Féminisme patriarcal : des islamistes à la Fédération des femmes du Québec

Le mariage est le seul garant de la reconnaissance de paternité, pilier du patriarcat. Toute sexualité hors mariage doit être combattue par tous les moyens (ex : le voile). Bâtards et filles-mères doivent être bannis de la société, car source de matriarcat.

Une féministe algérienne anti-voile bannie

Dans une récente chronique parue dans La Presse, Marie-Claude Lortie nous apprenait que Leïla Lesbet, féministe d’origine algérienne opposée au voile, a été exclue des «tables» de discussion qui ont cours actuellement en vue des prochains états généraux de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). «Comportement problématique», lui a écrit la coordonnatrice des états généraux, Alice Lepetit. L’anthropologue Michèle Sirois, dont la position sur le voile est également à l’opposé de celle de la FFQ, a aussi été exclue.

Le comité d’orientation des États généraux de la FFQ a publié une réplique sur son site :

Si certaines ont été refusées, c’est parce que nous avions des doutes sur la capacité de ces personnes à contribuer à la mise en place d’un environnement de travail sain, constructif et autant que possible anti-oppressif. [   ] Enfin, les décisions prises dans le cadre des États généraux relèvent exclusivement du comité d’orientation. Le conseil d’administration de la FFQ n’a aucun rôle à jouer dans les orientations des États généraux même s’il met son équipe au service du processus.

Les membres du comité d’orientation comprennent Samira Laouni et Leila Bdeir. Mme Laouni se dévoue depuis plusieurs années à donner des leçons de féminisme aux Québécoises. On la voit ici dans le petit village d’Hérouxville en 2007 :

Samira-laouni
Samira Laouni a été agente du Congrès islamique canadien, un lobby islamiste réactionnaire qui promeut la charia. Pour Tarek Fatah et Salim Mansur, Mme Laouni est une militante musulmane « radicale ».

Pour une laïcité ouverte

Dans le cadre du débat au Québec qui oppose le camp de la laïcité ouverte à celui de la laïcité tout court, Mme Laouni, favorable à la laïcité ouverte, a traité des panélistes de l’autre camp de «cellules cancéreuses qui rongent notre société de l’intérieur », ce à quoi les intéressées ont répondu :

Nous considérons ce discours comme étant haineux. Des « cellules cancéreuses », ça tue. Recourir à cette image est une tactique très révélatrice. Nous considérons qu’il s’agit d’une double stratégie : de marginalisation des voix libérales dans l’islam et de culpabilisation des voix critiques de l’islamisme dans la société majoritaire.

Leila Bdeir (à droite sur l’image ci-dessous) a été porte-parole de Présence musulmane, dont le père spirituel est l’islamiste Tariq Ramadan. L’essayiste française Caroline Fourest a écrit que Ramadan enseigne Hassan al-Banna, son grand-père, à ses partisans, sans aucun regard critique. Elle qualifie Al-Banna de « Mussolini de l’islam » : il a pensé le Mouvement des Frères musulmans et le fait d’avoir un islam à la fois réactionnaire et totalitaire. Le Conseil national des femmes d’Égypte a d’ailleurs rejeté, pour cause de discrimination envers les femmes, la constitution proposée par les Frères musulmans au pouvoir en Égypte.

Un groupe féministe en partie financé par les contribuables

Leila-bdeirPrésence musulmane s’était opposée au projet de loi du Québec interdisant le voile intégral dans la fonction publique et avait critiqué la loi française interdisant le voile intégral dans l’espace public.

On peut penser que la présence de femmes islamistes au sein du comité d’orientation des états généraux de la FFQ explique la décision d’exclure Leïla Lesbet et Michèle Sirois. Et il faut s’inquiéter de la participation d’islamistes à un groupe féministe en partie financé par les contribuables. La vision islamiste du féminisme n’est définitivement pas en phase avec les valeurs de la vaste majorité des Québécoises et Québécois.

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