Féminisme patriarcal : La Fédération des femmes du Québec exclut une algérienne opposée au voile

La collaboration du gauchisme multiculturel et fascisme religieux

Source : Qui a peur de Leila?, par Marie-Claude Lortie, La Presse, 15 février 2013.

Leila-lesbetLeila Lesbet est d’origine algérienne. Dans un discours prononcé à Québec en mars 2011, elle affirmait que «Le port du voile est politique. C’est l’assujettissement des femmes par l’islam politique pour les culpabiliser des idées malsaines qui traversent l’esprit des islamistes à la vue de leur chevelure et de leur corps. Quand des femmes et des hommes vivant confortablement dans les sociétés sécularisées depuis des lustres nous demandent, au nom du multiculturalisme et de l’interculturalisme ainsi que de la Charte des droits et des libertés, d’accepter une telle offense, j’appelle cela de la collaboration avec le fascisme religieux qui s’exerce sur le corps des femmes.»

La Fédération des femmes du Québec (infiltrée par les islamistes ?) s’était prononcée pour le droit des employées de l’Administration publique, et des éducatrices des garderies en milieu familial, de porter le niqab et la burka.

La gauche radicale qui donne la main aux islamistes

La FFQ est emblématique des mouvements de la gauche radicale qui donnent la main aux islamistes. Cette gauche ne voit pas les islamistes comme des oppresseurs des femmes, des gays, des esprits libres, etc., mais comme des opprimés de l’ère coloniale et post-coloniale en lutte contre l’impérialisme occidental.

Vous pouvez envoyer un courriel à la FFQ pour protester : info@ffq.qc.ca La FFQ est en partie financée par les contribuables.

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Le Canada, une terre de femmes libres

Leila Lesbet est arrivée à Montréal il y a 12 ans. «Je suis venue ici parce qu’en Algérie, en tant que femme, ce n’était plus possible de vivre.» [   ]

Elle devient membre de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). …  La FFQ est pour ce que certains appellent la «laïcité ouverte», donc en faveur du port du voile par les agents de l’État, pour celles qui le veulent. Leila, musulmane, est de celles qui ne veulent pas que l’État ouvre la porte à ce symbole. [   ]

Leila a des idées qu’on entend peu souvent formulées par des musulmanes, comme elle, sur la place publique. …. Et elle tient tellement à ses idées qu’elle voulait les faire entendre à la Fédération des femmes du Québec dans le cadre des états généraux que l’organisme a convoqués afin de déterminer ses orientations politiques pour les 20 prochaines années.  [   ]

Leila s’est toutefois fait dire par les organisatrices de ce vaste mouvement de réflexion qu’elle n’aurait pas sa place aux «tables» de discussion qui ont cours actuellement en vue du grand forum final de novembre prochain. «Comportement problématique», lui a écrit la coordonnatrice des états généraux, Alice Lepetit. [   ]

Exilée pour ne pas retrouver la même chose en occident

Choquée, elle réplique: «Si j’ai choisi l’exil, ce n’est pas pour accepter, ici au Québec, des agissements de potentats. … Qui m’a représentée à ce procès» Alexa Conradi, présidente de la FFQ, était au courant du dossier quand je l’ai jointe hier. Son explication: la décision d’exclure deux personnes des tables de discussion – elle n’a pas voulu les nommer, mais il s’agit de Leila Lesbet et de l’anthropologue Michèle Sirois – est liée à des questions pratiques, assure la présidente. «Le comité d’orientation devait veiller à ce que les tables soient fonctionnelles», a-t-elle affirmé sans préciser la nature des problèmes de «fonctionnalité» posés par les deux féministes, dont les opinions sur le voile sont à l’opposé de celles mises de l’avant par la FFQ. [   ]

Leila, elle, n’arrive pas à croire que ses idées, son temps, son énergie, sa volonté de participer aient ainsi été mis de côté. «Comment peuvent-elles parler d’inclusion, d’intersection, d’égalité? demande-t-elle. Quelle hypocrisie…» [   ]

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