Côte d’Ivoire : « trop sexy », ils essayent de la violer en pleine rue

Dans les sociétés patriarcales traditionnelles, ce sont toujours les femmes victimes de viol qui sont coupables. On aura jamais la preuve absolue qu’elles n’étaient pas consentantes. Hors, toute sexualité hors mariage est une remise en cause de la paternité… On les accusera alors de rechercher à exciter les hommes, d’avoir été trop séduisantes, trop tentantes, d’être des prostituées… C’est pourquoi elles doivent être cachées, voilées, enfermées, et mises sous tutelle, afin de préserver leur vertu et l’honneur du père et du mari.

Une Ivoirienne agressée et déshabillée en pleine rue parce qu’elle était « trop sexy »

Publié le Vendredi 28 Juin 2013 sur Sud Info.be

Une jeune Ivoirienne a été agressée et déshabillée en pleine rue, à Abdijan, la capitale de la Côte d’Ivoire, parce qu’elle était jugée « trop sexy » par ses agresseurs.

Selon les informations du blogueur Aboukam, relayé par France 24, une jeune fille a dû être aidée par les policiers pour éviter une agression sexuelle de part d’hommes qui la jugeaient « trop sexy, vêtue d’une jupe trop courte et outrageusement maquillée ».

La scène s’est déroulée le 22 juin dernier devant une gare routière d’Abidjan. La jeune fille a crié tant bien que mal pour que les forces de l’ordre l’aident alors qu’elle était littéralement agressée et déshabillée par des inconnus en pleine rue. L’Ivoirienne a également été traitée de « prostituée », de « mal élevée » et de« provocatrice ».

Les agresseurs ont été dispersés à coup de bâton et seuls deux hommes ont été arrêtés par la police. « La jeune fille a été prise à partie par quatre ou cinq personnes cachées entre deux voitures. Ils lui avaient enlevé sa jupe et sa culotte, elle se débattait en leur donnant des coups de pied alors qu’ils essayaient de s’adonner à des attouchements sexuels », explique un témoin de la scène, qui a ensuite aidé la jeune fille à quitter la scène.

La tentative de viol, pour les deux agresseurs arrêtés, reste cependant à l’appréciation du juge. En cas d’inculpation, les agresseurs risquent de cinq à vingt ans de prison.

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