Le pape rappelle que la virginité, la chasteté, et la fidélité au mariage sont les piliers indispensables de la société patriarcale catholique

Le mariage est le seul garant de la reconnaissance de paternité, fondement du patriarcat. Toute sexualité hors mariage peut engendrer des enfants non reconnus par leur géniteur, et permet donc un retour potentiel au matriarcat (société sans père ni mari, mais pas sans oncles). Dans toute société patriarcale traditionnelle, tout enfant né hors mariage n’aura pas de père légal. C’est encore le cas aujourd’hui en Chine (bâtards non reconnus par l’état) et dans les pays islamiques. C’est pourquoi la sexualité extra-conjugale est violemment réprimée, la virginité vénérée, les femmes surveillées et esclavagées, les filles-mères et les enfants sans père bannis de la société. Dans les anciennes sociétés catholiques traditionnelles, les mères célibataires étaient enfermées et esclavagées dans des couvents de bonnes sœurs, et leurs enfants illégitimes retirés de force, puis jetés dans des hospices, ou vendus à des marchands d’enfants : mines, usines, ramoneurs, voleurs, armée, bordels… Le dernier couvent pour mère célibataire a fermé en 1996 en Irlande.

Quand le pape redit le sens du mariage et de la chasteté

Publié le 10.03.2012 sur BELGICATHO

A la suite de Jeanne Smits, nous reproduisons ces extraits d’un message adressé par le pape à une délégation d’évêques américains. A la lecture, on comprendra pourquoi.

Légalisation du divorce et sexe hors mariage : le chaos social

Cité du Vatican, 9 mars (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin un groupe de prélats de la Conférence épiscopale des Etats-Unis d’Amérique, concluant leur visite Ad Limina, auxquels il a parlé de la crise du mariage et de la famille, « et plus généralement de la vision chrétienne de la sexualité humaine ».

« Il est de plus en plus évident que le mépris de l’indissolubilité de l’alliance matrimoniale et le refus diffus d’une éthique sexuelle fondée sur la chasteté ont créé de graves problèmes sociaux, ainsi qu’immense coût humain et économique… On doit citer à ce propos les puissants courants socio-politiques qui poussent à modifier la définition légale du mariage. Les efforts de l’Eglise pour résister à cette pression comprennent une défense raisonnée du mariage comme institution naturelle consistant en la communion de personnes enracinée dans la complémentarité des sexes et orientée à la procréation. La différence des sexes ne peut être considérée comme secondaire dans la définition du mariage, et la défense de cette institution de dimension sociale relève en dernière instance de la justice. Il s’agit de sauvegarder le bien de la communauté toute entière, les droits des parents comme des enfants. »

Le mariage en voie de disparition

Rappelant que les évêques lui ont fait part de leur difficulté croissante à communiquer l’enseignement de l’Eglise sur le mariage comme sur la famille, le Saint-Père déplore la diminution du nombre de jeunes qui recourent à ce sacrement.

« Nous devons reconnaître la déficience de la catéchèse de ces dernières décades, qui n’est pas toujours parvenue à communiquer le riche patrimoine de la doctrine catholique en matière de mariage, institution naturelle élevée par le Christ au rang de sacrement, ni la vocation des époux chrétiens au sein de l’Eglise comme de la société, ni ce qu’est la chasteté conjugale ».

Contre le concubinage

« La préparation au mariage doit être revue pour insister sur l’aspect catéchétique dans l’exposé des responsabilités, sociales et ecclésiales, du mariage chrétiens. On ne saurait oublier le grave problème pastoral que représente la pratique diffuse de la cohabitation, comme si on oubliait qu’il s’agit d’un péché grave, sans parler de ses effets négatifs sur la stabilité sociale. »

La chasteté avant le mariage est une pédagogie de la liberté

Puis Benoît XVI a encouragé ses hôtes a fixer des normes pastorales et liturgiques claires « pour une digne célébration du mariage, qui doit manifester objectivement la morale chrétienne tout en étant sensibles aux préoccupations des jeunes couples… Ce grand effort pastoral a besoin que la communauté chrétienne retrouve et apprécie la vertu de la chasteté… Il ne s’agit pas simplement de présenter des arguments hors de tout référence à une vision globale, cohérente et stimulante de la sexualité. La richesse de cette vision est plus solide et plus attractive que les idéologies permissives qui constituent chez les jeunes la force la plus destructrice de la catéchèse… Comme le dit le catéchisme, la chasteté, qui implique d’apprendre à se dominer, est une pédagogie de la liberté. Dans une société qui comprend de plus en plus mal, voir à ridiculiser, la dimension et l’essence de la doctrine chrétienne, les jeunes ont besoin d’être certains qu’on ne perd rien à faire rentrer le Christ dans sa vie. Absolument rien de ce qui rend l’existence grande, belle et libre ».

Puis il a évoqué le bien des enfants, « qui ont le droit à grandir dans une saine compréhension de la sexualité et de sa juste place dans les relations inter-personnelles. Les enfants étant l’avenir de la société, nous avons envers eux un devoir d’enseignement, de défense et de promotion des vertus morales qui sont la clef de la réalisation de la personne. J’espère donc que, malgré le malaise causé par des événements des dernières années, l’Eglise des Etats-Unis poursuive sa mission historique d’enseignement. En éduquant la jeunesse elle consolide la saine vie familiale, garantie de la solidarité entre les générations et de la santé de tout le corps social. »

Restaurer le Code Napoléon ?

Après avoir restauré l’esclavage des africains, l’empereur Napoléon restaura l’esclavage des femmes en 1804. Fondé sur le droit romain, en accord avec l’Église catholique de Rome, il abolit tous les droits civiques des femmes, pour contrôler leur sexualité, afin de garantir la reconnaissance de paternité, fondement du patriarcat.

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