Patriarcat Afghan : égorgées ou décapitées pour désobéissance à la famille du père

COMPARAISON AVEC LE DROIT ROMAIN

Le « pater familias » (père de famille), dispose de la « patria potestas » (puissance paternelle). Il a droit de vie ou de mort sur toute sa maisonnée (épouse, enfants, esclaves…). Ils sont, selon la dure formule romaine,  « dans sa main, in manu ». Caton l’Ancien (homme d’état romain, 2e Siècle av-JC.) formule ainsi le code conjugal  : « Le mari est juge de la femme ; son pouvoir n’a pas de limites ; il peut ce qu’il veut. Si elle a commis quelque faute, il la punit ; si elle a bu du vin, il la condamne ; si elle a eu commerce avec un autre homme, il la tue. ». La femme est une éternelle mineure, sans aucune capacité juridique. Elle est d’abord sous la tutelle de son père, puis de son mari, qui a droit de vie ou de mort sur elle. Quand elle est veuve, elle est sous la tutelle de son fils ou d’un proche parent.

Afghanistan : Mah Gul, 20 ans, décapitée pour avoir refusé de se prostituer

Source : Terra Femina. Par –  Publié le 18 octobre 2012

Une jeune femme afghane s’est fait assassiner parce qu’elle refusait de se prostituer. Récemment mariée, Mah Gul avait refusé de coucher avec un autre homme comme le voulait sa belle-famille. Son cas ne serait pas inédit.
Crédit photo : iStockphoto

Une jeune afghane de 20 ans a payé de sa vie son refus de se prostituer. Mariée depuis quatre mois, Mah Gul a opposé plusieurs refus à sa belle-mère qui voulait la prostituer. Selon lefigaro.fr qui révèle l’information, elle aurait été tuée après un nouveau refus la semaine dernière de coucher avec un homme de la ville d’Herat. L’assassin dit avoir été trompé par la belle-mère qui l’aurait encouragé en lui disant que la jeune femme était une prostituée. Il a raconté avoir attendu la nuit et le départ de l’époux pour assassiner Mah Gul avec un couteau avec l’aide de la belle-mère.

L’assassin, la belle-mère, mais également le mari et le beau-père ont été arrêtés, tous soupçonnés d’être impliqués dans le meurtre. Une affaire du même type avait eu lieu en mars en Afghanistan. Un mari et sa femme avaient torturé la deuxième épouse du premier pour la forcer à se prostituer. Selon le directeur régional de la commission des droits de l’Homme, Abdul Qader Rahimi, cité par lefigaro.fr, les affaires de violence contre les femmes dans l’ouest de l’Afghanistan seraient en forte augmentation.

Toronto – Randjida Khairi a payé le prix ultime pour avoir tenu tête à son mari afghan musulman et laissé leurs enfants vivre à l’occidentale, a entendu un jury vendredi.

Couteau-egorgementLa mère de six enfants a lentement suffoqué dans son sang après avoir eu la gorge tranchée jusqu’à la colonne vertébrale par Peer Khairi, a affirmé Robert Kenny du ministère public dans sa déclaration préliminaire au jury. «Elle était en train de séparer ses finances et de quitter la maison familiale. Le couple s’était querellé au sujet de son attitude permissive envers les enfants, sur la façon dont elle leur permettait de se vêtir et de socialiser à leur guise au lieu de contrôler leur comportement pour qu’ils préservent la culture et les normes de leur pays d’origine», a déclaré Me Kenny.

Peer Khairi l’a égorgée en coupant les muscles de son cou, ses voies respiratoires et sa boîte vocale jusqu’à la colonne vertébrale alors qu’elle gisait sur le dos sur un petit lit, a déclaré Me Kenney. Elle ne pouvait pas crier ni relever sa tête en raison de la profonde coupure. Elle a également été poignardée à cinq reprises dans le torse avec un second couteau plus court et acéré, mais la faible quantité de sang indique que ces blessures ont été infligées après l’égorgement, a entendu la cour.

Source : Mother paid price for standing up to husband, court hears, Toronto Sun, 5 octobre 2012. Extrait traduit par Poste de veille

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