Londres islamique : ségrégation sexuelle dans une conférence universitaire cautionnée par le gouvernement

Le mariage est le seul garant de la reconnaissance de paternité, pilier du patriarcat. Toute sexualité hors mariage doit être combattue par tous les moyens. Bâtards et filles-mères doivent être bannis de la société, car source de matriarcat.

11/03/2013 sur Poste de veille

Apartheid sexuel : Londres, Toronto, Montréal

Le 9 mars, l’University College de Londres (UCL) accueillait un débat entre Lawrence Krauss, universitaire américain, et Hamza Tzortzis de l’iREA (Islamic Education and Research Academy). L’iREA avait imposé la charia à tous, à savoir la ségrégation des sexes dans l’auditorium (les femmes derrière les hommes, quelle que soit leur religion), ce qui a incité Lawrence Krauss à quitter la salle en guise de protestation. Ce geste est tout à son honneur ! Vidéo de l’incident :

Suite à cet incident, l’iREA a été banni du campus de l’UCL. Dans un communiqué du 11 mars, l’Université déclare : «Nous avons conclu que les intérêts de l’iREA sont contraires à l’ethos de l’UCL et nous ne permettrons pas la tenue d’autres évènements impliquant cette organisation sur notre campus.»

La charia pour une société harmonieuse

En 2011, Hamza Tzortzis et Abdur Raheem Green (président de l’iREA) avaient été invités par des étudiants musulmans de l’Université Concordia de Montréal et de deux universités de Toronto. Les étudiants de l’Université Concordia ont dû changer leurs plans après que l’Assemblée nationale du Québec a condamné la théologie des conférenciers suite à une campagne de sensibilisation menée par Poste de veille. Commme c’est souvent le cas pour ceux qui promeuvent la ségrégation des sexes, l’iREA enseigne que la lapidation et l’amputation favorisent une société harmonieuse. Dans ce clip de 44 secondes, Green vante les vertus dissuasives de châtiments tels que l’amputation, la lapidation, la crucifixion et la flagellation :

«L’adultère est puni de mort, et par une mort lente et douloureuse infligée par lapidation. Cela nous montre à quel point ce crime est dangereux pour la société.  …de façon similaire, les actes d’homosexualité sont traités aussi durement.»

Malgré une campagne de sensibilisation menée par des groupes de Toronto, les universités où se tenait la conférence de l’IREA ont refusé de dénoncer cette théologie barbare.

Quand le gouvernement cautionne la charia

A Toronto, Justin Trudeau, qui aspire à devenir Premier ministre du Canada, a lâchement cautionné l’apartheid sexuel en acceptant d’agir comme conférencier d’honneur lors d’un rassemblement islamiste en décembre dernier. Devant un auditoire divisé selon le sexe, en application de la charia aux musulmans et aux non musulmans, il a vanté la Charte des droits, le multiculturalisme et le vivre-ensemble comme valeurs canadiennes.

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Des femmes qui avaient pris place dans la section réservée aux hommes ont été expulsées, rappelant l’affaire Rosa Parks, une femme noire forcée de descendre d’un autobus en Alabama en 1955 pour s’être assise dans la section réservée aux blancs. Justin Trudeau n’a pas défendu leur droit constitutionnel à l’égalité, sans doute pour ne pas irriter ceux dont il courtise le vote.

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Le multiculturalisme électoral

Comme l’écrivait récemment dans le Journal de Québec l’Honorable Léo Housakos, Sénateur conservateur : «Le multiculturalisme est devenu un stratagème politique utilisé pour acheter le vote ethnique. … Le multiculturalisme est une insulte à notre intelligence.»  

En septembre 2010, au Palais des congrès de Montréal, administré par le ministère du Tourisme du Québec, les Frères musulmans, dont Tariq Ramadan, ont tenu une conférence à laquelle ont assisté 2000 personnes. Une lectrice non-musulmane qui y a assisté m’a écrit que les hommes et les femmes étaient obligés de s’asseoir dans des sections séparées. Dans l’esprit de Rosa Parks, elle s’est assise dans la section des hommes. Les organisateurs lui ont demandé avec insistance de se soumettre à la charia et de changer de place, sous peine d’expulsion. Devant son refus obstiné de bouger, ils lui ont permis de rester où elle était.

La charia dans le secteur public

Pensez-y un instant : au Québec et en Ontario, des femmes ont été expulsées ou menacées de l’être dans des établissements publics pour avoir refusé la ségrégation imposée par la charia …dans l’indifférence des médias et avec la bénédiction de nos dirigeants !

GB : apartheid sexuel à l’University College de Londres

Le 10/03/2013, source : Sexual Apartheid in University College, London, par Richard Dawkins, 10 mars 2013. Traduction par Poste de veille

MISE À JOUR : l’University College de Londres a banni l’iREA, organisateur de l’évènement, de son campus (source)

L’universitaire refuse de cautionner l’apartheid

Richard Dawkins, connu notamment pour son livre The God Delusion, relate un incident survenu sur un campus de Londres qui rappelle l’histoire de Rosa Parks, devenue célèbre en Alabama en 1955 pour avoir refusé la ségrégation raciale dans les autobus. Elle avait pris place à l’avant, réservé aux blancs, plutôt qu’à l’arrière, réservé aux noirs.

L’universitaire Lawrence Krauss d’Arizona a refusé de cautionner l’apartheid sexuel pratiqué par les organisateurs d’un débat auquel il devait participer. On doit saluer son courage, qui contraste avec la lâcheté de Justin Trudeau qui a donné une conférence à Toronto dans un rassemblement où les organisateurs ont imposé l’apartheid sexuel.

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Lawrence Krauss [photo] m’a parlé d’une assemblée remarquable à l’University College de Londres (UCL) hier soir (9 mars) où il participait à un débat avec un porte-parole musulman.

Dans un évènement public à l’UCL

Lawrence-kraussIl y a quelques jours, j’ai reçu un tuyau d’une personne ayant demandé des renseignements sur les billets : «Nous avons contacté les organisateurs aujourd’hui et j’ai appris que «les sièges sont alloués selon la date de la réservation et le sexe». Le sexe ? Dans un évènement public à l’UCL, les sièges sont alloués selon le sexe ?

J’ai transmis cette information à Lawrence, en lui suggérant d’envisager l’annulation de sa participation au débat. Il a immédiatement posé la question aux organisateurs, qui l’ont assuré que le public ne serait pas séparé selon le sexe, et il a décidé de maintenir sa participation.

A son arrivée, il a découvert que les sièges de l’auditorium étaient séparés selon le sexe. Il y avait une section pour les hommes, une pour les femmes, et une pour les «couples». On peut se demander si les « couples » étaient tenus de produire un certificat de mariage. Et aussi, quelle aurait été la réaction du public si les sièges avaient été séparés, comme en Afrique du Sud, selon la couleur de la peau : une section pour les noirs, une pour les blancs, et une pour les gens de « couleur » ?

Lorsque Lawrence a réalisé qu’il avait été dupé, il a immédiatement demandé aux organisateurs l’autorisation d’annoncer que malgré les instructions précédentes, les gens pouvaient s’asseoir où ils le voulaient. Trois jeunes hommes, décrits par Lawrence comme des gars gentils, se sont levés et sont allés s’asseoir dans la section des femmes à l’arrière de la salle. «A l’arrière de la salle», pour ceux qui s’en souviennent, rappelle l’histoire de Rosa Parks en Alabama en 1955. Des gardiens de sécurité ont ensuite tenté  d’expulser les trois garçons. Lawrence leur a demandé pourquoi, et ils ont répondu qu’ils étaient une «menace». Une menace ? Pour qui ?

Lawrence a alors ramassé ses affaires et est sorti de la salle en expliquant les raisons de son départ, et la scène a été filmée par Dana Sondergaard sur un smartphone. Elle a envoyé le film à Lawrence en lui disant qu’il pouvait le poster. Mme Sondergaard rend compte de l’incident sur sa page Facebook.

Alors qu’il quittait la salle, les organisateurs, sans doute inquiets de la mauvaise publicité, ont couru après lui et l’ont persuadé de revenir en disant qu’ils acceptaient que les trois garçons retournent dans la «section des femmes». Malheureusement, à mon avis, Lawrence a décidé de revenir. C’était un geste digne de sa part, mais je ne peux m’empêcher de souhaiter qu’il aurait refusé de revenir, et généré un maximum de publicité pour cet épisode honteux. Je pense que lui aussi regrette maintenant sa décision polie de revenir. Je regrette également que seuls trois hommes se soient déplacés, et c’est plutôt honteux qu’aucune femme ne soit allée s’asseoir dans la section des hommes, dans l’esprit de Rosa Parks.

On ne sait pas si les autorités de l’UCL étaient au courant de l’apartheid sexuel pratiqué sur leur campus, mais on peut espérer qu’il y aura une enquête complète sur cet incident. L’UCL est célébré comme l’un des premiers havres de la liberté de pensée, le premier collège universitaire laïc en Angleterre, et le premier à admettre les hommes et les femmes sur un pied d’égalité. Des têtes devront tomber.

N’est-il pas temps que nous, les personnes honnêtes, bienveillantes et libérales, cessions d’être si lâchement terrifiées d’être perçus comme «islamophobes», et nous levions pour défendre les valeurs honnêtes, bienveillantes et libérales ?

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