The Fugees : il engrosse ses filles pour préserver la lignée et survivre à l’apocalypse

Originellement, l’inceste, c’est avoir des relations sexuelles avec une personne de sa maison, donc de son nom, quels que soient les liens du sang. Le mariage est donc un inceste : l’épouse intègre la famille de l’époux en prenant son nom, et en vivant sous le même toit. En couchant avec une femme de son nom et de sa maison, il commet l’inceste. Quelle limite alors à coucher avec d’autres membres de son nom et de son toit, ses propres filles, quand celles-ci sont les cibles sexuelles les plus accessibles économiquement et autoritairement ?

The Fugees : le réalisateur de « Killing me softly » accusé de viols sur ses filles

Créé 13-03-2013 09:07 | Mis à jour 13-03-2013 16:13 sur Métro France

Aswad Ayinde comparaissait hier devant la cour de justice du New Jersey. Il est accusé d'avoir violé plusieurs de ses filles. 

Aswad Ayinde comparaissait hier devant la cour de justice du New Jersey. Il est accusé d’avoir violé plusieurs de ses filles.

INCESTE – Le réalisateur du clip multi-primé des Fugees, « Killing me Softly » comparaît devant une cour de justice américaine pour avoir violé et mis enceintes cinq de ses filles « pour préserver la lignée et survivre à l’apocalypse ».

Au delà de l’imaginable. Charles McGill, plus connu sous le nom d’Aswad Ayinde, est dans de sales draps. Le réalisateur du clip des Fugees « Killing me softly » comparaît devant un tribunal américain du New Jersey : il aurait violé ses filles à plusieurs reprises afin de les mettre enceintes pour préserver la lignée de la famille et survivre à l’Apocalypse…

Pendant 22 ans dans une maison funéraire

Les viols auraient débuté dans les années 1980 et aurait pris fin en 2002. La plupart des actes incestueux ont eu lieu dans une maison funéraire abandonnée et il aurait accouché lui-même ses filles afin de préserver le secret. Il encourt cent ans de prison s’il est reconnu coupable de tous les chefs d’accusation.

Le Joseph Fritzl américain

A 54 ans, Ayindé risque donc de passer le reste de sa vie en prison. Le réalisateur de clips multi-récompensé comparaissait cette semaine pour la seconde fois sur cinq rendez-vous avec le tribunal du New Jersey. La presse américaine n’hésite pas à le comparer à Joseph Fritzl, ce père de famille autrichien qui séquestrait sa fille et les enfants qu’il a eus avec cette dernière dans le sous-sol de sa maison.

Une fellation spirituelle

Les témoignages des enfants de Aswad Ayinde sont accablants. L’une de ses filles a reconnu qu’elle aurait pu voir « venir » la grossesse de sa propre fille de 8 ans lorsqu’Ayinde l’a informé que des « esprits » lui avaient ordonné d’avoir une relation sexuelle buccale avec l’enfant. « J’étais choquée, dit-elle. Je lui ai demandé de quoi il parlait et il a essayé de présenter cela de manière très spirituelle ».

Un prophète messianique

L’une de ses filles est tombée enceinte à douze ans. En effet, Ayindé se voyait comme un prophète et le procureur ne s’y est pas trompé en déclarant que ce dernier est perçu comme « un parent pervers avec un complexe messianique ». Et si les services de protection de l’enfance n’ont rien vu c’est qu’Ayindé a déménagé plusieurs fois entre le New Jersey et la Floride entre 1985 et 2002.

La mère terrorisée par son mari

Beverly, la femme légitime d’Ayinde, qui a eu neuf enfants avec l’accusé, a déclaré à la barre qu’ « il avait des relations régulières avec toutes ses filles » et qu’elle n’avait osé riposter « de peur d’être passée à tabac ». L’une de ses filles a d’ailleurs témoigné au procès et confié que son père avait commencé les attouchements lorsqu’elle avait huit ans et l’avait mise enceinte alors qu’elle en avait douze. Ce n’est qu’en 2005 que la mère et la fille ont fait un signalement aux autorités. En 2010, Ayindé avait été reconnu coupable et condamné à quarante ans de prison pour les agressions perpétrées sur sa petite fille, âgée de huit ans à l’époque des faits.

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