Une famille moderne : la double autorité parentale ? Mariage ou liberté, il faut choisir

Liberté sexuelle et fin du patriarcat

La famille, et son fondement, la sexualité, sont au coeur des grands débats sur les mutations accélérées de notre société moderne mondialisée. L’époque que nous vivons est marquée par le déclin du patriarcat. Quelles sont les conséquences de la liberté sexuelle, et en quoi crée-t-elle une dissolution de la famille conjugale ? Le modèle familial de notre époque n’est pas tout à fait patriarcal, puisqu’il ne repose pas sur une réglementation des rapports sexuels.

La double autorité parentale : une utopie moderne destructrice

L’autorité parentale conjointe est une utopie moderne qui ne date que de 1970. Auparavant, seul le père de famille (pater familias) avait des droits sur l’enfant.

"L’enfant appartient au père et non à la mère, comme la pomme appartient au propriétaire et non au pommier." - Code Napoléon de 1804

Entre le père et la mère, il va falloir trancher :

  • autorité paternelle unique (patriarcat) : abolir le droit des mères et des femmes
  • autorité maternelle unique (matriarcat) : abolir le droit des pères et donc, la reconnaissance de paternité.

Quelles alternatives au patriarcat moribond ?

C’est pourquoi nous pensons que l’accroissement des problèmes familiaux, engendrera de faite une société de plus en plus individualiste, sans solidarité, même patriarcale, et que la reproduction naturelle deviendra davantage contraignante pour le parent isolé à la charge des enfants. La famille recomposée est un échec, et la famille monoparentale pose des problèmes économiques évidents. Quelles sont les alternatives au patriarcat ? A priori, la société moderne n’en propose aucune, sinon l’isolement de tous dans des studios et maisons de retraite.

Lire : Disparition du mariage et de la paternité : quand l’émancipation des femmes détruit la famille conjugale

Liberté et couple, le duo impossible ?

Les matriciens veulent avant tout faire le constat de l’incompatibilité de la famille basée sur le couple, et de la liberté sexuelle. Seule l’instauration de la charia ou d’une quelconque police des mœurs rendraient possibles un retour au patriarcat. Évidement pour les matriciens, il n’en est pas question. C’est pourquoi le Mouvement Matricien propose une alternative sérieuse et réalisable, qui est à l’oeuvre dans le Projet Prométhée.

Disparition de la paternité, puis de la maternité

Les matriciens ne perçoivent pas d’un bon oeil le déclin de la famille caractéristique de notre époque. Ils craignent en effet que l’État supplante la famille et que les scénarios de science-fiction les plus obscurs ne se réalisent. En d’autres termes, le Mouvement Matricien ne veut pas du patriarcat, et il ne veut pas non plus d’une société totalement déshumanisée dans laquelle l’État et la machine contrôleraient tous les individus du genre humain, de la conception jusqu’à la mort.

Aux origines de l’humanité

Face à l’atomisation de la société, une réaction conservatrice prétend un retour vers de soi-disant valeurs "patriarcales". Mais sais-t-on réellement de quoi on parle ? Patriarcat, matriarcat, liberté sexuelle… la véritable compréhension de ces notions, plus juridiques que sociologiques, nécessite l’exploration des divers systèmes de droit familial à travers le monde. Un voyage ethnologique aux origines de l’humanité s’impose, pour comprendre l’évolution du modèle familial, l’origine du mariage, de la morale sexuelle et du marché du sexe… C’est l’objet du Mouvement Matricien.

Vers l’Etat-famille mondial

La suppression de la parenté, de toute organisation familiale et le culte de l’individu, conduiront à l’unification totale de l’humanité. Après le clan matriarcal, puis le clan patriarcal, et la famille nucléaire conjugale, place à la famille mono-parentale et à la disparition totale de toute forme de famille.

Une alternative d’avenir

"Sous le matriarcat émergeant, la famille sera considérée comme un amalgame de divers individus plutôt qu’un groupe social homogène. La notion de « famille » s’élargira pour inclure d’autres formes d’arrangements de vie, comme cela se produit déjà sous nos yeux de manière informelle. Nous allons assister à l’émergence de familles en rotation, lesquelles ne sont pas constituées d’un groupe stable, ayant des liens pour la vie, mais réunissant davantage une série d’individus – hommes et femmes – qui s’ajoutent ou se soustraient à l’unité familiale en perpétuelle transformation par nécessité, par intérêt ou par l’engagement affectif des couples, des individus ou des contraintes internes au groupe. Les cinq premières années de la vie adulte d’une jeune femme pourraient être vécues en présence de co-locataires des deux sexes ; les cinq années suivantes avec un compagnon de vie ; les cinq années suivantes avec un mari et un enfant ; puis les trois années suivantes avec des amies de femmes, et ainsi de suite. Ce modèle émerge déjà. Mais lorsqu’il s’étendra sur une plus vaste échelle, nous verrons la famille en rotation remplacer progressivement la famille nucléaire et devenir le nouveau statu quo." - Nickles et Ashcraft, sociologues féministes.

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