Patriarcat islamique : Prison pour femmes pécheresses, bavardes, non voilées… comme chez les catholiques d’autrefois

Le mariage est le seul garant de la reconnaissance de paternité, fondement du patriarcat. Toute sexualité hors du cadre légal du mariage est violemment punie, et tout ce qui la favorise est proscrite. Ainsi, les femmes doivent être cachées, et ne doivent pas discuter sans surveillance avec les hommes avec qui elles pourraient être mariées. Les prisons pour femmes pécheresses ont aussi existé chez les catholiques jusqu’à la fin du 19e siècle. On y enfermait les femmes de « mauvaise vie » (prostituées, libertines, mères-célibataires, pauvresses célibataires…), à défaut de les envoyer au couvent, à l’asile, ou au bordel, gérés par l’Église.

Mali : une adolescente reçoit 60 coups de fouet pour avoir parlé à des hommes

Mali-police-islamique2BAMAKO (Sipa) — Une adolescente a reçu 60 coups de fouet lundi pour avoir parlé à des hommes dans la rue, dans la ville de Tombouctou tombée aux mains des islamistes d’Ansar Dine.

La jeune fille d’environ 15 ans a été « mise en garde cinq fois par la police islamiste mais elle a continué à parler aux hommes dans la rue » ont déclaré les islamistes selon Ousmane Maïga, un habitant de Tombouctou.

La jeune fille a reçu 60 coups de fouet en public vers 11h, heure locale (11h GMT), devant le nouveau siège de la police islamiste au centre-ville de Tombouctou, près de la place de l’Indépendance.

Source : Malijet, 15 octobre 2012

Mali : les femmes non voilés emprisonnées à Tombouctou

Une prison pour femmes s’est ouverte, ce vendredi 21 septembre, à Tombouctou, dans le nord du Mali.

Mali-tombouctouLes islamistes ont commencé à arrêter les femmes qui ne portent pas le voile. Ils ont également ordonné que toutes celles qui seraient vues, le soir, dans la rue, soient conduites en prison. Par ailleurs, Amnesty International dénonce la multiplication des amputations et autres châtiments corporels infligés par les islamistes radicaux depuis un mois dans la région, au nom de la charia.

A Tombouctou, les islamistes d’Ansar Dine font pression sur les habitants et leur imposent les nouvelles mœurs, notamment l’imposition du voile pour les femmes, l’interdiction de fumer ou encore de consommer de l’alcool.

Depuis jeudi, dans la ville, une police des mœurs se rend chez les imams et dans les concessions pour leur dire à tous que, désormais, toutes les filles « doivent s’habiller décemment ». Ils les préviennent également des différents montants d’amendes à payer pour tous ceux et toutes celles qui ne respecteraient pas « la loi islamique ». Une prison pour femmes a spécialement été créée.

Joint par RFI, Elhadji Baba Haïdara, député de Tombouctou, rappelle qu’après les châtiments corporels, c’est maintenant un code vestimentaire très strict qui est imposé aux femmes. Elhadji Baba Haïdara tente d’attirer l’attention sur la souffrance de la population.

Dans le nord du Mali, jusqu’à aujourd’hui, sept Maliens ont été amputés. Selon Amnesty International, 25 personnes attendraient, actuellement, de se faire amputer.

Source : RFI, 21 septembre 2012

Egypte : une enseignante punit deux élèves non voilées en coupant leurs cheveux

Louxor, Egypte (AP) – Une enseignante dans le sud de l’Égypte a puni deux élèves de 12 ans qui ne portaient pas le foulard en coupant leurs cheveux, a déclaré le père de l’une d’elles mercredi ; cet incident attise les inquiétudes pour les droits individuels dans un contexte de montée des mouvements politiques islamistes.

Egypt-school-girlsLe gouverneur de la province de Louxor où s’est produit l’incident a qualifié le geste de l’enseignante de «honteux» et indiqué qu’elle avait été transférée dans une autre école. Les groupes de défense des droits humains affirment toutefois que certains conservateurs islamiques, encouragés par le succès de groupes comme les Frères musulmans et la tendance salafiste ultraconservatrice lors des élections législatives et présidentielle, cherchent de plus en plus à imposer leurs normes aux autres Égyptiens.

Dans le village de Qurna dans la province de Louxor à 500 kilomètres au sud du Caire, Berbesh Khairi El-Rawi, le père de l’une des élèves, a dit que l’enseignante avait forcé les deux jeunes filles à tenir leurs mains au-dessus de leur tête pendant deux heures, puis qu’elle leur avait coupé les cheveux à l’école. Il a indiqué à l’Associated Press qu’il avait déposé une plainte au bureau du Procureur de Louxor après l’incident du 10 octobre.

Pour Ziad Abdel Tawab de l’Institut du Caire pour les droits humains, l’incident est alarmant, mais pas surprenant. «Que ce soit dans les écoles ou ailleurs, le sentiment général est que toute action abusive est acceptable si elle est justifiée par la protection de l’islam», a-t-il dit.

Source : AP, 17 octobre 2012. 17 octobre 2012. Extrait traduit par Poste de veille

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