Un hémiplégique de 71 ans torturé par sa femme. Un aveugle de 80 ans séquestré et volé par sa jeune épouse

Le couple (mariage d’amour) est une utopie moderne contre-nature vouée à l’échec. Le mariage a été inventé dans le seul but de garantir la reconnaissance de paternité. Sans esclavage des femmes, ni couple ni paternité ne peuvent perdurer.

Un septuagénaire torturé par son épouse dans les Vosges

Par Flore Galaud publié le 26/08/2010 sur Le Figaro

Multiples fractures, oreille arrachée, morsures sur le corps… Une femme de soixante-cinq ans est soupçonnée d’avoir fait endurer les pires sévices à son époux hémiplégique dans leur maison de Nompatelize. Elle a été mise en examen et écrouée.

Un calvaire à domicile. Un homme de 71 ans a été retrouvé samedi dernier dans un état grave, par les pompiers, dans sa maison de Nompatelize, dans les Vosges. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme – hémiplégique depuis trois ans – aurait subi des actes de torture de la part de sa propre femme, âgée de 65 ans, indique L’Est Républicain, qui révèle jeudi l’affaire.Oreille arrachée, tête ensanglantée, fracture de la cheville, du nez, morsures dans le dos, traces de sang sur les murs… Les soldats du feu sont plongés dans l’horreur à leur arrivée au domicile du couple, après avoir été alertés par le beau-frère de la présumée tortionnaire. La victime, retrouvée nue, est en hypothermie. Ils préviennent aussitôt la gendarmerie de Raon-l’Étape puis évacuent le septuagénaire à l’hôpital Saint-Charles de Saint-Dié, où il est placé en soins intensifs. Son état est toujours jugé critique.

«Il devenait un poids mort»

Rapidement, l’épouse du septuagénaire est interpellée et placée en garde à vue. Après des interrogatoires qui durent toute une nuit, elle finit par reconnaître certains faits de tortures et de maltraitances sur son mari. Après trois accidents vasculaires cérébraux (AVC), «l’époux était devenu grabataire, incontinent: il était devenu à beaucoup d’égards gênant, il devenait un poids mort», a expliqué le procureur. Elle a été incarcérée à la maison d’arrêt d’Épinal. Mise en examen pour «actes de tortures et de barbarie sur personne vulnérable», elle risque trente ans de réclusion criminelle.

Au début du mois d’août, un autre cas de maltraitance aggravée d’une femme sur son mari était découvert à Châteaudun, en Eure-et-Loir. L’homme, âgé de 80 ans, vivait dans un petit cagibi où l’enfermait sa femme. Cette dernière, âgée de 45 ans, est soupçonnée de l’avoir très peu ou mal nourri et de l’avoir régulièrement frappé. Elle a été mise en examen pour «séquestration, violences aggravées et abus de faiblesse» par le parquet de Chartres et placée en détention provisoire à la maison d’arrêt de Versailles.

Octogénaire séquestré : l’épouse mise en examen

Par Delphine Chayet publié le 01/08/2010 sur Le Figaro

Béatrice Fautré est accusée d’avoir enfermé et maltraité son mari malvoyant durant dix ans. Pour son avocat, elle «n’est pas en mesure de comprendre tout ce qui lui est reproché».

Enfermé depuis un an dans une pièce exiguë, au sous-sol de sa maison, un homme âgé de 80 ans a été libéré mercredi dernier par les gendarmes de Châteaudun, en Eure-et-Loir. Épuisé, couvert d’hématomes, mais conscient, le retraité a été aussitôt hospitalisé. «Il vivait depuis un an dans ce cagibi fermé de l’extérieur, dont seule sa femme avait la clé, relate un enquêteur. On le nourrissait deux fois par jour avec des viennoiseries et des produits périmés. Il faisait régulièrement l’objet de violences.» Malvoyant depuis quelques années, l’octogénaire a perdu la vue durant sa captivité.

500 000 € prélevé sur le compte commun

Sa femme, 45 ans, a été mise en examen pour «séquestration, violences aggravées et abus de faiblesse» par le parquet de Chartres. Samedi, elle a été placée en détention provisoire à la maison d’arrêt de Versailles. Béatrice Fautré aurait prélevé, ces derniers mois, au moins 500.000 euros sur le compte qu’elle partageait avec son mari, un ancien agent d’assurances. «Il faudra remonter dans le temps pour dater les premiers détournements», note une source proche de l’enquête. L’ancienne auxiliaire de vie, devenue caissière dans la supérette de son amant, avait épousé le retraité trois ans plus tôt, dans un village voisin. «Le maire n’avait pas voulu les unir, car il avait des doutes sur la véracité de leur union, confie-t-on à la mairie. C’est un adjoint qui les a mariés. À l’époque, la victime vivait déjà recluse dans leur maison.»

Personnalité séductrice, selon les enquêteurs, l’auxiliaire de vie s’était fait connaître en avril 2009 par un article publié dans La République du Centre. Elle y lançait un appel à la générosité, afin de récolter de l’argent pour aider le quotidien de sa fille de 9 ans devenue hémiplégique. L’enfant est morte quelques mois plus tard d’une tumeur cérébrale.

L’amant et le fils mis en examen

Ce week-end, l’amant de Béatrice Fautré, qui vivait sous le même toit, a été mis en examen pour complicité et non-dénonciation de mauvais traitements sur personne vulnérable. Il a été remis en liberté, sous contrôle judiciaire. Le fils aîné de la caissière, âgé de 22 ans, a aussi été mis en examen . Lors de leurs auditions, tous deux ont minimisé les faits. Béatrice Fautré, elle, nie toute maltraitance et assure qu’elle cherchait «à protéger» son mari. «Elle admet qu’il lui arrivait de faire des reproches et de donner des petites claques à son époux», précise un enquêteur. Son avocat affirmait ce dimanche que «sa cliente n’est pas en mesure de comprendre tout ce qui lui était reproché».

Une personne âgée sale, qui volait de la nourriture

C’est un signalement du conseil général d’Eure-et-Loir qui a lancé l’enquête fin juillet. Sans nouvelles de l’octogénaire depuis plusieurs mois, le département a fait un signalement pour disparition inquiétante auprès du parquet. Le témoignage de la plus jeune fille de la famille avait intrigué les services sociaux. Lors d’un rendez-vous avec un médecin, l’enfant avait en effet évoqué la présence à domicile «d’une personne âgée qui était sale, qui volait de la nourriture, et qui faisait l’objet de violences, parce qu’elle pouvait énerver notamment sa mère».

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