Patriarcat Papou (Nouvelle Guinée) : viol des femmes et meurtre des épouses, des institutions traditionnelles

Pour garantir le droit des pères, il faut supprimer le droit des mères.

Le mariage est le seul garant de la reconnaissance de paternité, fondement du patriarcat. Toute sexualité en dehors du cadre légal du mariage peut engendrer des enfants non reconnus, des bâtards illégitimes, des enfants sans père. C’est donc un retour potentiel à une société matriarcale (sans père ni mari, mais pas sans oncles). Pour garantir la filiation paternelle et empêcher tout retour au matriarcat, toute sexualité extra-conjugale doit être strictement interdite et violemment réprimée. Pour garantir le droit des pères, il faut supprimer le droit des mères. L’enfant ne peut appartenir qu’à une seule et unique personne, au père. Pour s’approprier les enfants de la mère, il faut contrôler son ventre, et donc son sexe. Pour que la femme ne puisse reprendre le contrôle de la filiation familiale, il faut la réduire au rang d’esclave, lui retirer tout ses droits, et l’empêcher d’accéder à toute autonomie, économique, financière, politique, militaire… ni à aucune instruction. Son existence n’a de sens que par le mariage. Sa seule fonction en tant qu’épouse est de donner des fils légitimes à son époux. Les mères célibataires et les enfants sans pères doivent être bannis de la société, esclavagés, ou mis à mort.

Femmes battues en Papouasie

La capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Port Moresby, est l’une des villes les plus violentes au monde. Tous les jours, des douzaines de crimes visant des femmes sont recensés dans les bidonvilles de la capitale sillonnés par des gangs ultra-violents.

Dans ce pays, les deux tiers des femmes sont constamment exposées à la violence domestique. La plupart des hommes les battent quotidiennement, n’hésitant pas à utiliser machettes et couteaux ; violences qui restent souvent impunies.
Lire également dans le Club les explications du photographe Vlad SohkinCe vendredi, à Visa pour l’image, à Perpignan, se reportage est projeté au Campo Santo.

Port Moresby, 24 janvier 2012. Banil Yalomba, 16 ans, a été amenée à la clinique prénatale après avoir été agressée sexuellement par son ancien petit ami. Le jour de leur séparation, il est venu la chercher dans la maison de ses parents, l’a traînée sous la menace d’un couteau, puis l’a tabassée et violée. Parti à sa recherche, le père de Banil l’a retrouvée gisant par terre, inconsciente, et l’a conduite à l’hôpital.
Port Moresby, 6 février 2012. Un policier du commissariat de Boroko montre sur son écran une femme victime de violence domestique. Chaque jour, au moins trois femmes viennent porter plainte pour agression dans son seul commissariat. Ces agressions sont souvent le fait de leur mari, mais aussi d’inconnus.
Port Moresby, 22 janvier 2012. Richard Ba, 45 ans, montre l’oreille mutilée de son épouse, Agita Bal, 32 ans. En décembre 2010, Richard rentre soûl chez lui, prend une machette et coupe l’oreille d’Agita. Après une nuit au commissariat, il a été relâché pour insuffisance de preuves. La famille d’Agita ne l’a pas autorisée à quitter son mari, car elle avait reçu environ 500 kina (195 euros) à titre de dédommagement.
Port Moresby, 18 janvier 2012. Mary Elaes, 48 ans, est la femme d’un membre du gang dénommé Blackie. Son mari ne rentre chez lui que lorsqu’il a faim. Quand il n’y a rien à manger, il la bat. Elle a eu plusieurs membres fracturés. La police vient régulièrement chez elle, à la recherche de Blackie. Ne le trouvant pas, les policiers embarquent alors Mary. Pour échapper à son mari et aux violences policières, elle trouve refuge à l’église de son quartier.
Port Moresby, 21 janvier 2012. Membres du raskol gang (de l’anglais rascal : voyou) Dirty Dons 585. Ces jeunes hommes ont chacun commis plusieurs viols et vols à main armée. Ils admettent volontiers que les deux tiers de leurs victimes sont des femmes.
Port Moresby, 20 janvier 2012. À l’hôpital général, le docteur Freeda Wemin, gynécologue, examine une adolescente de 14 ans violée trois jours plus tôt par un avocat de 40 ans, un ami de la famille qui lui avait proposé de la conduire au marché. Au lieu de cela, il l’a emmenée chez lui, l’a violée, puis l’a abandonnée sur le bord d’une route. Le père de Freda a amené sa fille à l’hôpital, mais hésitait à attaquer le violeur en justice.
Ville de Kundiawa, province de Simbu, 27 avril 2012. Un homme avec sa bouteille de bière, dans un bar décoré du drapeau national. La plupart des violences perpétrées à l’encontre des femmes ont lieu le week-end : la grande majorité de la population mâle se soûle consciencieusement une fois la semaine de travail finie.
Port Moresby, 21 avril 2012. Un taxi près du centre commercial jouxtant le port. Pour une femme, le taxi est le moyen de transport le plus dangereux. Viols et agressions y sont perpétrés, par les chauffeurs ou leurs amis.
Port Moresby, 14 janvier 2012. Peter Umba Moses, 32 ans, est l’un des leaders du gang des Dirty Dons 585. Selon lui, le viol est l’une des fiertés des jeunes membres de gangs. Lui-même a violé plus de 30 femmes, dont trois sont mortes assassinées. Il affirme ne pas avoir été impliqué dans des crimes depuis plus d’un an, mais continue de « conseiller » les jeunes recrues de son gang.
Port Moresby, 20 janvier 2012. À l’hôpital général, Linda Amaki pleure sa fille Amanda, 25 ans, qui vient de mourir aux urgences. La jeune femme a été violée dans la rue par des membres des raskol gangs, qui l’ont frappée de plusieurs coups de couteau. Elle est décédée sans avoir repris connaissance.
Port Moresby, 21 janvier 2012. Au commissariat de Boroko, Ned Capela, 32 ans, gît inconscient sur le sol. Il a été arrêté pour tentative d’abus sexuel sur une jeune femme de 26 ans.
Port Moresby, 21 janvier 2012. Des officiers de police de l’unité mobile patrouillent la nuit. 70 % des crimes auxquels ils doivent faire face consistent en une forme ou une autre de violence à l’encontre des femmes.
Port Moresby, 21 janvier 2012. La plupart des hommes emprisonnés dans cette cellule du commissariat de Boroko sont violeurs et meurtriers. Les officiers de police reconnaissent qu’il est très rare que des maris violents soient incarcérés sur la seule base d’une accusation de violence domestique.
Port Moresby, 21 janvier 2012. Andres Sime, 39 ans, attend son procès en prison. Il est accusé de multiples viols.
Port Moresby, 25 janvier 2012. À la clinique prénatale, une infirmière examine Doring Kande, 23 ans, enceinte de cinq mois. Elle a été agressée par son mari, qui l’a ensuite chassée de la maison. Soûl, il lui a donné des coups dans le ventre, et frappé la tête contre un mur. Le bébé n’a pas survécu.
Port Moresby, 20 janvier 2012. Cathy John, 43 ans, est l’ex-femme d’un pasteur de l’église de l’Assemblée de Dieu, qui la battait constamment, parfois juste après le service religieux. Après le dernier passage à tabac, elle ne pouvait presque plus marcher, et a demandé asile à la Mission locale. Sur les 15 enfants qu’a eus Cathy, 14 ont été placés pour adoption. Son mari, John Tankel, a été expulsé de sa paroisse à la suite de ce dernier incident.
Village de Wormai, province de Simbu, 28 avril 2012. Dini Korul, âgée d’une cinquantaine d’années, a été en mai 2011 accusée de sorcellerie, tabassée par les hommes du village, puis expulsée de la communauté. Après avoir passé dix mois à l’hôpital, elle a décidé de revenir chez elle. Dini ne quitte presque jamais sa maison, se cachant des autres villageois.
Ville de Kundiawa, province de Simbu, 30 avril 2012. Hellen Alphons, 38 ans environ, a perdu sa jambe en 2005. Son mari, Alai Kawa, la lui a tranchée avec une machette en présence de leurs enfants. Alai Kawa a été arrêté, mais Hellen a décidé de quitter sa maison. Elle n’y est revenue qu’en 2010, après avoir appris qu’il était mort en prison. Aujourd’hui, elle vit avec sa belle-sœur, ensemble, elles tiennent une petite boutique en ville.
Port Moresby, 24 avril 2012. Dans le quartier de Kaugeri, l’un des plus dangereux de la capitale, Omsy Evo‚ 31 ans, ancien membre du raksol gang Kips Kaboni pose avec sa femme, Carol Koivi, 24 ans, dans leur maison. Omsy a un passé de violeur et de bandit. Il raconte que lorsqu’il a quitté le gang, il a aussi arrêté de battre sa femme. Il garde son revolver à portée de main afin de protéger sa famille.
Village de Waigar, province de Simbu, 28 avril 2012. Mariana Tom, 36 ans, victime de violences domestiques, dans la maison de l’imam du village, près de la mosquée. Le mari de Mariana la bat constamment. Bien qu’elle ne soit pas musulmane, elle est toujours bienvenue chez l’imam qui lui apporte un soutien moral et un abri.
Port Moresby, 17 janvier 2012. La capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée est l’une des villes les plus dangereuses du monde. Viols, vols à main armée, agressions, pickpockets, carjackings, caillassage de véhicules, etc., sont des problèmes constants dans la ville et ses environs. Le centre-ville est à peu près sûr en journée, mais il est très dangereux de se rendre dans les quartiers périphériques où ne règne qu’une loi, celle des raskol gangs.
Port Moresby, village de Hanuabada, 21 avril 2012. La mariée porte une couronne de billets de 100 kina (environ 40 euros) chacun pendant la cérémonie du « prix de la mariée ». L’homme papou doit verser de l’argent aux parents de la mariée. Une fois celle-ci « achetée », elle lui appartient entièrement, au même titre qu’une voiture. Il peut donc la traiter comme il veut.
Village de Kudji, province de Jiwaka, 30 avril 2012. Rasta Twa, 60 ans, a été accusée d’être une sorcière par les gens de son village, après la mort d’un jeune homme en 2003. Lors de l’enterrement du défunt, où tout le village était rassemblé, Rasta a été frappée à coups de hache, de machettes et de bâtons, et étranglée avec une corde. Elle a pu se réfugier dans sa maison. Rattrapée par un de ses poursuivants qui a tenté de la décapiter, elle s’est protégée de son bras, qui a été sectionné. Rasta a survécu, mais a dû quitter son village définitivement. Plus tard, son mari a reçu 600 kina (un peu de moins de 250 euros) de la part des anciens du village à titre de dédommagement. Rasta n’a jamais reçu un centime de son mari, et a dû chercher de l’aide auprès de parents chez qui elle vit désormais.

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Guerrier BaruyaPatriarcat Baruya (primitifs cannibales de Papouasie) : la société la plus machiste du monde. Les femmes sont mortifiées dès leur mariage forcé. Elle descend de l’homme, et ses menstrues l’excluent de la société. Les fellations permettent de nourrir l’enfant en gestation et les adolescents pour devenir des hommes.

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