Jacques Bompard (ex-Front National) prône le « Mariage pour Personne » – la fin du patriarcat

Poubelle3Le mariage a été inventé dans l’unique but de garantir la reconnaissance de paternité. C’est le mariage qui définit la paternité (article 352 du Code Civil, ou Code Napoléon de 1804). Toute sexualité hors mariage peut engendrer des enfants sans père, des bâtards illégitimes, et est donc strictement interdite et sévèrement réprimée dans toute société patriarcale traditionnelle. Tout enfant conçu hors mariage n’aura donc pas de père légal, sera frappé d’indignité et d’incapacité de succession (charia islamique, ordonnance de Louis XIII, et Code Napoléon…). Et c’est seulement par l’interdiction du sexe hors mariage (virginité, chasteté, fidélité) et donc, l’esclavages des femmes (tutelle ou patria potesta), que peuvent être assurés la pérennité du mariage et de sa finalité, le droit des pères (patriarcat).

Lire : L’origine du mariage : garantir la reconnaissance de paternité

La guerre des amendements contre « le mariage pour tous »

Jacques-Bompard.jpg (326×217)Alors que s’ouvre le débat parlementaire sur le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe, qui doit durer deux semaines, l’opposition a prévu de déposer plus de 5.100 amendements, dont 5166 son l’œuvre de l’UMP, et 5 particulièrement originaux, du député de droite nationale Jacques Bompard (Ligue du Sud et ex-FN). Pour lui, c’est un moyen de contester « les cohérences du texte » : « Cette loi a des cohérences que je conteste, je veux montrer où mènent ces cohérences. »

Ces amendements permettront à l’opposition de faire entendre son implication dans la bataille contre ce projet symbolique du gouvernement. Devant un nombre inhabituellement élevé, certains crient à l’obstruction parlementaire, technique visant à retarder le plus possible l’adoption d’une loi. Le président du groupe UMP réunifié, Christian Jacob, s’en défend : « On ne fait pas de l’obstruction parlementaire avec 5.000 amendements. L’obstruction parlementaire, c’est ce que la gauche avait lors du débat sur Gaz de France avec 130. 000 amendements. »

AUTORISER LES MARIAGES DE MINEURS

L’amendement N°4662 propose tout simplement d’abroger les articles 144 et 145 qui fixent l’âge légal du mariage à 18 ans.

Ce n’est qu’en 2006 que le mariage des mineurs a été aboli en France : auparavant, les jeunes filles pouvaient se marier dès l’âge de 15 ans. Au niveau scientifique, la pédophilie est l’acte sexuel entre un pubère et un pré-pubère. Au niveau juridique, c’est la relation sexuelle entre un mineur-sexuel (moins de 15 ans et 3 mois) et un majeur-sexuel (plus de 15 ans et 3 mois).

EMPÊCHER LES MARIAGES GRIS & BLANCS HOMOSEXUELS

L’amendement N°4458l’amendement N°653 et l’amendement N°1549 proposent d’amputer le projet de loi de son alinéa autorisant les couples homosexuels bi-nationaux à se marier même lorsque l’un d’entre eux est originaire d’un pays interdisant le mariage gay. L’étude d’impact n’a pas anticipé « les flux d’étrangers qui pourraient vouloir venir se marier en France ».

Quid du mariage hétéro ? Ne devrait-on pas aussi interdire le mariage hétéro pour les couples bi-nationaux, afin d’empêcher les risques de mariages gris et blancs ? Le mariage d’amour est une utopie moderne de l’occident vouée à l’échec (75% de divorces à Paris, 40% de familles monoparentales). Le mariage traditionnel est forcé, arrangé, ou intéressé, sur des considérations financières (dot), économiques ou politiques. Le mariage est un contrat économico-sexuel (sexe contre avantages matériels) : devoir de fidélité, devoir conjugal, devoir d’assistance financière. Qu’il soit hétéro ou homo, le mariage est structurellement vénal et proxénète.

PRÉSERVER L’AUTORITÉ PARENTALE CONJOINTE

L’amendement 1393 – vise « à préserver l’autorité partagée et à privilégier la résidence alternée pour l’enfant en cas de séparation des parents ».

L’autorité parentale conjointe est une utopie moderne conflictuelle de l’occident datant seulement de 1970. Auparavant, seul le père, le pater familias, avait autorité sur les enfants issus du mariage. C’est le principe élémentaire de tout patriarcat traditionnel : les enfants appartiennent exclusivement au père, la mère n’ayant aucun droits. Dans les sociétés matriarcales, c’est l’inverse : seules les mères ont des droits sur le fruit de leurs entrailles.

RAPPELER LA PRIMAUTÉ DES PARENTS BIOLOGIQUES

L’amendement N°2977 vise à imposer dans la loi le principe selon lequel « l’intérêt supérieur de l’enfant est de vivre prioritairement auprès de son père et de sa mère biologiques ».

Les juristes romains le confirment, seule la maternité est naturelle, la paternité est culturelle et relève du Code Civil. C’est le mariage qui désigne le père. L’enfant naturel est l’enfant conçu hors mariage, donc sans père légal. La famille naturelle est donc la famille sans père ni mari.

Lire : Définition du Matriarcat : une société sans père ni mari, mais pas sans oncles

INTERDIRE L’ADOPTION PAR DES CÉLIBATAIRES

L’amendement N°5052 propose d’abroger l’article 341‑1 du code civil qui étend à toute personne seule âgée de plus de 28 ans le droit d’adopter un enfant. Plus aucun célibataire, hétéro ou homosexuel, ne serait ainsi autorisé à adopter un enfant.

C’est supposer que le couple, le mariage, est le foyer le plus stable et le plus sécurisant pour un enfant. Au vu des chiffres croissants du divorce (75% à Paris), de la violence conjugale, et de la famille monoparentale (40%), c’est évidemment faux. Quelle alternative au couple pour procurer une sécurité familiale inconditionnelle aux mères et aux enfants ?

Lire Chaos sociétal, disparition du mariage et de la paternité : quand la liberté sexuelle des femmes détruit la famille conjugale

AUTORISER LES MARIAGES INCESTUEUX

Avec l’amendement 4668, Jacques Bompard préconise d’abroger l’article 163 du code civil qui prohibe les mariages entre oncles et nièces, tantes et neveux. De même, via l’amendement N°4667, le député propose d’abroger l’interdiction faite aux frères et soeurs de se marier : ‘ »pour supprimer toute forme de discrimination » comme l’exige le gouvernement pour les couples homosexuels, il convient donc « de l’étendre à toutes les formes de famille, sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’origine, de nombre, d’âge ou de lien de parenté ».

Il faudrait d’abord définir exactement ce qu’est l’inceste :

  • quand il y a inceste père-fille, il faut déjà prouver que le père est bien le géniteur biologique.
  • quand il s’agit d’une fille adoptée, personne ne dit rien ? Pour preuve, Woody Allen s’est marié avec sa fille adoptive.

Alors qu’est-ce que l’inceste ?

Originellement, l’inceste, c’est avoir des relations sexuelles avec une personne de sa maison, donc de son nom, quels que soient les liens du sang. Le mariage est donc un inceste : l’épouse intègre la famille de l’époux en prenant son nom, et en vivant sous le même toit. En couchant avec une femme de son nom et de sa maison, le mari commet donc l’inceste. Quelle limite alors à copuler avec d’autres membres de son nom et de son toit (ses propres filles), quand celles-ci sont les cibles sexuelles les plus accessibles, économiquement et autoritairement ?

Une pratique traditionnelle du patriarcat

Le mariage entre cousins a toujours été privilégié dans les sociétés patriarcales traditionnelles, afin de préserver le « patrimoine familial » dans la « famille ». Il est encore largement pratiqué dans les sociétés islamiques. En France, si le mariage incestueux est interdit, l’acte sexuel incestueux entre adultes consentants est légal depuis 1789. Si tout acte sexuel entre consanguins peut heurter la « morale génétique », un pacte de solidarité entre consanguins, prohibant toute sexualité consanguine, est tout à fait moral. Pourquoi ne pas envisager un mariage chaste, un mariage de pure solidarité ?

LÉGALISER LA POLYGAMIE

L’amendement N°4661 propose d’ouvrir le mariage à plus de deux personnes.

Le mariage a pour seul et unique objectif d’établir la filiation paternelle. Hors aujourd’hui, la procréation hors mariage est légale et reconnue. Les enfants naturels (hors mariage) ont les mêmes droits que les enfants légitimes (dans le mariage). La reconnaissance de paternité est obligatoire, et c’est avant tout la filiation génétique (supposée) qui la légitime. Donc, lorsqu’un géniteur (supposé) reconnaît les enfants qu’il a engendré auprès de plusieurs femmes, il établi donc 1 filiation paternelle à travers le ventre de plusieurs femmes, c’est donc de la polygamie. La polygamie est donc déjà légalisée de fait en France !

Si l’on considère le mariage uniquement comme un pacte de solidarité familiale, pourquoi limiter le nombre de ses « sociétaires solidaires » ?

Lire La Famille Choisie Associative : un contrat communautaire de solidarité, par delà le PACS et le mariage

AUTORISER LE MARIAGE RELIGIEUX SANS MARIAGE CIVIL

L‘amendement N°4176 propose de revenir sur la primauté du mariage civil en abrogeant l’article 433‑21 du code pénal qui sanctionne les mariages religieux contractés en dehors de tout mariage civil.

Le mariage structure la société. Pour préserver son monopole du contrôle de la société, et prévenir la concurrence du pouvoir religieux, l’Etat interdit donc tout mariage religieux sans mariage civil.

SUPPRIMER PUREMENT ET SIMPLEMENT LE MARIAGE CIVIL

Jacques Bompard affirme que « le mariage est une affaire privée qui ne concerne pas l’Etat », le député-maire d’Orange préconise via l’amendement N°5194 de supprimer purement et simplement le volet mariage du code civil. Voilà qui ferait gagner du temps à tout le monde.

En effet, le mariage est un contrat économico-sexuel reconnu par l’Etat. L’Etat statue donc sur la sexualité de ses citoyens : hétéro, homo, licite (dans le mariage), illicite (hors mariage)… Hors, la sexualité doit relever du domaine privée. Le mariage, à caractère sexuel, est donc une ingérence de l’Etat dans l’intimité privée de ses citoyens.

Lire Matriarcat Moso (Chine) : un paradis sans père ni mari, mais pas sans oncles

Vidéo : Manif « le Mariage pour Personne » – Basile de Koch & Jalons – Pour l’abolition du patriarcat

[youtube http://youtu.be/cFnNqafJHTE]

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