres femmes de la même maison, du même nom, et sous sa même autorité : ses propres filles ? Et puisque l’idéologie du couple soumet la sexualité à de lourdes contraintes financières (épouse/amantes/prostituées payantes), les filles sont pour le père les proies sexuelles les plus économiquement accessibles.

Les bals de pureté

Un nouveau documentaire met en lumière cette pratique étrange

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MARIE-JOËLLE PARENT @ JOURNAL DE MONTRÉAL, PUBLIÉ LE: LUNDI 24 MARS 2014

Les «Bals de Pureté» sont un phénomène en croissance aux États-Unis, maintenant répandu dans 48 des 50 États. Lors de ces cérémonies, des jeunes filles de 12 ans promettent à leurs pères de vivre dans l’abstinence jusqu’au mariage, c’est-à-dire sans aucun contact sexuel y compris les baisers.

Une alliance père-fille

Les pères donnent en retour à leurs filles un anneau de pureté pour symboliser leur engagement à la virginité. Ils signent également un contrat, s’engageant à protéger la chasteté de leur fille.

Le phénomène a fait l’objet d’un long reportage du réseau ABC News. L’équipe de l’émission Nightline a assisté, en octobre dernier, à une des plus grandes cérémonies au pays à l’hôtel Broadmoor au Colorado.

Un contrat de chasteté devant Dieu

Soixante pères y ont signé un contrat promettant, «devant Dieu», de surveiller leur fille et de la protéger pour qu’elle reste pure. Les filles signent aussi le contrat de chasteté.

Les mères sont exclues

Lors de la cérémonie, les jeunes filles portent toutes des robes blanches et déposent une rose blanche au pied d’une croix avant de danser avec leur père, comme dans un mariage. Les mères n’assistent pas à l’événement.

«Marier» son père : papa est ton boyfriend

Dans un des extraits présentés par ABC, un père dit à sa fille en lui enfilant l’anneau sur l’annulaire de la main gauche: «Tu es maintenant mariée au Seigneur et papa est ton boyfriend».

«L’anneau est un rappel de l’importance de rester pure, ça va t’éviter beaucoup de baisers avec des crapauds avant de rencontrer ton prince charmant», poursuit-il.

Une pratique sudiste

Ce concept existe déjà dans plus de 17 pays, mais les bals de pureté père-fille sont arrivés aux États-Unis il y a environ 10 ans. Ils ont été imaginés par Randy Wilson du ministère des « Generations of Light » de Colorado Springs. Le phénomène a surtout pris de l’ampleur auprès des évangélistes chrétiens, principalement dans les états du Sud.

“PAPA PROTÈGE MA VIRGINITÉ” : L’ESSOR INQUIÉTANT DES BALS DE PURETÉ AUX ETATS-UNIS

Un concept qui fait fureur aux Etats-Unis : Les bals de pureté. Ou comment contrôler la sexualité des adolescentes..

Purity-Ball-Cover

Une alliance virginale entre le père et sa fille

Un bal de pureté, c’est une cérémonie où père et fille signent un accord dans lequel, le père s’engage devant Dieu, à être le garant de la virginité de sa descendante. Le tout est symbolisée par un anneau qu’elle portera jusqu’à son mariage. Dans les communautés de chrétiens évangélistes américaines, le phénomène  est en pleine expansion.

L’amour interdit avant le mariage

Pureté, ici, ce n’est pas seulement ne pas avoir de relation sexuelle avant le mariage, c’est également ne pas embrasser, et ne pas avoir de petit ami tout court (et encore moins de petitE amiE). Bref, à 12/14 ans, ces jeunes filles disent adieu à toute vie affective jusqu’au mariage. Elles se retrouvent ainsi, en pleine adolescence, non seulement privées de se découvrir et de faire des expériences personnelles, mais elles sont présentées comme étant des êtres tellement faibles qu’elles ont besoin de leur papa pour tenir cet engagement !

Mariée à Dieu et à son père

Dans un documentaire américain sur le sujet diffusé dans l’émission Nightime Prime sur ABC News, un père dit même à sa fille de 12 ans en plaçant l’anneau de pureté sur son doigt : “Tu gardes ça sur ton doigt et à partir de maintenant tu es mariée au Seigneur et ton père est ton petit ami”. Et effectivement, toute la cérémonie est organisée comme un simulacre pervers de mariage entre le père et sa fille : robe blanche, signature du contrat, remise de l’anneau de pureté.

Face à la libération sexuelle et au SIDA

Ces festivités ne sont pas une lointaine tradition qui perdure mais une invention récente ! En effet le mouvement initial des gages de pureté a débuté dans les années 1980 aux Etats-Unis. Entre la libération sexuelle perçue par certains comme une décadence, et l’épidémie de SIDA qui s’étendait, les adolescents commencèrent à faire voeu d’abstinence et à porter des anneaux pour le signifier.

Une mode religieuse récente

Mais ces bals de pureté père/fille, et l’idée de jeunes filles donnant leur virginité à leur père jusqu’au mariage existent depuis une dizaine d’années, seulement, dans les communautés des chrétiens évangélistes. Ils se développent de façon inquiétante, puisqu’ils sont maintenant présents dans 48 des 50 états des Etats-Unis.

Une remise sous tutelle de la femme

Au-delà de la cérémonie à la mise en scène choquante, on en revient finalement à l’époque où la femme était soumise à l’autorité de son père jusqu’au mariage, où elle passait, alors, sous l’autorité de son mari.

Les garçons ne risquent pas de porter des bâtards

Et pour les garçons ? Pour eux, pas de cérémonie où maman s’engage à protéger leur virginité. Contrairement aux filles, ils sont assez grands pour se gérer seuls… Ils ont en revanche droit à une fête pour célébrer leur entrée dans “L’âge d’homme” ou l’adolescence, pour nous autres.

Les Antigones pour les bals de la pureté ?

Ces cérémonies n’ont pas encore lieu en France, mais à voir la bien piètre image des femmes promue par des collectifs tels que les Antigones, par exemple, il y a de quoi s’interroger…

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