Patriarcat évangéliste – Miss Suisse, vendeuse sexy au rayon homme, espère rester vierge au mariage

La chasteté avant le mariage, et donc la virginité, est le seul garant de la reconnaissance de paternité, fondement de la société patriarcale. Le sexe hors mariage engendre des enfants sans père. Sans mariage, pas de paternité garantie, pas de filiation paternelle garantie. C’est pourquoi dans toute société patriarcale traditionnelle, le sexe sans mariage est interdit par une police des mœurs (exemple : la charia islamique). Lire : Culte de la virginité : l’hymen, un mythe patriarcal

«Je veux rester vierge» – Miss Suisse

La candidate Alice Stark vit à fond son engagement chrétien. Pour elle, pas question de faire l’amour avant le mariage.

Par Victor Fingal. Mis à jour le 03.04.2013 sur Le Matin

Elle n’entend pas déroger aux principes du christianisme. Alice Stark, 19 ans, l’une des 16 finalistes à l’élection de Miss Suisse qui va se tenir à Zurich le 8 juin prochain, veut rester vierge jusqu’au mariage.

«Je n’ai pas de petit copain, confie la belle (1,74 m, mensuration: 86-62-90) et j’attends de trouver le bon, celui avec qui je me marierai. Je n’ai encore jamais fait l’amour.»

Alice ne vit pas au pays des merveilles de la sensualité.

«Mon engagement chrétien me tient à l’abri de la tentation, Et je me porte très bien comme ça.»

Sa virginité crée le buzz

Il n’empêche, l’annonce publique de sa virginité a créé le buzz. Et les prétendants, la bouche en cœur, se pressent au portillon des réseaux sociaux sur les pages d’Alice. Pas de quoi perturber la belle d’Appenzell (AR) qui passe actuellement ses examens de fin d’apprentissage de vendeuse.

«Je travaille habituellement au rayon confection homme d’un grand magasin de Saint-Gall. Actuellement, je n’ai vraiment pas la tête à répondre à des propositions de rendez-vous qui ne mèneront nulle part.»

Alice est croyante et pratiquante comme le reste de sa famille. Ses parents, Claudia, 45 ans, et Hans, 50 ans, versent 10% de leur revenu à la communauté de l’Eglise évangélique libre de Gais (AR) où ils vivent. A la maison, Alice lit chaque matin un verset de la bible et le soir, elle prie. Mais la candidate au titre de reine de beauté se défend de tout fanatisme.

«Si je devais tomber amoureuse d’un homme appartenant à une autre religion, je laisserais les choses se faire.»

De plus, Alice ne veut pas forcément suivre à la trace le chemin de ses parents.

«J’ai 19 ans, je ne sais pas encore à quelle église je vais appartenir. Je n’ai pas encore pris de décision.»

Et la candidate avoue aussi d’autres centres d’intérêt que la religion. Le sport et la mode font partie de ses passions: elle possède 20 sacs à main et 60 paires de souliers et elle alimente aussi un blog consacré à l’habillement. Reste que son éclat et son parcours inhabituel dans le milieu des Miss n’ont pas échappé aux professionnels de la mode qui veulent en tirer parti.

«Des agences de premier plan en Allemagne et en Autriche m’ont fait des propositions. Mon rayonnement leur a plu. Je le dois essentiellement à ce que je suis, et ma foi en fait partie.»

Peu douée en langue

De fait, selon l’organisation de Miss Suisse rien n’empêche Alice Stark de briguer le titre suprême, et certainement pas son engagement chrétien. Seuls les Romands auront un petit défaut à reprocher à l’Appenzelloise: elle ne parle pas un mot de français. (Le Matin)

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