Lapidation en Somalie : ‘La femme a admis avoir eu des relations sexuelles hors mariage’

Somalie : une jeune femme lapidée à mort par ordre des Shebabs

Source : Al-Shabaab order woman stoned to death for sex offence, Africa Review, 26 octobre 2012. Traduction par Poste de veille

Le mariage est le seul garant de la reconnaissance de paternité. Toute sexualité hors mariage peut engendrer des enfants sans père, illégitimes, et doit donc être interdite. Comme l’a déclaré vendredi le Grand Mufti d’Arabie saoudite devant les 2,5 millions de pèlerins réunis à La Mecque, la charia s’applique à tous les aspects de la vie, en tout lieu et en tout temps, y compris la peine de mort et les autres peines prévues en islam telles que la lapidation, l’amputation et la flagellation, et ceux qui prétendent le contraire font partie des campagnes menées par les ennemis de l’islam.

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Une jeune femme a été lapidée à mort jeudi en Somalie après avoir été reconnue coupable d’avoir eu des relations sexuelles hors mariage, indiquent des rapports.

Les résidents de Jamama, une ville située à 425 km au sud de Mogadiscio dans la région du Bas-Jubba, ont déclaré que les partisans des Shebabs avaient organisé la lapidation sur la place principale de la ville à la fin de l’après midi. « Beaucoup de résidents ont été appelés à assister à l’exécution du châtiment », a indiqué un résident ayant requis l’anonymat pour sa sécurité à Kulmiye, un diffuseur indépendant à Mogadiscio.

Crime de fornication

Il a ajouté que les responsables des Shebabs dans la ville avaient été témoins de la lapidation. «La femme a admis avoir eu des relations sexuelles hors mariage », a dit un responsable islamiste à la foule  après la lapidation. « Ces types de châtiments conformes à la charia (la loi islamique) seront administrés », a-t-il ajouté.

Aucune trace de l’homme impliqué dans la fornication

Selon des résidents, la jeune femme a été appréhendée dans l’un des quartiers de la ville mais il n’y a aucune trace de l’homme impliqué dans le délit allégué. Le système judiciaire des Shebabs est souvent critiqué par des groupes de défense des droits humains pour son absence d’avocats de la défense et de preuves appropriées ainsi que pour ses peines sévères exécutées en toute hâte.

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