Egalité et Réconciliation a accouché des matriciens : la réflexion soralienne accomplie sans tabous

Cet article ne signifie pas que les matriciens sont soraliens, mais que Soral avait autrefois à l’origine des affinités matriciennes, qu’il a renié depuis, en défendant désormais la droite des valeurs patriarcales islamo-catholiques, sa clientèle.

Droit de réponse point par point à Le féminisme a accouché des matriciens

Avec 75% de divorces, 56% d’enfants nés hors mariage (contre 6% il y a 30 ans), 40% de familles monoparentales, 210 000 avortements par an (soit 1 tiers des procréations), et 2 tiers de crimes passionnels, la question de la sexualité est au cœur de la civilisation (famille, démographie, marché du sexe, violences sexuelles…) et de la religion (chasteté, virginité, répression, mariage…). Le Mouvement Matricien est avant tout une réflexion sur le droit familial, matrimonial, et patrimonial, sur des questions d’ordre juridique, et ses conséquences sociétales, ainsi qu’un projet associatif de société alternative solidaire et familialiste pour se passer des banques et des états. La métaphysique et le jugement moral ne sont  pas nos préoccupations.

Des origines soralo-marxistes

C’est en lisant les œuvres d’Alain Soral (Misère du Désir, Sociologie du Dragueur, mais aussi le film Confessions d’un dragueur), les œuvres marxistes de Friedrich Engels et Paul Lafargue, la thèse philosophique de Michel Onfray, « Le matriarcat, un paradis perdu » (sur la base des travaux du psychanalyste hérétique Otto Gross) et bien d’autres œuvres, qu’est né le Mouvement Matricien. Alain Soral fait l’apologie de la liberté sexuelle (700 femmes pénétrées hors mariage), et explique clairement que le patriarcat (reconnaissance de paternité) se traduit par l’interdiction de son sport favori, la drague. Il nous rappelle que dans sa jeunesse encore, la drague de rue était sanctionnée d’une amende à Londres, et qu’il est toujours impossible d’aborder une femme en Arabie Saoudite. A travers ses nombreuses interventions vidéo, Alain Soral nous définit le patriarcat traditionnel par le mariage forcé (face à Houria Boutelja), et comme étant « arriéré et blédard » (Mars 2012).

Les origines patriarcales du féminisme castrateur

Comme l’a souligné Alain Soral face à Brigitte Lahaye, s’il a existé un féminisme authentique et légitime (émancipation juridique des femmes, abolition du Code Napoléon), le féminisme moderne est issu du judéo-protestantisme (religions patriarcales). Face à Thierry Ardisson, et dans bien d’autres interventions, Alain Soral définit bien ce néo-féminisme comme étant puritain (caractéristique du  patriarcat), anti-drague (anti sexe hors mariage), et prônant la même pudibonderie que l’islam, qui serait à l’origine d’une certaine homosexualité de substitution parmi les maghrébins.

Le féminisme n’est pas le matriarcat

Les néo-féministes sont les idiotes utiles du patriarcat. Le féminisme n’est pas le matriarcat présente le féminisme originel et légitime avant d’aborder la question du féminisme contemporain. On y découvre qu’il prône les mêmes valeurs puritaines que le patriarcat tout en mettant en cause la maternité et la masculinité.

Beaucoup de femmes défendent le patriarcat parce qu’elles ne connaissent pas d’alternatives, ou par endoctrinement, soit religieux soit par la pensée dominante.

Le matriarcat, un modèle universel

Le matriarcat se définit comme le modèle familial naturel (enfants naturels = enfants sans père), sans père ni mari, mais pas sans oncles maternels (matrilinéaire, matrilocal et  avunculaire). Ce modèle se décline dans de nombreuses versions, partout à travers le monde, parmi des centaines de peuplades pour la plupart contemporaines, répertoriées ici sur le site matricien.org. C’est le modèle sociétal originel de l’humanité. Christophe Colomb lui-même décrivait la société matriarcale des amérindiens Taïnos des Caraïbes comme un paradis perdu, l’image vivante du jardin d’Eden, avant de les esclavager et de les exterminer.

L’idéal marxiste réalisé

Friedrich Engels, dans L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat – Friedrich Engels décrit la société matriarcale iroquoise (Ontario & New York) comme la réalisation de l’idéal marxiste : une société sans état, sans banque, sans classes, sans forces de l’ordre, sans juges, sans prisons, sans pauvres, égalitaire, féministe, anarchiste… La confédération des 6 nations Iroquoises est la première démocratie américaine. Elle a servi de base à la Constitution des États-Unis d’Amérique et sa déclaration d’indépendance, ainsi que l’Organisation des Nations Unies.

Le rôle central de l’oncle maternel dans la famille matriarcale

C’est l’oncle maternel qui sort l’enfant des rapports maternels. Il n’y a pas de complexe d’Oedipe, car il n’y a pas de concurrence entre le père et l’enfant pour s’accaparer la mère. Celui-ci se détache naturellement de sa mère pour intégrer d’instinct la société des hommes. Il n’est pas nécessaire de briser de force le lien fusionnel mère-enfant.

C’est pourtant ce que font les juifs avec la circoncision au 8e jour. Cette douloureuse opération, par les sentiments d’abandon et de trahison, permet de briser prématurément le lien fusionnel mère-enfant; et fréquemment, elle provoque des troubles d’ordre sexuel, neuro-hormonal et psychiatrique. Symboliquement, la circoncision est l’affirmation de la puissance paternelle sur l’enfant, et le substitut du sacrifice du premier né par le père pendant les premiers âges du patriarcat.

Dans les sociétés matriarcale, l’enfant est souvent initié à l’adolescence par son oncle dans une maison des hommes. Cette institution est longtemps restée chez les Celtes et les Germains, puis jusqu’au moyen-âge européen, sous la tradition du forestage. C’est ainsi l’oncle maternel qui initie l’enfant aux questions spirituelles, politiques, aux métiers des armes, pose les règles structurantes, les droits devoirs et interdits de la communauté…

Tabou de l’inceste, exogamie naturelle et consanguinité

Puisqu’il n’y a ni père, ni couple, ni fidélité, la famille naturelle permet une grande liberté sexuelle (hors mariage), abondante et gratuite : il n’y a pas de marché du sexe ni de violences sexuelles. Plus l’amant vient de loin, plus le prestige de la femme est grand. L’inceste, c’est avoir des relations sexuelles avec sa maisonnée, avec ce qui est proche. D’instinct, les humains sont programmés pour avoir des partenaires éloignés, et géographiquement, et génétiquement. En conséquence, plus une population est nombreuse et les moyens de communication sont performants, et moins il y a de risques de consanguinité. Combinée à l’héritage de la propriété individuelle, la filiation paternelle favorise au contraire les mariages incestueux, entre cousins consanguins, afin de préserver le patrimoine familial. On se marie entre soi (endogamie), entre gens du même milieu, de même classe sociale, de situation géographique et économique proche (même village). Aujourd’hui encore, en Algérie, 40% des mariages sont consanguins, et sont responsables d’un très grand nombre de trisomie.

Les avantages de la famille clanique

Ces familles sont en général élargies. Les foyers comptent entre 12 (Mosos du Sichuan) et 700 membres (amérindiens Haïda d’Alaska). Une seule maison Iroquoise (Ontario) peut contenir jusqu’à 50 membres. Par économie d’échelle, la vie en collectivité coûte moins cher. La famille élargie permet à l’enfant non seulement de multiplier ses référents masculins et féminins, mais en plus, permet une solidarité familiale qui économise ainsi de payer garde d’enfant, maisons de retraite, ou d’autres prestations intra-communautaire : jardinage, ménage, travaux divers… C’est bien par la destruction de la famille élargie que sont nées maisons de retraite et prestations à domicile. Les petits foyers font  le bonheur des marchands de prestations, et l’individu seul et sans famille sera le couronnement de la société marchande mondialisée.

Le mariage, une sainte prostitution, un vol d’enfants

Pendant la Grèce antique classique, le législateur Solon (l’un des Sept Sages de la Grèce 640 – 558 av JC) avait institué des bordels d’état à bas prix pour prévenir l’adultère, source d’enfants illégitimes. La prostitution apparaît ici comme la soupape de sécurité de l’institution du mariage.

Par ailleurs, les dictionnaires français du 17e siècle définissent bel et bien l’épouse comme étant celle qui doit donner des fils légitimes à l’époux. L’épouse est une éternelle mineure, d’abord sous  la tutelle de son père, puis celle de son époux. Le mariage est clairement défini ici comme l’appropriation du ventre de l’épouse par l’époux, mais aussi de ses enfants. C’est le père, et non la mère, qui a autorité sur les enfants. C’est le Pater Familias du droit romain, qui a droit de vie ou de mort sur toute sa maisonnée.

Le mariage est une prostitution sacrée, négociée à travers le prix de la dot. L’accès à la sexualité se paye par cette dot. Les hommes travaillent dur pour épargner et payer leur mariage. Sans argent, pas de sexualité. « No money, no honey » disent les prostituées Thaï. La prostitution est le corollaire du mariage.

Le verrou du patriarcat : la répression sexuelle

Le patriarcat est un système oppressif pour chacun. Il n’a jamais existé de société patrilinéaire sans répression sexuelle, où le sexe sans mariage soit toléré. En effet, le mariage est le seul garant de la reconnaissance de paternité. En droit islamique, tout enfant conçu hors mariage n’aura pas de père légal. Toute sexualité hors mariage (zina en islam) peut aboutir à des enfants non reconnus par leur père (bâtards). Toute société qui tolère le sexe hors mariage retourne irrémédiablement vers le matriarcat. C’est pour cela que dans toute société patriarcale traditionnelle, toute sexualité en dehors du cadre légal du mariage est strictement interdite et violemment réprimée. La virginité, la chasteté et la prostitution sont les 3 piliers essentiels du patriarcat. C’est pourquoi, dans toute société de droit paternel, la femme est soumise, voir esclavagée, afin de contrôler sa sexualité, et donc son ventre. Il suffit pour cela de lire la Charia Islamique ou le Code Napoléon parmi de nombreux exemples. Cela dit, il faut reconnaître que la femme musulmane a bien plus de droits que  la femme française chrétienne du 19e siècle.

Au début du siècle encore, en France, les couples qui procréent hors mariage sont bannis de la société, et parfois poussés au suicide !  En Europe, les femmes séduisantes, non-vierges au mariage, ou mères célibataires étaient séquestrées dans des couvents de bonnes sœurs où elles étaient réduites à l’état d’esclave toute leur vie. C’était de véritables camps de concentration où les femmes travaillaient 12 heures par jour, 7 jours sur 7. Les humiliations et les sévices corporels étaient les bases de la rééducation de ces femmes pécheresses. Le dernier couvent pour mères célibataires a fermé en 1996 en Irlande.

Les enfants illégitimes étaient retirés de force à leur mère, ou abandonnés dans les « tours d’abandon », puis jetés dans des hospices. Jusqu’en 1965, les femmes ne pouvaient avoir de compte en banque sans être mariées, et sans l’approbation du mari. Jusqu’en 1973 en Suisse, le concubinage était strictement interdit.

La fin du mariage et de la paternité : liberté des femmes et sexe hors mariage

« Le mariage d’amour est une utopie moderne qui n’a que quelques décennies. Le mariage d’amour est la cause de la disparition du mariage (75% de divorces à Paris – ndlr)… Le mariage est un petit business, on ne se marie qu’entre soi, entre personnes de même catégorie sociale » – Éric Zemmour.

Si autrefois les mariages tenaient, c’est uniquement parce que le divorce était interdit, que l’épouse était juridiquement soumise à l’époux, et que les femmes n’avaient aucun droit. Le mariage étant la seule garantie possible de reconnaissance de paternité. Le sexe hors mariage est donc la cause de la disparition du mariage et de la paternité.

La montée des naissances hors mariage : En 2010, en France, sur les 802 224 enfants nés, un peu plus de 434 000, soit 54,1%, ont des parents non mariés. Il y a trente ans, ils n’étaient que 50 000 et ne représentaient que 6% du total des naissances. Ce qui était autrefois contraire aux normes sociales est devenu aujourd’hui banal, en liaison avec le développement considérable des unions de fait.

Lire l’article Le chaos sociétal : mères seules, enfants sans pères, avortements et abandons : Atomisation de la société moderne, et fragmentation de la cellule familiale patriarcale induites par l’émancipation des femmes.

Les conséquences de la sexualité naturelle réprimée

La maîtrise des pulsions sexuelles n’est qu’un leurre hypocrite qui amène à toutes les déviances sexuelles. C’est dans les sociétés les plus religieuses (judaïsme, catholicisme, islam…) que l’on observe le plus de crimes sexuels. On constate que 30% des connections internet sont orientées sur la pornographie. Une grande partie de ces connexions pornographiques proviennent des pays islamiques. Preuve en est que même dans les sociétés les plus patriarcales, qui répriment le plus ses pulsions sexuelles, la sexualité est un besoin qui doit s’exprimer d’une manière ou d’une autre, naturelle ou déviante. Cette pénurie de femmes disponibles permet leur marchandisation : bordels, pornographie… Et ses dérives violentes : viols, pédophilie, inceste… A quoi bon prendre par la force ce qu’on peut obtenir facilement dans une société matriarcale ? Quand une femme n’est pas disponible, bien d’autres le sont, et le tabou de l’inceste (exogamie naturelle) coordonne les rapports. Le vice et  la vertu sont les 2 faces du patriarcat.

Le marché du sexe avant Mai 68

La marchandisation du sexe ne date pas de Mai 68. Elle existe depuis Sumer et Babylone avec la naissance du mariage. Elle a été florissante à Rome et à Athènes et dans tout l’empire Ottoman sur les marchés aux esclaves, et ce, dans les sociétés les plus patriarcales connues. La dot du mariage constitue en soi une marchandisation du sexe. Comme expliqué plus haut, les bordels, institution classique de la société patriarcale, ont toujours été la soupape de sécurité de la société conjugale.

Le marché du sexe n’est pas une conséquence de la liberté sexuelle, bien au contraire. La liberté sexuelle réelle, abondante et gratuite (constatée dans les sociétés matriarcales bien éloignées de la mondialisation), est contraire à la tarification du sexe. C’est la pénurie de femmes disponibles, par le mariage, l’encouplage, la surveillance des pères, et la reconnaissance de paternité, qui engendre la contrebande du sexe, une homosexualité de substitution (Grèce, Maghreb, Afghanistan…), le viol, l’inceste, la pédophilie (judaïsme, catholicisme…)… Le marché du sexe est le corollaire de la répression sexuelle.

Les maisons closes du moyen-âge à 1946 en passant par le XIXe siècle

A la fin du moyen-âge, les bordels sont gérés par l’Eglise. En 1804, le Code Napoléon interdit la prostitution de rue, qui se cantonne désormais uniquement dans les maisons closes. L’état prélève entre 50 et 60% des bénéfices. Les filles sont souvent des mères célibataires, bannies par leur famille, perdues en ville, séduites puis réduites en esclavage par des placeurs. Beaucoup de ces prostituées sont des enfants sans père, issues d’une relation extra-conjugale, abandonnés dans les hospices, et revendus à des marchands d’enfants (28% d’abandons, 20% de décès avant l’âge d’1 an). Elles sont souvent contraintes à plus de 70 passes par jour. Certains bordels de luxe limitent les passes à 3 par jour, et 2 le dimanche. Elles sont plus de 30 000 à Paris entre 1870 et 1900, contre 1000 en 2012. Près du quart des parisiens consomment des prostituées. En 1945, la capitale comptera 195 maisons closes.

Le libertinage des sociétés matriarcales

Matriarcat Trobriandais (îles Salomon)
Ce peuple paradisiaque des îles Salomon jouit d’une très grande liberté sexuelle. Vivant des fruits d’une nature luxuriante et généreuse, ils ne travaillent que 2 heures par jour, et passent le reste du temps à chanter, danser et faire l’amour…
Matriarcat Naïr (Inde)
Un royaume raffiné du Kerala où la virginité est une honte, découverts au 16e siècle par les espagnols, ils furent décrits comme un peuple aux moeurs impies. Plusieurs fois colonisés, jamais vaincus, ce peuple est encore vivace aujourd’hui.
Matriarcat Cri (Québec)
Les Occidentaux furent stupéfaits par les moeurs luxurieuses des Cris, surtout leur habitude de copuler en plein air lorsqu’arrivent les jours chauds de juillet, mais aussi le spectacle de jeunes femmes cris s’adonnant impudemment au triolisme ou au lesbianisme.

La pédérastie : quand les femmes sont interdites hors mariage

Dans les sociétés les plus patriciennes (ex : Rome), où les femmes sont rabaissées à un rang inférieur aux esclaves, et où les hommes rêvent d’avoir des fils sans le ventre des femmes (idéal olympien), une institution universelle au patriarcat s’est développée : l’amour sodomite des petits garçons qui se substituent aux femmes. Les femmes étant interdites hors mariage (payer une dot), hors prostitution (payer une prestation sexuelle), la dernière solution est d’avoir des rapports sexuels avec ce qui y ressemble le plus : un garçon pré-pubère, imberbe… Cela dit, le Talmud (livre du judaïsme) permet les relations sexuelles avec les petites filles qui n’ont pas encore leurs règles, c’est-à-dire non fertiles. L’institution traditionnelle de la pédérastie se retrouve non seulement à Rome, mais aussi à Athènes, en Afghanistan (un homme ne voit que le visage de sa mère, de sa sœur et de son épouse), au Japon (jeunes amants des samouraïs, des bonzes et des acteurs de théâtre…), chez les Mayas, et chez les Celtes fraîchement rentrés dans le patriarcat…

L’échec de Mai 68 : la liberté sexuelle, oui, mais qui élève les enfants ?

Le féminisme a connu son essor en Mai 1968 lors de la célèbre révolution des moeurs. Liberté sexuelle, les femmes revendiquent le droit d’aimer le sexe comme les hommes, et sortent d’une société puritaine, où le sexe hors mariage, le divorce, le concubinage et les mères célibataires sont encore rejetées. Wilhelm Reich et sa Révolution Sexuelle est leur idole. Amour libre, époque hippie, elles n’ont pas su répondre à cette question : Qui élève l’enfant ? Par manque de connaissances ethnologiques et anthropologiques, face à la déliquescence de la solidarité familiale, elles sont retournées bien sagement vers la famille conjugale. Celles qui remettaient en cause l’institution du mariage se marient désormais “par amour”, faisant face alors à un déferlement de divorces et de solitude, induit par cette utopie moderne.

L’échec du mouvement hippie : oublier la droite des valeurs

Intuitivement, les hippies ont tenté de retourner à ce mode de vie naturel, communautaire et anarchiste, d’amour libre… Mais ils ont échoué car leur initiative n’était pas structurée sur un minimum de connaissances en ethnologie, en sociologie, et en droit, etc. Ils ignoraient par exemple que c’est la paternité biologique qui a rabaissé la mère au rang d’esclave, que dans toutes les sociétés traditionnelles de femmes libres, ce sont les oncles maternels, et non les pères qui sont responsables des enfants, que la communauté de biens indivisible (collectivisme tribal, réalisable seulement sous statut associatif) est le ciment indispensable de toute communauté, et que toute société, même tribale et anarchiste, doit être structurée sur une constitution, des droits des devoirs et des interdits. Ils ont fait l’erreur d’exclure la droite des valeurs : le mérite (n’entre pas dans la communauté qui veut), le nationalisme (défendre une identité communautaire), le patriotisme (défendre un territoire et des biens communs)…

De la nécessité de recréer des réseaux de solidarité face à la chute de la civilisation

“On nous a désappris le réseau de solidarité qui est la structure sociale traditionnelle” – Alain Soral. Lors de la conférence “Comprendre l’Empire et y survivre” tenue le 24 mars 2012 à Nantes par Alain Soral et Piero San Giorgio, les deux conférenciers évoquent la possibilité de l’effondrement du système économique mondial. Dans cette perspective, l’État, toutes les structures de solidarité nationale, et les systèmes de production seraient mis à mal si bien que, selon Piero San Giorgio, il faut s’y préparer en mettant en place des BAD (Base Autonome Durable), unité autosuffisante, fondement du survivalisme. Lors de cette conférence, Alain Soral appelle clairement à la réalisation du Projet Prométhée proposé par le Mouvement Matricien. Il évoque à plusieurs reprises la nécessité pour l’individu de recréer des réseaux autour de lui, en prévention de l’effondrement économique et pour mieux résister à la paupérisation.

Projet Prométhée : mise en pratique d’une société tribale associative

Pour créer une société parallèle en toute légalité : territoires quasi autonomes, marchés locaux, monnaies locales, administration locale, finance sans taux d’intérêt… Pour résoudre efficacement tous les problèmes sociétaux : démographie, retraites, précarité et solitude, conflits familiaux, marché du sexe, violences sexuelles… Pour créer de la solidarité et de la cohésion dans une population atomisée face aux états et aux banques, qui sont les deux tenailles d’asservissement des peuples. Pour recréer des corps intermédiaires, entre l’individu et la nation, le citoyen et l’état, par la restauration d’une société clanique modernisée.

Advertisements