Solos : le fossé des sexes – Mieux vaut être jeune et pauvre pour une femme, riche et vieux pour un homme

Le couple est un contrat économico-sexuel favorable à une relation prostitutionnelle : on échange du sexe contre des avantages matériels (sécurité). La femme est en position biologique de faiblesse : c’est elle qui risque de se retrouver mère seule, et c’est elle qui a la période de fécondité la plus courte. C’est donc elle qui contrôle l’offre sexuelle, et l’homme la demande. Pendant sa courte période propice à la maternité, elle a tout intérêt à trouver un amant stable et protecteur. Celui-ci aura tendance à être plus âgé, puisque sa situation financière augmente en général avec l’âge.

“La population des solos n’est pas sociologiquement homogène. Les femmes seules se concentrent surtout en haut de l’échelle sociale, les hommes surtout en bas[Guy Desplanques, de l’Insee, dans le Nouvel Observateur n°1919 du 16 au 22 août 2001, page 8]. Donc les femmes les moins seules se concentrent surtout en bas de l’échelle sociale (pauvres), et les hommes les moins seuls surtout en haut (riches).

Rêves de filles par tranches d'âge - mariage

  • 21% des femmes cadres habitent seules contre 12% des hommes cadres.
  • A l’inverse, parmi les personnels de service, on trouve 21% de solitaires masculins et 6% de féminins.

Moralité, pour ne pas être seul, mieux vaut être riche pour un homme, et pauvre pour une femme.

La crise de la quarantaine

40 ans, c’est l’âge pivot où les singles hommes et femmes s’équilibrent. Avant, c’est eux qui sont les plus nombreux. Après, ce sont elles. Et le décalage au détriment des femmes augmente avec l’âge. Le taux de vie en couple culmine à 40 ans pour les femmes, à 55 ans pour les hommes. Les chances de se remettre en couple après rupture sont cinq fois moindres à 50 ans qu’à 25 ans pour une femme. Pour un homme, une fois et demie seulement. D’où vient le déséquilibre ? [Ursula Gauthier, page 9]

Elle est jeune, lui pas

« D’abord de la différence d’âge entre partenaires. De deux ans en moyenne dans la première union, elle passe à 5 ans dans la deuxième. Et plus les hommes se marient tard, plus leur femme est jeune. Résultat : après 40 ans, il y a pénurie d’homme disponibles sur le marché matrimonial. » [Michel Bozon, chercheur à l’Ined, page 9]

Lire Sociologie de la beauté : l’ascenseur social de la femme patricienne

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