Les musulmanes de Grande-Bretagne vivent dans la peur des tribunaux islamiques clandestins

Le mariage est le seul garant de la reconnaissance de paternité, fondement du patriarcat. Toute sexualité en dehors du cadre légal du mariage peut engendrer des enfants non reconnus, des bâtards illégitimes, des enfants sans père. Pour garantir la filiation paternelle, toute sexualité extra-conjugale doit être strictement interdite et violemment réprimée. Pour garantir le droit des pères, il faut supprimer le droit des mères. L’enfant ne peut appartenir qu’à une seule et unique personne, au père. Pour s’approprier les enfants de la mère, il faut contrôler son ventre, et donc son sexe. Pour que la femme ne puisse reprendre le contrôle de la filiation familiale, il faut la réduire au rang d’esclave, lui retirer tout ses droits, et l’empêcher d’accéder à toute autonomie, économique, financière, politique, militaire… ni à aucune instruction. Son existence n’a de sens que par le mariage. Sa seule fonction en tant qu’épouse est de donner des fils légitimes à son époux. Les mères célibataires et les enfants sans pères doivent être bannis de la société, esclavagés, ou mis à mort.

GB : « Les tribunaux de la charia sont aussi consensuels que les viols »

Le 21/10/2012. Source : Sharia courts ‘as consensual as rape’, House of Lords told, par John Bingham, Telegraph, 20 octobre 2012. Traduction par Poste de veille

A noter en particulier le commentaire de la Baronne Uddin, première femme musulmane nommée à la Chambre des Lords, qui prévient qu’une loi visant à protéger les femmes musulmanes malmenées par la tribunaux de la charia, sera vue comme «une autre attaque contre les musulmans». Autrement dit, soutenir les droits des femmes musulmanes est une atteinte aux droits de leurs hommes…

Vivre dans la peur de la justice divine

Charia-femmes« Les musulmanes de Grande-Bretagne sont contraintes de « vivre dans la peur » en raison de la multiplication des tribunaux de la charia non officiels et non réglementés appliquant les normes islamiques », a dit la Baronne Caroline Cox devant la Chambre des Lords.

Dans certains cas, les décisions des « conseils » et tribunaux religieux officieux sont aussi « consensuelles » que les viols. Cette mise en garde intervient à l’occasion du tout premier débat parlementaire sur le sujet au Royaume-Uni. La Baronne Cox, paire indépendante et championne du Tiers-Monde, a déposé l’année dernière à la Chambre des Lords un projet de loi d’initiative parlementaire visant à contenir le réseau des soi-disant « tribunaux » non officiels appliquant les principes islamiques.

La loi de Dieu régit tous les aspects de la vie

Une étude établit à environ 85 le nombre d’organismes de la charia en Grande-Bretagne, mais il n’existe aucune estimation officielle. Ces organismes comprennent les tribunaux d’arbitrage légalement reconnus établis principalement pour régler des différends financiers selon les principes juridiques islamiques, et qui ont élargi l’éventail des cas qu’ils règlent. Il y a aussi un réseau de « conseils » informels de la charia, agissant souvent dans les mosquées, traitant de divorces religieux et même de garde d’enfants selon les enseignements islamiques.

Tribunaux et juges clandestins : un acte criminel

Le projet de loi, débattu pour la première fois hier, stipule que le fait pour ces organismes de se représenter comme des tribunaux, et leurs présidents comme des juges, constitue un acte criminel. Il limite également les activités des tribunaux d’arbitrage et exige explicitement qu’ils reconnaissent les lois sur l’égalité et les droits des femmes.

Des femmes sous tutelle

La Baronne Cox a relaté devant la Chambre des Lords certains cas dont elle a eu connaissance, y compris celui d’une femme qui avait été admise à l’hôpital par son mari violent qui l’avait quittée pour une autre femme, tout en lui refusant un divorce pour qu’elle puisse se remarier. Une autre femme a été forcée de se rendre en Jordanie pour demander à un garçonnet de sept ans qu’elle n’avait jamais rencontré la permission de se remarier, parce qu’elle n’avait aucun autre parent masculin.

Trahie par la Grande-Bretagne, où la situation est pire qu’en terre d’islam

Une troisième femme venue la voir avait tellement peur d’être vue en sa compagnie qu’elle s’est cachée derrière un arbre pendant qu’une autre lui parlait : « Je me sens trahie par la Grande-Bretagne, je suis venue dans ce pays pour fuir tout cela mais la situation ici est pire que dans mon pays d’origine ».

Selon la Baronne Cox, « ces exemples ne sont que la pointe de l’iceberg car de nombreuses femmes vivent dans la peur. Elles sont tellement intimidées par leur famille et leur communauté qu’elles n’osent pas parler ou demander de l’aide ».

La Baronne Donaghy a ajouté : « La définition de consentement mutuel est parfois tellement étirée qu’une femme est considérée comme ayant consenti au processus alors qu’en pratique, la barrière linguistique, l’énorme pression culturelle et familiale, l’ignorance de la loi, une confiance indue dans le système, ou la menace d’un isolement complet, font que ce consentement est aussi mutuel que dans un viol ».

Un projet de loi anti-musulmans ?

Lord Carlile, expert légal, appuie le projet de loi. Pour sa part, l’évêque de Manchester met en garde contre la possibilité que cette loi ne « stigmatise les personnes qu’elle vise à aider ». Et la Baronne Uddin, la première femme musulmane nommée à la Chambre, a déclaré que ce projet sera vu comme « une autre attaque contre les musulmans ».

Lord Kalms, un homme d’affaires, a affirmé que les soi-disant tribunaux islamiques ont d’ores et déjà étendu leur champ de compétence bien au-delà de la médiation, pour s’occuper d’affaires criminelles. « A ma connaissance, aucun de ces cas  n’a retenu l’attention de la police ou fait l’objet d’une enquête. La police et les autres autorités devront rendre des comptes », a-t-il dit.

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