Patriarcat chrétien & pédophilie incestueuse : l’avortement d’une fillette est plus grave que le viol par son beau-père

Les véritables raisons de la lutte contre l’avortement par les catholiques

Cela n’a rien à voir avec le respect de la vie, quand on sait que le droit romain, polythéiste ou catholique, abolit tous les droits civiques des femmes, banni de la société les filles-mères et les enfants sans père (qui alimentent les mines, les armées, et les bordels), et soutient la prostitution en tant qu’institution pour canaliser l’adultère source d’enfants illégitimes. De plus, ils sont anti-contraceptifs, ce qui permettrait de prévenir l’avortement. La vraie raison, c’est que pour prévenir l’avortement, la seule solution qu’ils proposent, c’est la monogamie éternelle, et l’interdiction stricte du sexe hors mariage, et donc, le retour à l’esclavage des femmes, des filles-mères, et des enfants sans père. Mais pas seulement : le patriarcat, par le mariage, est l’appropriation exclusive des enfants de la mère par le père (puissance paternelle / patria potestas). L’enfant est la propriété exclusive des hommes : eux seuls peuvent décider de la vie ou de la mort des enfants. Lors de l’avènement du patriarcat, beaucoup de mère, plutôt que de céder leurs enfants, ont sûrement préféré les tuer…

Le drame de la “mère de 9 ans” trouble les catholiques

Publié par le 19/03/2009 sur La Manche Libre

Le drame de la “mère de 9 ans” trouble les catholiques

Mais le public ignore une partie des informations sur cette sombre affaire. C’est un choc pour l’opinion et particulièrement pour les catholiques.

Inceste pédophile intra-familial

Début mars, près de Recife au Brésil, une  fillette pauvre de 9 ans est envoyée à l’hôpital parce qu’elle se plaignait de maux de ventre. Elle était en réalité enceinte de quatre mois  et attendait des jumeaux. Pronostic des médecins : cette fillette chétive, aux organes à peine formés, ne survivra pas à sa grossesse et les jumeaux mourront aussi ; l’IVG est la seule issue pour sauver la petite fille. Comble d’horreur : le père des jumeaux est… le beau-père de la fillette, un homme de 23 ans qui la viole depuis l’âge de six ans.

Le père de la fillette enceinte s’oppose à son avortement

L’affaire est très vite connue. Le 6 mars, la conférence épiscopale brésilienne publie un communiqué condamnant le violeur et appelant la justice à le poursuivre. De son côté, le père de la fillette, protestant évangélique, lance une campagne pour empêcher l’IVG. Une manifestation a lieu devant l’hôpital. Finalement l’IVG aura lieu dans une clinique privée.

Le beau-père violeur ne sera pas excommunié

C’est alors que l’archevêque de Recife, Mgr Sobrinho, proclame l’excommunication de “tous les adultes ayant consenti ou procédé à cette IVG” : y compris la mère de la fillette. L’excommunication a été étendue à toute l’équipe médicale qui a pratiqué l’opération, mais pas au beau-père de l’enfant car « le viol est moins grave que l’avortement » a expliqué Giovanni Battista Re. Cet acte public de l’évêque choque les catholiques. Certes le christianisme refuse l’avortement (depuis l’époque des premiers chrétiens), mais aucune excommunication ne peut exister si la personne n’avait aucune liberté de choix. Et c’était le cas : la mère savait que sa fillette allait mourir. Accepter l’IVG était le seul moyen de sauver au moins l’une de ces trois vies.

L’avortement est “plus grave” que le viol

L’excommunication choque aussi la presse mondiale. « le viol est moins grave que l’avortement », à Rome, le cardinal Re récidive ! Les jumeaux qu’elle portait « avaient le droit de vivre », apprend-on ce lundi 9 mars. Il outrepasse ses fonctions avec une interview où il approuve les propos de l’évêque de Recife, en les durcissant encore. Attitude plus que bizarre, sachant que ce cardinal est plutôt un “progressiste” ami du vieux cardinal Martini, l’adversaire de Benoît XVI…

Il faut toujours protéger la vie

« C’est un triste cas, mais le vrai problème est que les jumeaux conçus étaient deux personnes innocentes, qui avaient le droit de vivre et qui ne pouvaient pas être supprimées », a déclaré Mgr Re, qui est également président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine. « Il faut toujours protéger la vie, l’attaque contre l’Eglise brésilienne est injustifiée », a-t-il estimé.
« L’excommunication pour ceux qui ont provoqué l’avortement est juste », car cette opération constitue « toujours la suppression d’une vie innocente », a commenté le préfet de la congrégation pour les évêques, notamment compétent pour élire des évêques.

La réaction du Vatican

Mais cette fois, le Vatican réagit vite. Sous son impulsion, les évêques brésiliens désavouent celui de Recife le 13 mars. Le 15 mars, “L’Osservatore Romano” publie un article plein de cœur, sous forme de lettre ouverte à la petite fille de Recife. L’article est signé de Mgr Fisichella, président de l’organisme du Vatican chargé de lutter contre l’avortement. Il donne tort à l’archevêque de Recife, en rappelant que dans la religion catholique, le principal est l’amour du prochain qui doit dominer tout le reste. Mais les médias y feront peu écho. Une part de l’opinion publique reste sur sa première impression. Les catholiques eux-mêmes sont troublés, particulièrement en France. Même si de nombreux évêques français ont écrit leur désapprobation à Mgr Sobrinho…

Les évêques brésiliens

“Il faut tenir compte des circonstances… La mère de l’enfant a agi sous la pression des médecins, qui disaient que sa fille allait mourir si la grossesse n’était pas interrompue. C’est pourquoi elle ne peut être excommuniée.” (Mgr Lara Barbosa, porte-parole de la Conférence nationale des évêques du Brésil, le 13 mars). L’interruption volontaire de grossesse est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère.

L’Osservatore Romano

Mgr Fisichella (Académie pontificale pour la Vie) s’adresse à la petite fille : “Nous sommes avec toi. Nous partageons avec toi la souffrance que tu as éprouvée… Ce sont d’autres qui méritent l’excommunication, pas ceux qui t’ont permis de vivre et t’aideront à retrouver l’espoir et la confiance…” (15 mars. Texte soumis à Benoît XVI).

La faute de l’archevêque

Mgr Cardoso Sobrinho, archevêque de Recife, a-t-il vraiment “excommunié” la mère de la petite fille ? Oui : il l’a englobée dans la condamnation de tous les adultes mêlés à cette IVG. Il a fait cela en violation de la théologie morale de l’Eglise catholique, qui tient toujours compte des cas particuliers et des circonstances.

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