‘L’infidélité, c’est super cool… la seule façon de résister au divorce’ : Quand internet tue le patriarcat

Le mariage est le seul garant de la reconnaissance de paternité, pilier du patriarcat. Toute sexualité hors mariage peut engendrer des enfants non reconnus par leur père, doit donc être interdite et durement réprimée !

Source 20 Minutes, le 28 janvier 2011.

La banalisation de l’adultère

« Ce n’est pas nouveau, l’infidélité touche un couple sur deux. En revanche, l’image de l’adultère change. Lorsque Tony Parker trompe Eva Longoria, nous ne sommes plus offusqués, on trouve même cela marrant ! Nous sommes en train d’ôter l’hypocrisie qui se cache derrière cette pratique », lance Teddy Truchot, fondateur de Gleeden.com, le site de rencontres dédié aux personnes mariées, leader sur ce marché.

La seule façon de résister au divorce

Lancée depuis plus d’un an en France, la plateforme cartonne. Près de 600 000 membres actifs s’adonnent aux joies de la drague illégitime avant de passer à l’acte, comme Agnès, 45 ans, dont une trentaine de vie maritale, et mère de deux ados : « Le sexe n’est pas forcément la première motivation. On va sur Gleenden.com pour casser la routine, se donner des frissons et ne pas rester engluée dans une vie de couple monotone, assure-t-elle. La différence avec Meetic, c’est que l’on n’est pas là pour se raconter des cracks. La loyauté physique ne tient plus la route. L’infidélité, c’est super cool. C’est la seule façon d’être équilibrée et de résister au divorce. Une preuve d’amour en somme ! »

Les hôtels du péché

Si le discours peut choquer, il donne aussi des idées à des entrepreneurs qui n’ont pas froid aux yeux. Ancien de l’hôtel Amour, à Paris, Thibaud d’Agrèves vient de lancer Dayuse-hotels.com. Le concept est aussi simple qu’efficace : louer des chambres d’hôtels de luxe inoccupées la journée à des couples en quête de plaisirs discrets.

« Notre clientèle est composée de cols blancs et de working girls de 30 à 55 ans, qui souhaitent un cadre haut de gamme. L’idée est inspirée des love hotels brésiliens ou japonais. La différence, c’est que nous, on ne loue pas des chambres à l’heure, mais plutôt à la demi-journée », confie le cofondateur de cette centrale de réservation. « Il existe une forte demande, ajoute-t-il. Nous som­mes en train de nous développer dans les grandes villes de France avant de nous attaquer au marché européen. »

Rira bien qui trompera le dernier.

Cédric Couvez
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