La Réunion : il décapite et éventre un enfant parce qu’il découvre qu’il n’est pas le père

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Enfant décapité à La Réunion : le meurtrier présumé aurait agi par vengeance

Publié le 20/06/2013 sur LaDépêche.fr

Saint-Benoît./Idé - Idé

Jean-Charles A., suspecté d’avoir tué et décapité un enfant de 4 ans mercredi à Saint-Benoît de La Réunion, aurait agi par vengeance, en apprenant qu’il n’était pas le père du garçonnet, a indiqué ce jeudi le procureur de Saint-Denis.

Selon le magistrat, « le petit Mattéo a d’abord été frappé à mains nues par le suspect, avant d’être tué avec une arme blanche, puis décapité et éventré ». Pour le moment, les enquêteurs s’attachent à reconstituer la chronologie du meurtre. Ils ont d’ores et déjà établi que le meurtrier présumé, âgé de 37 ans, a ensuite déposé le cadavre de l’enfant dans une grande volière où étaient enfermés huit chiens. « Le corps a été partiellement calciné, mais il est impossible, à l’heure actuelle, d’en déterminer l’origine et l’intensité » a ajouté Philippe Muller.

Pas un rite sacrificiel

Les gendarmes ont également établi que Jean-Charles A. a frappé son ex-compagne, quand cette dernière lui a annoncé qu’il n’était pas le père de Mattéo. Il s’en est ensuite pris à violemment à l’enfant. L’altercation avec la mère et le petit garçon a débuté dans la cour, puis le suspect s’est emparé de Mattéo et l’a entraîné dans la modeste maison. C’est là que le crime a été perpétré, selon les consatations des techniciens de l’identification criminelle.

Le procureur a écarté l’hypothèse d’un rite sacrificiel ou d’une pratique de sorcellerie, qu’avait pu laisser supposer la présence de gros sel et de safran sur le sol aux abords de la maison.

Condamné à plusieurs reprises pour vols avec violence

Au moment de son interpellation, Jean-Charles A. a subi un test d’alcoolémie qui s’est révélé négatif. Des analyses toxicologiques détermineront si l’homme était sous l’empire de stupéfiants. « Dès le début de son interrogatoire, le meurtrier présumé a expliqué qu’il avait tué une poule, puis il s’est enfermé dans un mutisme total. Il ne dit rien sur son passage à l’acte », a expliqué le procureur. « Il n’en sort épisodiquement que pour tenir des propos totalement incohérents », a-t-il ajouté.

Le magistrat a également évoqué le passé judiciaire du suspect. « Il a été condamné à plusieurs reprises pour des faits de vols avec violence, de violences aggravées et d’agressions sexuelles », a indiqué le procureur. « Il devait encore exécuter une peine de 6 mois de prison, et depuis le mois d’avril, il faisait l’objet d’un avis de recherche pour ne pas s’être présenté à différents rendez-vous judiciaires. Les gendarmes le cherchaient, mais manifestement, il se cachait », a-t-il expliqué.

L’autopsie du corps du petit Mattéo a été pratiquée jeudi. Les conclusions du médecin-légistes doivent être connues en fin de journée. Le meurtrier présumé, lui, doit être déféré ce jeudi au parquet de Saint-Denis qui a ouvert une information judiciaire pour meurtre sur enfant de moins de 15 ans, accompagnés d’actes de torture et de barbarie. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

De son côté, le rectorat de l’Académie de La Réunion a mis en place une cellule psychologique au sein de l’école maternelle que Mattéo fréquentait à Saint-André.

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