Le maire de Turin (Italie) accueille les matriarches Moso (Chine) – A quand la France ?

Pays de la révolution sexuelle de Mai 68, la France a trahi ses idéaux. Désormais, c’est le néo-féminisme bourgeois qui triomphe, celui-là même que condamnait le féminisme socialiste d’Alexandra Kollontaï au début du 20e siècle. En défendant le « mariage pour tous », la Gestation Pour Autrui, la prostitution, la Théorie du Gender, l’utérus artificiel, en condamnant la maternité et en glorifiant la paternité, elles se font les idiotes utiles du patriarcat. Les Moso ? Connais pas. Le matriarcat ? Un « naturalisme néo-nazi », une « idéologie sarkozyste » disent ces gauchistes bêtes ou méchantes. Quand une super star Moso est invitée chez Ardisson, pas un seul mot dans la presse « féministe »…

Le matriarcat Moso à Turin

Le 13 mars 2012 sur Dol’s Magazine

Invitées par la municipalité de Turin

Pour la première fois en Italie, à Turin, les femmes du peuple Moso (photo: Dame et Najin Lacong) ont été invités par l’administration à participer à la conférence «Les cultures autochtones pour la paix » (16-18 Mars 2012). Elles ont été accueillies par le maire Fassino. Elles témoignent d’une minorité ethnique matriarcale et matrilinéaire où la nature sacrée et divine est perçue comme féminine, où les femmes sont respectées et où existe une grande harmonie entre les deux sexes. Leur peuple exclue la paternité, le mariage et le concubinage.

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«Les sociétés matriarcales nous proposent un enseignement. Il y a d’autres modèles de société qui nous permettraient de vivre plus harmonieusement. Malheureusement nous ne pouvons pas les importer tels quels, mais nous pouvons tout à fait nous inspirer de leurs valeurs. » a expliqué Francesca Rosati Freeman.

Au pays du Lac Mère

Les Moso sont une minorité ethnique matriarcale et matrilinéaire, vivant dans le Yunnan « (yun = nuage, nan = sud), le pays « Au sud des nuages », une province au sud-ouest de la Chine, située au pied de l’Himalaya, à la frontière avec le Tibet, dans un paysage de montagnes et de vallées traversées par le fleuve Yangtze. Une route mène au lac Lugu, qui veut dire le «lac Mère» dans la langue Moso, à 2.700 mètres d’altitude. A 300 km vit la société de Naxi (prononcer «nachi»), apparentée aux Mosos. Mais il faut 7 heures de voiture pour y arriver.

Assimilation par l’Empire du Milieu

A l’origine les Naxi étaient également une société matriarcale. Ils ne le sont plus depuis plusieurs siècles, parce que plus exposés que les Moso aux influences des diverses dynasties impériales chinoises qui se sont succédées. Ils ont subi la coercition de leurs lois, y compris l’obligation de mariage. Aujourd’hui, ils sont reconnus par le gouvernement chinois comme une minorité ethnique nationale et autonome. Les Mosos de part leurs origines communes avec les Naxi sont considérés comme une branche de cette minorité. Cependant, les deux groupes ethniques se sont tellement différenciés au cours des siècles, qu’ils se sentent réciproquement offensés par la comparaison.

Le paradis perdu de la Déesse primordiale

Toutes les sociétés matriarcales étudiée par l’équipe de la philosophe allemande Heide Goettner Abendroth, présentent des caractéristiques enviables: absence de viol et de pédophilie, de violence domestique, de guerre. La sexualité y est libre, elle n’est pas aliénée par les structures du pouvoir et la notion d’exclusivité au partenaire n’existe pas. La spiritualité est immanente, connectée à la terre et n’est pas liées à des institutions. L’économie est basée sur le don et la redistribution équitable des biens.

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Séparer la famille et la sexualité : le secret de l’harmonie

En ce qui concerne les Mosos, l’exclusion du mariage et du concubinage les distinguent certainement des autres sociétés non seulement occidentales mais aussi matriarcales. L’absence non seulement de violence, mais aussi de toute implication d’intérêt dans la relation entre les sexes est le résultat d’une organisation sociale qui tient rigoureusement séparé la famille, qui nécessite une stabilité de l’attention et des soins, des relations entre les hommes et les femme qui se déclinent selon une large gamme de nuances (mariage ambulant, visites furtives, en langue Moso « nana sese », etc.). Elles peuvent être une forte attraction physique qui dure l’espace de quelques nuits, une passion amoureuse qui durera certainement plus, où la construction d’une relation qui pourra aussi durer toute une vie. Il n’y a pas de père biologique reconnu, c’est l’oncle maternel, le frère de la mère, qui assume l’éducation et la prise en charge de ses neveux.

Une spiritualité féminine qui sacralise la Nature

L’aspect spirituel est peut-être plus que tout autre peut contribuer à créer et à maintenir l’harmonie entre les hommes et les femmes, les adultes et les enfants, les jeunes et les vieux. La croyance dans les esprits de la nature, les divinités des montagnes, et dans le caractère sacré de la Nature fait que les Mosos la préservent de la destruction et la conservent intacte pour les générations futures. La Nature est sacrée et divine, et est perçue comme féminine. La Grande Mère Créatrice est également vue en toute femme qui assure la continuité de la vie. Cette fonction créatrice fait de la Déesse, de la Nature et de la Femme une seule entité. De là procède un grand respect pour les femmes et une grande harmonie entre les deux sexes.

Francesca Rosati Freeman

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Francesca Rosati Freeman est née à Trapani. Elle est diplômée à l’université de Palerme en langues étrangères modernes. Elle vie depuis trente ans entre la France et la Suisse, où elle a enseigné le français aux italiens. Elle a travaillé à Genève pour l’Antiracism Information Service, une ONG qui a collaboré avec le Centre pour les Droits de l’Homme (OHCHR) contre la Discrimination Raciale en participant entre autre activement à la Conférence Internationale contre la Discrimination Raciale (WCAR) à Durban en 2001. Son intérêt pour les femmes et la société des Mosos l’a mené cinq fois sur le terrain où elle a interviewé, photographié et filmé les habitants, réalisant un court métrage documentaire qui a été sélectionné lors du Mosuo Film Festival en Chine, en 2006, et projeté en France, en Suisse et en Italie. Elle est l’auteur de « Bienvenue au pays des femmes », publié en 2010 qui relate un voyage extraordinaire à la découverte de la société matriarcale des Mosos, une société de paix, sans violence ni jalousie.

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Matriarcat Moso Peuple matriarcal intact, cette société parfaite aux pieds de l’Himalaya a été déclarée peuple modèle au 50ème anniversaire de l’ONU.
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