Utopie du couple : Un cuisinier tue sa femme et la fait bouillir pour faire disparaître le corps

Créé le 20/09/2012 dans 20 minutes.fr

L’homme a expliqué l’avoir fait mijoter à feu doux pendant quatre jours…

«Je l’ai fait cuire lentement. Et finalement elle a cuit pendant quatre jours.» Une cour californienne a diffusé les enregistrements dans lesquels un chef cuisinier explique aux enquêteurs comment il a fait disparaître le corps de sa femme, après l’avoir tuée par accident, rapporte le L.A. Times.

David Viens, 49 ans, a indiqué avoir fait cuire le corps de sa femme Dawn dans une énorme marmite et de s’être ensuite débarrassé de ses restes, mélangés avec des déchets alimentaires de son restaurant. L’homme a toutefois plaidé non coupable du meurtre de son épouse, survenu fin 2009.

Une dispute qui finit au placard

Le restaurateur affirme en effet avoir tué son épouse «accidentellement». Le couple, sous l’emprise de la cocaïne, s’était disputé ce soir-là, a-t-il indiqué aux enquêteurs. David Viens accusait Dawn de voler de l’argent au restaurant et cette dernière continuait d’invectiver son mari alors que ce dernier tentait de s’endormir.

Pour couper court au conflit et trouver le sommeil, David Viens a alors décidé de scotcher la bouche de Dawn et de l’enfermer, pieds et poings liés, dans un placard. A son réveil, sa femme était morte. «J’ai paniqué», a-t-il admis.

Julien Ménielle

Il tente de tuer sa femme en la jetant du pont

Gaillac, assises du Tarn à Albi, La Dépêche.fr, le 15/09/2012

Je ne comprends pas, c’est mon mari qui m’a jetée du pont

Les gendarmes avaient utilisé un mannequin lors de la reconstitution sur le pont./Photo  archives DDM, E. Cayre ()

Guillaume Scheffer sera jugé dès lundi et jusqu’à jeudi pour avoir tenté de tuer sa femme en la jetant du pont Saint-Michel de Gaillac, le 10 octobre 2008.

C’est un dossier qui a mis quatre ans à sortir qui sera jugé dès lundi et jusqu’à jeudi prochain par la cour d’assises du Tarn à Albi. Guillaume Scheffer, 41 ans à l’époque des faits, est accusé de tentative d’assassinat sur son épouse, Ghislaine, le 10 octobre 2008 à Gaillac. Elle a survécu à sa chute de 20 m du pont Saint-Michel dans les eaux glacées du Tarn. Repêchée sur une rive, traumatisée, souffrant de terribles hématomes sur tout le corps et transie de froid dans sa chemise de nuit, elle ne cessait de répéter : «Je ne comprends pas, c’est mon mari qui m’a jetée du pont».

Son mari adoré

Véritable miraculée de ce drame familial qu’elle n’a jamais pu anticiper, Ghislaine, 45 ans, désigne le coupable : son mari adoré, cadre à l’UMT et père de ses deux enfants, âgés de 3 et 5 ans. Entendue longuement par les enquêteurs, elle va dérouler le fil d’une soirée qui a brisé sa vie de famille.La veille, petite soirée classique. Son mari lui apporte un dessert composé de fromage blanc et de confiture. Une forte amertume s’en dégage et Ghislaine le lui fait remarquer. «C’est sans doute la confiture». Il en change et confectionne un nouveau dessert qu’elle avale. Peu de temps après, elle part se coucher. Plus tard dans la nuit, son mari la réveille, «pour lui faire prendre l’air». Il la conduit en voiture à proximité du pont Saint-Michel, l’accompagne quelques mètres, la saisit par la taille et la fait basculer par-dessus la rambarde avant de repartir se coucher.

«Des appels au secours»

Mais Guillaume Scheffer apprendra plus tard que son arrivée n’est pas passée inaperçue. Le veilleur de nuit de la discothèque, le Bakardy, à proximité du pont, a remarqué un individu qui rejoint son véhicule et part en direction de Gaillac. Il entend aussitôt des appels au secours en provenance des berges du Tarn. Avec sa lampe torche, il aperçoit une forme au pied de l’abbaye et prévient les secours. Il est 1 h 25 du matin.

Le mari est interpellé dans la nuit par les gendarmes. Il livre plusieurs versions, expliquant qu’il ne savait pas que son épouse n’était plus dans le lit, puis il précise qu’il s’est réveillé, qu’il a constaté sa disparition et l’absence de sa voiture, une Clio. Il aurait pris sa Mégane, rejoint le pont où ils aimaient se promener, n’aurait rien vu et aurait regagné la maison. La Clio a été retrouvée le même jour, sur le parking de la place Saint-Michel, avec les clés et ses lunettes de vue à bord.

Voulait-il simuler le suicide de son épouse ? L’époux indélicat finit par reconnaître les faits, expliquant aux enquêteurs, «qu’au moment de préparer le dessert, quelque chose s’est mis en marche» et qu’il avait ressenti le besoin irrépressible de se débarrasser de son épouse. Notamment parce qu’il aurait rencontré quelqu’un d’autre. Ghislaine est vite devenue une entrave à la nouvelle vie qu’il souhaitait mener. Mais rien n’a marché comme il le souhaitait.

L’accusé sera défendu par Mes Georges Holleaux, Olivia Maury et Marion Lissot. Son épouse sera représentée par Me Philippe Pressecq. Avocat général, Pascal Suhard.Les débats commencent lundi matin à 9 heures au palais de justice d’Albi.

«Une véritable machination»

Me Philippe Pressecq, partie civile, se confie avant d’entrer dans l’arène, lundi.

« La victime a beaucoup évolué, elle essaye de se reconstruire en aidant ses enfants. C’est quand même un dossier marquant sur deux points : c’est un Monsieur Tout- le -monde qui va se trouver dans le box des accusés, ce qui peut nous faire penser qu’on a dormi pendant 10 ans aux côtés d’un assassin. Puis, c’est la préméditation qui marque ce dossier. Je n’ai jamais vu une telle machination mise en place. Et dire qu’il a failli réussir et maquiller son crime en suicide!»

P. S.

Il a voulu tuer sa femme pour soupçon d’infidélité

Publié le 14/09/2012, sur La Dépêche.fr

justice ()

«J’étais déprimé, ma femme m’avait fait du tort». Benathmane Benmoussa, 44 ans, comparaît depuis mercredi devant la cour d’assises de la Haute-Garonne. Il est accusé de tentative de meurtre sur son épouse. Les faits se sont déroulés au matin du 19 février 2011, sur fond de jalousie et d’alcool dans le quartier de La Reynerie, à Toulouse. Réfugiée en sang chez sa voisine de pallier, cette femme avait rapidement été admise au CHU de Rangueil. Les médecins avaient dû soigner quatre plaies plus profondes au niveau du torse, de la cuisse et du genou ainsi que des lésions superficielles et des hématomes.

Hier devant les jurés, quatre femmes et deux hommes, les experts psychiatres et psychologues décrivent l’accusé, qui s’exprime difficilement en français, comme une personnalité cohérente mais avec «des carences narcissiques importantes et un fort sentiment de dévalorisation». Et c’est parce qu’il pensait son épouse infidèle qu’il a voulu la tuer.

Hier, au cours de sa plaidoirie, Me Hafida Chtioui avocate de la victime, a mis en avant le terrible calvaire de cette femme battue et prisonnière de son époux depuis 24 ans. «J’ai grandi» a précisé la victime à la barre. Depuis l’incarcération de son mari, elle a engagé une procédure de divorce.

L’avocat général, Jean-Jacques Sylvestre, a insisté sur la volonté de l’accusé d’avoir porté des coups avec l’intention de donner la mort. Le magistrat du parquet général a surtout insisté sur la culture, fruste, de l’accusé, sa volonté de «posséder» sa femme. Il a demandé à la cour de ne pas prononcer une peine inférieure à dix ans de réclusion criminelle. Mes Julie Vende et Jacques Derieux, avocats de l’accusé, plaident ce matin. Verdict dans la journée.

La Dépêche du Midi

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