Les vieux riches ont la cote auprès des jeunes étudiantes canadiennes endettées

Le couple a toujours été un contrat de fidélité économico-sexuelle, qui permet d’échanger de la sécurité matérielle contre des prestations sexuelles. C’est une prostitution qui ne dit pas son nom, sous le vernis respectable de « l’amour ». Le couple est structurellement vénal. C’est la seule forme de solidarité « familiale » proposée par les sociétés régies par le patriarcat libéral.

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Les sugar daddies ont la cote auprès des universitaires montréalaises

Sur Métro le 22 Janvier 2013

Les étudiantes montréalaises seraient de plus en plus nombreuses à recourir aux services d’un sugar daddy afin de payer leurs études.

C’est ce que laisse entendre le palmarès 2012 des universités canadiennes les mieux représentées parmi la clientèle du site SeekingArrangement.com, un portail qui encourage, entre autres, les jeunes femmes à payer leurs études en fréquentant un homme mature.

Trois universités montréalaises se classent parmi les 20 institutions dont proviennent le plus de nouvelles membres du site de rencontre. L’Université de Montréal et l’UQAM figurent respectivement en 20e et 13e position, alors que l’Université McGill se hisse au 4e rang avec 148 abonnés de plus au service en 2012.

«Le coût de la vie augmente, l’endettement étudiant est extrêmement élevé, et tous n’ont pas des parents qui peuvent subvenir à leurs besoins, analyse le porte-parole de Seeking Arrangement, Leroy Velasquez, joint au téléphone à Las Vegas. La fréquentation d’un sugar daddy devient une solution parmi tant d’autres afin de rembourser ses dettes.»

60$ par mois pour les vieux

Un avis que partagent manifestement de nombreuses universitaires au pays. En 2012, le site a vu le nombre d’étudiantes canadiennes augmenter de 38 % parmi ses membres. L’option se veut d’autant plus alléchante que les étudiants (hommes et femmes confondus) s’inscrivent gratuitement sur le site. Il en coûte 60 $ par mois pour la clientèle des sugar daddies ou sugar mommies.

Une incitation à la prostitution

Alors que plusieurs organisations américaines dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une incitation à la prostitution, SeekingArrangement se présente comme une alternative tout à fait légitime à l’occupation d’un emploi durant ses études.

3000$ par mois en couchant avec des vieux riches

«Nos sugar babies (les jeunes abonnées) peuvent gagner jusqu’à 3 000 $ par mois en côtoyant un homme plus vieux, ne serait-ce qu’une ou deux fois par mois. C’est plus payant que certains emplois à temps plein, et ça libère du temps pour la vie académique», fait valoir M. Velasquez.

«Et de toute façon, le sexe n’est pas du tout un préalable aux rencontres sur le site», ajoute-t-il, précisant que certains couples ne se voient que dans le cadre de soupers, de loisirs ou d’événements officiels.

Et comme quoi l’amour peut naître d’une relation «sucrée», SeekingArrangement reçoit chaque année une douzaine d’invitations à des cérémonies de mariage de ses abonnés.

« Le mariage représente l’un des côtés de la vie sexuelle du monde bourgeois, la prostitution en représente l’autre. Le premier est la face de la médaille, la seconde en est le revers. Quand l’homme ne trouve pas sa satisfaction dans le mariage, il a le plus souvent recours à la prostitution (…) qu’il s’agisse de ceux qui, de gré ou de force, vivent dans le célibat, ou de ceux auxquels le mariage ne donne pas ce qu’ils en attendaient, les circonstances leur sont infiniment plus favorables pour les aider à satisfaire leur instinct sexuel que pour les femmes. »Alexandra Kollontaï – Les problèmes de la prostitution (PDF).

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