Patriarcat et trisomie : le quart des Algériens épousent leurs cousines (mariages consanguins)

Le mariage a été inventé pour garantir la reconnaissance de  paternité. Comme l’a dit Zemmour (voir la vidéo), le mariage d’amour n’a jamais existé, le mariage a toujours été un business. Le mariage lui-même étant une alliance politico-financière entre deux familles (dot, spéculation conjugale : captation & dilapidation des héritages), les unions sont donc arrangées ou forcées. Pour préserver le ”patrimoine familial”, les mariages incestueux entre cousins sont privilégiés. Exemples : aristocraties, Maghreb…

En Haute-Savoie également, cette coutume a persisté jusqu’au début du 20 ème siècle, voire au delà. Les cultivateurs, pour garder leurs terres, se marriaient entre cousins. Dans de nombreux villages, il y avait « l’idiot » simplet d’esprit, le « crétin des Alpes ». On appelait cela à l’époque le crétinisme dû, à la consanguinité. D’autres régions rurales de France étaient également concernées. Les mariages entre cousins existaient il y a encore une vingtaine d’années. Ceux-ci par reflexe s’unissaient encore devant le maire alors que plus rien ne les y obligeaient.

Un sur quatre Algériens préfère épouser sa cousine (paternelle ou maternelle), le fait qui rend l’Algérie parmi les premiers pays maghrébins et africains qui appliquent le mariage consanguin qui reste encore sacré dans de nombreux villages et tribus.

Lors d’une journée de sensibilisation sur les risques sanitaires du mariage consanguin, à Alger, des spécialistes ont mis en garde sur la propagation croissante des maladies résultant du mariage inter-familial.

Dr Mustapha Naiti, spécialiste des maladies internes, a révélé que les zones rurales enregistrent le pourcentage le plus élevé de ce genre de mariage, citant une étude de terrain menée par la Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche Forem à travers 12 wilayas, qui confirme que l’anémie, la malformation congénitale, le retard mental et la surdité sont dues à la consanguinité.

En dépit de l’émancipation de la femme devenant plus indépendante les coutumes et les traditions du mariage consanguin sont restés ancrés dans de nombreuses régions malgré les courants libéraux du troisième millénaire.

En outre, la recherche a dévoilé que le mariage consanguin a atteint 88 % à la wilaya de Tébessa, suivie par Ghardaïa 56 %, Aïn Defla 52 %, Béjaïa 50 %, Bouira et Boumerdés 42 %, Biskra 34 % , Bordj Bou-Arréridj 27 % , Alger 25% et Annaba 53 %.

En effet, les spécialistes ont révélé que les mariages consanguins et les mariages tardifs sont considérés comme les plus importantes causes de la maladie « trisomie 21 », notant la possibilité d’enregistrer un cas sur 2000 accouchements chez les femmes mariées dans leur vingtaine, alors qu’un seul cas s’enregistre sur 400 naissances des femmes mariées dans leur trentaine et un seul cas aussi sur 100 naissances des femmes de 40 ans. Il est à rappeler que l’Algérie enregistre plus de 25 000 malades trisomiques, connus par mongoliens, avec un taux de 6 000 nouveaux cas chaque année.

Source : www.algeria-isp.com

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