Pour ce chirurgien, « on peut greffer un utérus à un homme » – Le vieux rêve du patriarcat

Procréer sans les femmes, le vieux rêve du patriarcat

«Pourquoi Zeus nous oblige à passer par les femmes pour avoir des fils? […] Quel besoin a-t-on des femmes, quand l’esclave est là pour les travaux ménagers, et l’adolescent désirable pour les ébats amoureux ?» – Eschyle, poète antique grec

Pour ce chirurgien, « on peut greffer un utérus à un homme »

Le 31/01/2013 sur Morandini Zap

Mardi, la Chaîne Parlementaire diffusait l’émission  » Ça vous regarde «  consacrée au mariage pour tous. Henri Joyeux, le président de « Familles de France », était notamment l’invité du débat.

« Je suis chirurgien ! Sachez que l’on peut vous greffer un utérus, sachez que vous pourrez avoir des bébés, déclare le chirurgien cancérologue au député Yann Galut. Donc, on pourra greffer un utérus à un homme dans la mesure où on sait le faire à une femme ».

Avant d’expliquer : « Avec des hormones, Monsieur pourra avoir un bébé mais, la seule chose, ça sera une grossesse où l’accouchement se fera par césarienne obligatoire ».

Quand les nouveaux dieux voulaient ravir le pouvoir des anciennes déesses-mères

Athéna naît dela tête de Zeus sans avoir recours à une mèreDans la tragédie du Matricide d’Oreste, Apollon porte le coup décisif pour défendre le meurtrier ; il attaque la femme dans sa fonction essentielle, celle qui assurait sa supériorité, dans sa fonction maternelle :

« Ce n’est pas la mère qui engendre ce qu’on appelle son enfant, argumente-t-il ; elle n’est que la nourrice du germe versé dans son sein ; celui qui engendre, c’est le père. La femme, comme un dépositaire étranger reçoit d’autrui le germe ; et quand il plaît aux dieux, elle le conserve. La preuve de ce que j’avance, c’est qu’on peut devenir père sans qu’il y ait besoin d’une mère ; témoin cette déesse, la fille de Zeus, du roi de l’Olympe. Elle n’a point été nourrie dans les ténèbres du sein maternel et quelle déesse eût produit un pareil rejeton ? »

Athéna devint la fille aînée et préférée de Zeus, qui alla même, comme le dit la légende, jusqu’à l’enfanter. Zeus se mit au lit, poussa des gémissements et jura qu’il avait porté dans sa cuisse le petit Dionysos que sa mère venait de mettre aux cieux : par privilège rare, Dionysos était Bimétor, à double mère ; les civilisés se contentent d’être à plusieurs pères. Zeus n’était pas à son premier accouchement, déjà il avait enfanté Athéna. Ainsi, elle était la réponse de l’homme aux insolentes parthénogenèses des premières déesses, qui se vantaient de concevoir sans le secours du mâle, elle était la vivante protestation contre la famille maternelle. Elle est conquise d’avance ; elle avoue cyniquement sa partialité :

« Je n’ai pas de mère à qui je doive la vie ; ce que je favorise partout c’est le sexe viril… Je suis complètement pour la cause du père. Je ne puis donc m’intéresser au sort de la femme, qui a tué son époux, le maître de la maison. »

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