Doit-on entretenir la concubine de François Hollande ? Non à la prostitution d’Etat !!!

Ni mariée, ni pacsée, ni fonctionnaire, quelle légitimité pour la première concubine de France ? Au nom de quel texte – constitutionnel, législatif ou réglementaire – l’amante du président peut dépenser l’argent des contribuables et squatter l’Élysée ?

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Emmanuelle Duverger,
Journaliste et essayiste,

19.742 € par mois

On vient tout juste de l’apprendre en lisant le Journal officiel, les cinq collaborateurs de Valérie Trierweiler nous coûtent, chaque mois, exactement 19.742 €. Et Jean-Marc Ayrault d’ajouter, perfide : « À titre de comparaison, huit collaborateurs étaient affectés au service de la première Dame en janvier 2012, pour une rémunération nette globale de 36.448 €. » On l’aura compris, Carla Bruni nous coûtait les yeux de la tête. Et, finalement, Valérie Trierweiler est une bonne affaire… pour notre porte-monnaie, s’entend.

Aucune autorité légale

Reste que ce n’est pas tout à fait la question. Le problème n’est pas de savoir si la concubine de François Hollande nous coûte plus ou moins chère que Madame Sarkozy, mais ce qui justifie que nous prenions en charge ses frais divers et variés. En clair, certains n’hésitent pas à accuser Valérie Trierweiler d’occuper des locaux à l’Élysée et d’employer du personnel payé par de l’argent public, alors qu’elle n’est dépositaire d’aucune autorité légale. Ainsi, Xavier Kemlin vient de déposer une seconde plainte, la première ayant été déboutée par le parquet de Paris. Il accuse la journaliste de « recel de détournement de fonds publics ». Il estime en effet
 que les impôts qu’il paye en France « ne peuvent servir à loger, nourrir, blanchir, vêtir, payer les voyages ainsi que le personnel d’une dame avec qui la nation n’a aucun lien juridique ». Parce que non mariée avec le chef de l’État mais seulement « concubine notoire » au regard du Code des impôts.

Un cabinet personnel aux frais du citoyen

Une argumentation que partage l’association Contribuables associés. Pour Olivier Bertaux, juriste fiscaliste : « Dépourvue de statut matrimonial officialisant sa relation avec le président de la République, les avantages que lui octroie précisément l’État ne semblent reposer sur aucun fondement juridique ou même institutionnel. » Et d’en conclure : « Le cabinet de cinq personnes ainsi que les avantages matériels dont dispose madame Trierweiler ne sont justifiés ni par un mandat, ni par une fonction, ni par des frais d’emploi. »

Du coup, affirme Contribuables associés, « on pourrait considérer qu’il s’agit d’avantages en nature qui, à ce titre, seraient imposables sous forme de traitement ou salaire, de revenus distribués ou de revenus innommés assimilables de par la loi à des bénéfices non commerciaux. »

Il sera intéressant de voir de plus près la déclaration de revenus de Valérie Trierweiler pour l’année 2012…

Emmanuelle Duverger, le 5 mai 2013

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