5 millions de Français sont seuls au monde – la fin de la famille

Deux facteurs auront eut raison de la cohésion familiale : la libération des femmes, et la mondialisation économique.

  • La fin de la famille conjugale : Le mariage et la paternité se sont toujours construits sur l’esclavage des femmes. Celle-ci ayant désormais les mêmes droits que les hommes, mariage et paternité sont inéluctablement en voie d’extinction.
  • La fin de la famille de sang : Les migration économiques auront eux aussi disloqués les liens du sang à travers le monde.

Il est donc urgent de réinventer une nouvelle forme de cohésion familiale, basée ni sur le mariage, ni sur la paternité, ni sur les liens du sang, en voie d’extinction. C’est l’objet de la Famille Choisie Associative.

Lire La Famille Choisie Associative : un contrat communautaire de solidarité, par delà le PACS et le mariage

Les liens familiaux sont de moins en moins solides

Publié le 28 juin 2013 sur Le Figaro

De plus en plus de personnes sont seules et isolées, et même les liens familiaux sont de moins en moins solides, selon une enquête menée par la Fondation de France.

Pas de déjeuner en famille

Pas de collègues avec qui partager un verre, pas d’amis avec qui partir en vacances. Cinq millions de Français sont isolés, selon une enquête de grande ampleur menée par la Fondation de France et n’entretiennent pas ou presque pas de relations sociales avec les autres.

Pire encore, ce phénomène va croissant. En 2010, ils n’étaient «que» quatre millions de Français à être entièrement livrés à eux-même. L’extension comme une tâche d’huile de cette solitude est notamment due au glissement de notre société vers toujours plus d’individualisme, analyse Francis Charhon, le directeur général de la fondation.

«Nous vivions auparavant dans une société conformée et étouffante. Nous sommes aujourd’hui beaucoup plus indépendants. Le corollaire de cette liberté individuelle totale est que dès vous glissez, personne n’est là pour vous rattraper.»

Plus aucun lien avec leur famille

En effet, 39% des Français n’entretiennent plus aucun lien avec leur famille. Le dernier rempart contre l’isolement reste le voisinage. Quand on a tout perdu ou presque, ce sont les derniers à vous adresser la parole.

Le sort des familles monoparentales

La pauvreté, est un accélérateur de solitude. 17% de ceux qui gagnent moins de 1.000 euros par mois sont seuls. Les sorties aux restaurants entre amis ou les invitations au cinéma coûtent cher, et les personnes aux faibles revenus sont contraintes de les refuser, les poussant peu à peu vers l’isolement. Ainsi, 40% des personnes élevant seules des enfants disent souffrir de solitude. Le chômage est aussi un puissant facteur d’isolement.

La honte du divorce

En effet, la Fondation de France constate que les réseaux de socialisation (le travail, les amis, les voisins, etc.) sont interdépendants entre eux. Quand l’un flanche, un cercle vicieux se met alors en place. Une personne qui vient de perdre son emploi, fragilisée, osera moins aller à la rencontre de ses voisins, une autre fraîchement divorcée aura honte de son échec et ira moins vers sa famille, etc.

Inutiles et invisibles à la société

«Les personnes seules se sentent inutiles, invisibles, et n’osent plus aller vers les autres car elles estiment n’avoir rien à leur apporter», ajoute Francis Charhon. Néanmoins, le travail protège de moins en moins de la solitude et 7% des actifs en emploi déclarent être confrontés à l’isolement relationnel. Les horaires décalés, le développement du télé-travail et des missions courtes sont autant de facteurs explicatifs.

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