Le féminisme patriarcal veut interdire le porno, l’UE refuse : « La femme ne doit pas être un objet de désir »

https://i1.wp.com/i.ytimg.com/vi/McyoC4vkPmg/0.jpgLa pornographie existe depuis la plus haute préhistoire, donc bien avant l’avènement du patriarcat, du temps où les mères étaient cheffes de clan, et où la sexualité était libérée des contraintes du mariage et de la paternité. On y représente non seulement des vulves et des phallus, mais aussi des coïts, de la sexualité de groupe, et des relations homosexuelles. Lire Matriarcat préhistorique : la première société humaine est la famille élargie matriarcale

L’UE refuse d’interdire la pornographie

Source 20 minutes, le 12 mars 2013

Les députés européens ont rejeté mardi un amendement qui préconisait, au nom de la dignité de la femme, l’interdiction de la pornographie dans les médias.

Puritanisme au nom de l’égalité des genres

L’amendement controversé était dissimulé dans un long rapport, de toute façon non contraignant et d’apparence anodine, portant sur «l’élimination des stéréotypes liés au genre» dans l’Union européenne, et donc sur la promotion de l’égalité entre les sexes.

La colère des Pirates de la liberté

Au détour d’une phrase, le texte demandait «l’interdiction de toutes les formes de pornographie dans les médias, ainsi que de la promotion du tourisme sexuel». Des mots qui avaient suscité la colère des défenseurs des libertés publiques, notamment les représentants du Parti pirate et de députés libéraux.

500’000 courriels de protestation

Plus de 500’000 courriels de protestation ont été adressés aux députés pour leur demander de ne pas approuver cette phrase, selon le porte-parole du Parlement, Jaume Duch Guillot.

Mardi, les députés ont finalement voté le rapport sans la mention controversée. Le texte adopté se contente de réclamer des «mesures concrètes» et fait référence à une de ses précédentes résolutions sur «la discrimination de la femme dans la publicité».

La femme ne doit  pas être un objet de désir : à quand la burka ?

La rapporteur du texte, l’élue néerlandaise d’extrême gauche Kartika Tamara Liotard, a reconnu lors d’une conférence de presse que l’emploi du mot «médias» dans l’amendement rejeté était inopportun, dans la mesure où «c’était en fait les publicitaires qui étaient visés, et non pas la liberté sur Internet». Son texte visait à lutter contre les publicités où la femme «est présentée comme un objet de désir», a-t-elle précisé.

(afp)

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