Egypte : « les femmes qui manifestent veulent être violées, des démones dont on voit la chevelure, des veuves sans tuteur pour les contrôler »

Le mariage est le seul garant de la reconnaissance de paternité, pilier du patriarcat. Toute sexualité hors mariage doit être combattue par tous les moyens (ex : le voile, tutelle). Quand les femmes sont inaccessibles hors mariage, le viol est parfois la dernière solution. Bâtards et filles-mères doivent être bannis de la société, car source de matriarcat. En cas d’infraction à la chasteté, l’Honneur de la famille est bafoué : la dot pour le père est dévaluée, et la légitimité de la descendance de l’époux est contestée. Seul le sang versé pourra laver cette infamie. Quand bien même la fille se prétend victime d’un viol, il n’y aura jamais aucune preuve absolue qu’elle n’était pas consentante.

Source : Raping women in Tahrir NOT ‘red line’: Egyptian preacher Abu Islam, Al Arabiya, 7 février 2013. Extrait traduit par Poste de veille

Egypte : « les femmes qui manifestent sur place Tahrir sont des croisées qui veulent être violées »

Egypte-abu-islamC’est ce que prétend un prédicateur salafiste misogyne et christianophobe. Les Frères musulmans ont faussement accusé les coptes de former la majorité des manifestants contre le régime Morsi. Ce n’est pas pour rien que ce prédicateur parle de « croisées ».

Ce clip sur les agressions sexuelles sur place Tahrir a été produit par le Mouvement contre le harcèlement sexuel. En arabe avec sous-titres français (au besoin, cliquer sur cc au bas de l’écran pour les activer):


Un prédicateur salafiste égyptien a déclaré que le viol et le harcèlement sexuel des femmes qui manifestent sur la place Tahrir au Caire sont justifiés ; il a qualifié ces femmes de «croisées» qui n’ont «ni honte, ni crainte, ni même de féminisme».«Ils vous disent que les femmes sont une ligne rouge. Ils vous disent que les femmes nues – celles qui vont sur Place Tahrir parce qu’elles veulent être violées – sont une ligne rouge ! Et elles demandent à Morsi et aux Frères musulmans d’abandonner le pouvoir », a-t-il dit.

Abu Islam a ajouté que ces femmes activistes ne vont pas sur la place Tahrir pour protester mais pour être agressées sexuellement puisqu’elles voulaient être violées.

«Et  d’ailleurs 90 % d’entre elles sont des croisées et les autres 10 % sont des veuves n’ayant personne pour les contrôler. On voit des femmes parler comme des monstres ».

Abu Islam a qualifié ces activistes politiques de «démones». «On voit une femme à la chevelure duveteuse ! Une démone ! Des démones appelées femmes. Apprenez des femmes musulmanes, apprenez et soyez musulmanes. Il y a des musulmanes et des muslimix.»

Il semble que Abu Islam qualifie les musulmanes libérales de «muslimix».

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