Chine : sa femme lui a caché qu’elle était laide. Il l’attaque en justice

Dans le système patriarcal, puisque la femme dépend de son amant, et non plus de sa famille maternelle, la beauté physique détermine son statut social. La beauté est un appât majeur pour attirer les hommes. C’est avec que la femme marchande ses relations « amoureuses » suivant la loi de l’offre et de la demande. La femme jeune et jolie fait partie d’une caste de privilégiées. Les hommes leur offrent tout pour tenter de conquérir leur sexe : contrats d’embauches, entrées, boissons, restaurants, hôtels, cadeaux, bijoux, vêtements, voyages, entretien pur et simple… C’est pour cela qu’une femme doit être jeune et impeccablement belle. La laideur et la vieillesse ne pardonnent pas, et la rabaissent au banc de la société. Mais on dira d’un homme laid et vieux qu’il a du « charme » et de la « maturité » s’il paraît riche (frime pour affirmer son niveau social : vêtements, bijoux, voiture…). Ce qui compte, c’est qu’il soit « sécurisant »…

Le 29 oct 2012, Source : Huffington Post.

Peut-on être condamné pour son physique ingrat ? La justice chinoise semble estimer que oui, si l’on en croit cette histoire relayée par l’Huffington Post.

En Chine, Jian Feng file un parfait amour avec sa très belle femme. Après le mariage vient vite le premier enfant. Une naissance qui s’avèrera dévastatrice pour le couple.

Lorsque Jian découvre les traits du petit, il s’interroge : comment sa femme et lui ont pu donné la vie à un môme au physique aussi délicat ? Il accuse sa compagne d’avoir eu une relation extra-conjugale, seule alternative valable puisqu’il se considère lui aussi gâté par la nature.

S’il n’y a pas eu adultère, il y a bien eu cachoterie : la mère avoue avoir eu par le passé recours à la chirurgie esthétique pour masquer des attributs peu valorisants à sa naissance. Plus qu’une simple rectification, c’est une modification de fond en comble qu’elle a subie : elle aurait déboursé au total 75 000 euros dans ces opérations.

Il n’en faut pas plus pour que Jian Feng obtienne le divorce. Furieux et dépité par le fait d’avoir été floué par celle qui est si belle aujourd’hui, il attaque son ex-femme en justice et remporte le procès. Si l’argent de fait pas le bonheur, il l’a sûrement aider à surmonter son chagrin : il a reçu 100 000 euros de compensation, après que la Cour a estimé que sa femme l’a épousé sous des faux-semblants et qu’elle aurait dû l’informer de son ancienne apparence.

Publicités