Critique matricienne de Bruno Gollnisch sur le féminisme et le Pater Familias

Si la Théorie du Genre est certes une imposture, puisqu’elle ne cerne pas la cause réelle de l’oppression patriarcale à définir, si certains courants féministes sont bien des escroqueries, il n’en demeure pas moins une légitimité certaine pour un féminisme authentique. Rappelons quelques faits historiques et anthropologiques.

Cour de justice européenne : les femmes à l’amende…au nom du féminisme

Extraits du mardi 4 Avril 2011 sur le site de Mr Gollnisch

« A nier les différences entre les sexes, au nom d’a priori idéologiques,  les technocrates bruxellois sombrent dans un ridicule souvent aussi odieux que pathétique. A cette aune, le délire égalitariste des harpies féministes des pays nordiques atteint des sommets, rejoint en France sur ce terrain par les écrits d’Elisabeth Badinter ou encore le  groupuscule les Chiennes de garde, certes  en nette perte de vitesse médiatique. Moins « anecdotique » qu’elle n’y paraît,  la réforme de ces dernières années en France portant sur  la féminisation des noms,  participe de cette négation du bon sens… »

Égalité juridique & égalité biologique

  • Si l’égalité biologique, et donc d’aptitudes, entre les sexes est un mensonge évident, l’égalité juridique est cependant une requête légitime. Rappelons qu’il y a peu, la femme catholique était sous tutelle du père puis du mari, c’est à dire sous incapacité juridique totale, comme l’est encore la femme saoudienne d’aujourd’hui. Consulter par exemple le Code Napoléon, et les juridictions françaises antérieures.

« Un acharnement à nier la complémentarité homme-femme qui trouve sa source dans  les errements de la contre-culture californienne des années soixante, qui ont fortement  influencé la révolution des mœurs initiée sous nos latitudes  par les soixante-huitards avec sa confusion des sexes revendiquée et sa  haine de la figure du pater familias »

Complémentarité des sexes dans le mariage ou dans la fratrie ?

  • Quelle complémentarité homme-femme ? Dans le mariage ? Dans la fratrie ? Si la relation homme-femme dans le mariage de la France d’antan était si complémentaire, alors pourquoi donc avoir mis le sexe faible sous tutelle du sexe fort ?
  • Qu’y avait-il avant mai 68 ? Cette révolution culturelle est-elle totalement illégitime ? Ce sont plutôt les enfants conçus hors mariage qui étaient illégitimes, et donc la procréation et la sexualité hors mariage. N’oublions pas les lois qui condamnaient les bâtards et les filles-mères jusqu’en 1972 en France. Nous reviendrons sur la notion toute patricienne du Pater Familias

« Une « Féminisation » déclinée en   « droit au plaisir » et  à « la transgression »,  sur l’air de « mon corps m’appartient », récupérée aujourd’hui par la société marchande comme l’avait très justement analysé le sociologue Alain Soral il  ya quelques années. »

Un féminisme légitime

  • Alain Soral pourra remercier Mai 68, qui lui a permis de « baiser » plus de 700 (1000 aux derniers aveux) femmes hors mariage, dont la femme de Guillon, comportement bonobo totalement proscrit dans toute société patriarcale. Combien d’avortements et de bâtards a-t-il sur la conscience ? C’est aussi grâce à Mai 68 qu’il peut copiner avec les producteurs de X, et produire des œuvres faisant l’apologie de la drague (et donc de la fornication), en dénonçant le « patriarcat arriéré et blédard traditionnel, dont le mariage forcé est la norme ».
  • Le plaisir féminin serait-il illégitime ? N’oublions pas que la bonne morale catholique, comme toute bonne morale patriarcale, proscrit la jouissance féminine, car source de fornication et d’adultère, et donc d’enfants sans pères. N’oublions pas que l’excision n’est pas l’apanage de certaines sociétés islamiques. L’occident français, victorien, et américain, dans une morale toute puritaine du 19e siècle, avait lui aussi prescrit la neutralisation du clitoris, afin de contrôler la sexualité féminine dans le cadre de l’institution du mariage.
  • Le slogan féministe « mon corps m’appartient » serait-il illégitime ? Rappelons encore que la femme occidentale était comme la femme saoudienne sous tutelle, mariée de force ou par arrangement jusqu’à la deuxième guerre mondiale, et n’avait aucun droits sur ses propres enfants, tel que prescrit par le Code Napoléon de 1804, et ce jusqu’en 1970 : « l’enfant appartient au père et non à la mère, comme la pomme appartient au propriétaire et non au pommier. »
  • Quelle marchandisation de la femme ? Aujourd’hui en 2013, le commerce des femmes serait un marché lucratif ? Où vend-t-on le corps des femmes ? Où paye-t-on pour obtenir le corps du sexe faible ? La prostitution n’a jamais été aussi basse de toute l’histoire de France depuis que les femmes sont devenues juridiquement et financièrement indépendantes. Jusqu’aux années 50, 13% des femmes (70 000 sur Paris) se prostituaient, contre seulement 2000 aujourd’hui dans la capitale (en gardant les ratios d’époque, il devrait y avoir plus de 100 000 prostituées !). S’il y a bien un commerce légal du corps des femmes, c’est par l’institution du mariage traditionnel, qui a toujours été arrangé ou forcé, moyennant une dot, selon la jeunesse (12 ans au Vatican aujourd’hui encore), la beauté, et le rang social de la promise. Alors quel marchandisation des femmes ? Le capital ne vend que des images de femmes, ce n’est que du marketing, de la com’, qui fait saliver les consommateurs avec ce qui est rare et difficilement accessible, parce que le sexe sera toujours le cœur de toute société, car source de toute vie.

« Nous évoquions dernièrement ses fortes parole sur l’IVG,  sa dénonciation de  « la banalisation simplifiée de l’infanticide », « inconséquence érigée en style de vie pour que tourne à plein la société du-désir-de-consommation, qui permet aujourd’hui à la jeune fille moderne d’être à la fois pour l’avortement le plus libre, contre la peine de mort (pour des coupables lointains  mais pas pour l’innocent  dans son ventre) et écologiste : toujours prête à laisser faire la nature sauf quand celle-ci s’adresse directement à elle.» »

Les catholiques premiers avorteurs

  • Quel culot pour les catholiques de critiquer l’avortement, eux qui en sont les premiers responsables historiques !!! Qui il y a moins de 50 ans condamnait les enfants conçus hors mariage et les filles-mères ? Qui les bannissait de la société ? Qui les contraignait de fait à l’infanticide ou à l’abandon ? L’Église ! La procréation hors mariage (et donc sans reconnaissance de paternité garantie) est un péché mortel !!! N’oublions pas les tours d’abandons, hospices, refuges et couvents, autant de camps de concentration pour les mères et les enfants qui sortaient du cadre du mariage. Les 30% d’avortements d’aujourd’hui ne font que remplacer les 30% d’abandon pour illégitimité des enfants d’hier.

Extirper la racine du mâle (mal), un impératif mondialiste

Extrait du 07 février 2013 sur le site de Mr Gollnisch

A propos du mariage gay :

rodin le penseur« Faut-il rappeler à nouveau comme l’a fait encore Bruno Gollnisch sur le plateau de Mots croisés,  que ce projet de loi contient en germe une marchandisation  des ventres –comme l’a souhaité ouvertement le prosélyte milliardaire rose Pierre Bergé – avec la Procréation Médicalement Assistée (PMA) accordée aux  couples de femmes et, au nom de l’égalité et  refus des discriminations, la Gestation Pour Autrui (GPA) avec le recours aux mères porteuses pour les couples d’hommes. »

La première marchandisation traditionnelle des ventres

  • La première marchandisation historique des ventres n’est-elle pas le mariage traditionnel ? N’achetait-on pas par la force et par la dot un ventre sous éternelle tutelle, pour obtenir des fils légitimes ?

Dans l’ancien dictionnaire de Furetière, à l’époque de Molière :

MARI. subst. masc. Celui qui est joint à une femme par un contrat civil pour la procréation des enfants légitimes. Les femmes en France sont sous la tutelle perpétuelle du mari, ne peuvent faire aucun acte non autorisé par leur mari. Le mari est maître de la communauté. Le mari est obligé de donner un douaire à sa femme.

La femme est, elle, définie comme l’évolution de fille, et passe de la tutelle de son père à la tutelle de son mari. Cette définition tient à peu de choses près jusqu’au début du XXème siècle. A ceci près que l’amour vient progressivement devancer le mariage alors qu’il le suivait auparavant. On distingue le mari de l’époux, le premier étant le maître et le second l’être aimé.

La GPA biblique

  • La Gestation Pour Autrui n’a donc rien de nouveau, c’est le principe originel du mariage : l’épouse n’est une mère porteuse au bénéfice exclusif du mari. Quoi de neuf depuis l’idéal grec à la source de notre civilisation ? Quoi de neuf depuis l’idéal du couple fusionnel homosexuel, qui ne considère l’épouse que comme un mal nécessaire pour obtenir des fils ? Le patriarche Abraham n’est-il pas l’initiateur de la GPA, en obtenant un fils de son esclave Agar, et non de son épouse stérile Sarah ?

« Dans un très intéressant dossier consacré à « l’idéologie du genre », la revue Eléments, sous la plume d’Alain de Benoist, constatait que « La parenté tend aujourd’hui a être remplacé par la  parentalité , ce qui veut dire que tout le monde peut devenir parent sans avoir mis au monde ni engendré. La parenté était un fait biologique, elle devient un jeu de rôles ouvert à tous. La différence entre parents biologiques et parents adoptifs s’efface du même coup. Pour devenir  parent , il suffit de vouloir l’être (…). Les conjoints sont devenus des partenaires, les familles des couples avec enfants. La relation de couple de la cogestion, comme l’élevage des enfants relève désormais de la coparentalité égalitaire. » »

La parenté naturelle ou culturelle ?

  • En quoi la parenté paternelle serait un fait biologique ? Jusqu’à l’apparition très récente des tests ADN, elle n’était qu’une supposition, une superstition. Et c’est bien au nom de la garantie de cette paternité supposée que le sexe de la femme a été marchandisé par l’institution du mariage et une violente répression sexuelle. En droit, l’enfant naturel est l’enfant conçu hors mariage, donc sans père, puisque c’est le mariage qui définit la paternité (Code Napoléon). La famille naturelle est donc bel et bien sans père ni mari, donc matriarcale… Les juristes romains le confirment : seule la maternité est naturelle, la paternité est culturelle et relève du code civil.

« Cette question du mariage ajouterons nous, pose aussi celle encore plus générale de la dévirilisation de nos sociétés occidentales, dans lesquelles l’ homme blanc est sommé de faire taire ses mauvais instincts de survie,  de payer aujourd’hui pour  les pulsions dominatrices et conquérantes de ses parents et ancêtres. Pour cela, masochisme, repentance,  antiracisme militant et institutionnalisés ont été chargés de castrer le mâle (mal)  européen. Tout aussi logiquement , il doit aussi renoncer à assumer la figure traditionnelle  du pater familias, gravé dans le marbre de notre civilisation depuis la Rome antique. »

La virilité du pater familias ?

  • En quoi la société patriarcale traditionnelle, où la sexualité hors mariage et la séduction sont proscrites, où les seules sexualités alternatives au mariage sont les bordels et la pédérastie, en quoi ces sociétés castratrices qui répriment la sexualité tant masculine que féminine par tous les moyens (ex : excision et circoncision), en quoi sont-elles plus viriles ? Plus guerrière certes, mais le sauvage bonobo sera toujours plus viril que le pédéraste grec civilisateur.
  • Quel lien entre la virilité et la reconnaissance de paternité ? La virilité ne peut-elle s’exprimer autrement que par le statut de père de famille ?
  • Rappelons ce qu’est le Pater Familias dans la Rome antique : il est le maître absolu de toute la maisonnée, et a droit de vie ou de mort sur tous ses habitants, hommes, femmes, enfants, esclaves. Il tue toutes les cadettes, et a le droit « d’exposer » (abandonner à la décharge publique) tout nouveau né qu’il ne désire pas. Est-ce les valeurs toutes saoudiennes que les français doivent restaurer ?

Familles polygames : l’UMP laisse faire…

Extrait du 09 décembre 2009 sur le site de Mr Gollnisch

« Une estimation émise par la commission nationale des Droits de l’homme et datant de 2006 faisait état de 16 000 à 20 000 familles concernées, essentiellement en Ile-de-France, soit 200 000 personnes … Ce qui représente donc une dizaine d’enfants par pater familias ».

« Cette situation étant source de délinquance et, surtout, portant gravement atteinte à l’égalité homme-femme, pilier de notre République » relève Mme Imloul, celle-ci préconise « la relance de la politique de décohabitation, permettant aux coépouses d’aller vivre ailleurs avec leurs enfants, politique assortie de différentes mesures incitatives : obtention d’un titre de séjour, de la nationalité, cours de français, ouverture d’un compte bancaire « .

Une polygamie déjà légale de fait

  • La polygamie est un contrat de mariage entre plus de 2 personnes. Le mariage a pour seule et unique vocation d’établir la filiation paternelle. Autrefois, seul le mariage permettait de reconnaître un enfant. Aujourd’hui, reconnaître un enfant, c’est établir une filiation paternelle avec ou sans mariage. Donc reconnaître des enfants auprès de plusieurs femmes, avec ou sans mariage, est de fait de la polygamie. Avis aux familles recomposées…
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