Le président du Mouvement Matricien répond aux questions du Reseau Survivaliste Français (Département 77)

‎-RSF-77 : « Uncas Sachem bonjour, peux tu vous brièvement présenter le Mouvement Matricien et plus précisément le Projet Prométhée ?  »
Uncas Sachem :  » Le Mouvement Matricien est une association de personnes qui apporte une analyse sociologique simple et nouvelle sur les différents systèmes de parenté à travers le monde et l’histoire. Il explique pourquoi l’avènement de la reconnaissance de paternité a transformé un paradis terrestre en un enfer de guerres perpétuelles sanglantes. Le MM propose en outre une solution alternative applicable immédiatement, sous forme associative, pour recréer des familles solides, sans conflits, et pour se passer des banques et des états. »

RSF-77 : « Que penses tu de l’émergence des Bases Autonomes Durables ? Penses tu que les esprits s’éveillent ? »
Uncas Sachem : « Les BAD partent d’un éveil de l’instinct de survie face à la crise mondiale. Mais pour le moment, le concept comporte des lacunes juridiques, qui voue les BAD à l’échec, notamment sur la propriété. Ces lacunes empêchent pour le moment aux BAD de se rendre plus efficace que des communautés hippie. En effet, l’absence de propriété réellement collective empêche la cohésion des BAD, et provoquent des conflits de propriété. D’autres problème se posent en ce qui concerne la gestion communautaire : comment prendre des décisions, comment harmoniser ses relations avec d’autres BAD. C’est pour cela que les matriciens étudient les sociétés tribales traditionnelles pour s’en inspirer. »

RSF-77 : « Quelle différence fais tu entre vivre en BAD et vivre en communauté de biens communs (comme l’a explique aussi Franck Abed dans une récente video) ? »
Uncas Sachem : « La BAD n’a pas éclairci l’épineux problème de la propriété. Pour le moment, les BAD reposent sur la propriété individuelle, ou sur la SCI, qui n’est qu’une forme de capitalisme immobilier. Les SCI sont intrinsèquement conflictuels, ce qui voue tout projet communautaire de ce genre à l’échec. Comme l’a souligné Franck Abed, il ne peut y avoir de communauté sans communauté de biens. La propriété collective indivisible est le ciment de cohésion indispensable à toute solidarité. Par exemple, la propriété collective de la nation, son patrimoine, c’est sa patrie, c’est à dire ses biens publics, son territoire national, ses services publiques. Et c’est pour la défense de sa patrie qu’une nation est unie et solidaire, pour défendre son intérêt commun. Depuis 1789, la propriété collective privée a été abolie, les communautés paysannes communistes abolies. Aujourd’hui, le seul et unique moyen de restaurer ce communisme primitif, familial, tribal, c’est l’association loi de 1901.
Pour le moment, la plupart des tentatives de vie en communauté ont échoué, parce qu’elles ne sont pas basées sur une propriété réellement collective. Si le terrain de la communauté appartient à un seul homme, un gourou, alors celui-ci aura tous les droits d’un propriétaire aux yeux de l’état. Les SCI engendrent des conflits d’acquisition et de transmission de parts de propriété, le tout dans une plus grande dépendance des avocats, des notaires et de l’état. »

RSF-77 : « Sans faire l’apologie de mouvements sectaires, que penses tu des Amish qui sont prêts depuis longtemps a survivre au mondialisme ? »
Uncas Sachem : « Les sectes sont des laboratoires de la vie en communautés hors système. C’est pourquoi l’Empire mène une chasse paranoïaque et abusive contre les sectes. S’il existe certes des sectes dangereuses, la chasse aux sectes est le prétexte qui permet d’éradiquer toute tentative de vie communautaire hors du système. De même, la guerre au terrorisme, cette guerre étant un terrorisme légalisé, est un prétexte pour éradiquer toute rébellion. Concernant les Amish, je ne connais pas la structure juridique de leur organisation, ni leurs institutions politiques internes. Je ne saurais les juger. »

RF-77 : « Peux tu nous dire comment, concrètement, le PP se mettra en place et dans quelles conditions ? »
Uncas Sachem : « Il faut qu’un groupe d’individus créent ce que j’appelle une Famille Choisie Associative. Par les statuts, tous les membres se doivent solidarité, comme dans le mariage, et tous les membres peuvent utiliser les biens communs de l’association, comme dans le mariage. C’est une nouvelle alliance, un mariage élargi mais asexué, un super PACS communautaire.
Ainsi, ces familles artificielles sont soudées par la communauté de biens indivisible. Si un membre ne respecte pas la clause de solidarité, il pourra être expulsé sans pouvoir récupérer ses investissements dans la communauté de biens. C’est cet engagement qui garantie la cohésion de groupe. Ces FCA sont dotés d’une personnalité morale, d’une capacité juridique, d’un compte commun, et peuvent louer ou acheter des biens mobiliers et immobiliers.
L’étape suivante est l’acquisition de biens immobiliers : terres, maisons… Que ceux qui ont de l’argent constituent une Société Civile Immobilière. Chacun possède une part de propriété proportionnelle à son apport dans le capital du bien immobilier. Mais comme je l’ai expliqué plus haut, il n’y a pas de cohésion dans une SCI, et les conflits sont légions. Il s’agit maintenant de transférer la propriété de la SCI à la propriété collective de la FCA. Pour cela, il suffit que la FCA rachète toutes les parts de la SCI. Cela est légalement possible. Une SCI est considéré comme un établissement commercial, une association peut faire des bénéfices, à condition qu’elle ne les partagent pas. Ainsi, les actionnaires de la SCI, qui sont en même temps membres de la FCA, récupèrent leur capital, en revendant leur SCI à leur propre FCA.
Donc j’imagine apparaître un peu partout ce genre de FCA. Il s’agit ensuite de les confédérer sur plusieurs niveaux : clans, tribus… nations ! Chaque niveau étant lui même une association d’associations de niveau inférieur. Quoi de mieux pour gérer ces confédérations tribales que s’inspirer des sociétés tribales traditionnelles. »

RSF-77 :  « qu’as tu envie de dire aux gens qui pensent que les survivalistes sont des marginaux? D’ailleurs te consideres tu comme un survivaliste ? »
Uncas Sachem : « J’ai envie de leur dire que quoi qu’il arrive, il est utile d’apprendre à survivre, à être indépendant au maximum, et à protéger ceux que l’on aime. »

Page Facebook du Réseau Survivaliste Français (Département 77)

Publicités