Immigration islamique en France : 70 000 jeunes filles menacées de mariages forcés consanguins

Le mariage d’amour ne peut exister que s’il est matrilinéaire et matrilocal : l’époux s’installe chez la famille de l’épouse et n’a aucun droit sur l’enfant qui appartient exclusivement à la lignée de la mère. L’oncle maternel est toujours supérieur au père. Le régime de la séparation de biens est la règle : on ne mélange pas sexualité et intérêts matériels. Il s’agit en réalité d’un concubinage. Autrement, dès lors qu’il y a filiation paternelle, la paternité et le droit du père devant être garantis, la mise sous tutelle des femmes est systématique afin de contrôler leur sexualité et de s’approprier leurs enfants. L’épouse est alors une mère-porteuse dont le ventre est vendu à l’usage exclusif du mari par la tractation d’une dot. Les unions sont donc arrangées par les pères, sans l’avis des promises, et ce, sur des critères économiques et politiques. Pour que l’héritage ne soit pas dispersé, on privilégie les mariages consanguins entre cousins. Le mariage traditionnel patrilinéaire est toujours arrangé ou forcé, quelle que soit la race, la religion, ou la culture.

France : 70 000 jeunes filles seraient menacées de mariages forcés

Le Point.fr – Publié le 11/10/2013 à 09:23

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À l’occasion de la « Journée internationale de la fille » vendredi, l’ONG Plan France lance une campagne d’information sur les mariages forcés et précoces.

Mariage forcé au Mali pendant des « vacances »

* Au Mali, »92% des femmes de 15 à 45 ans sont excisées et 80,3% des maliens pensent que cette pratique doit être maintenue.

Sauvée in extremis d’un mariage forcé au Mali par une crise de paludisme : tout s’est bien terminé pour cette jeune fille, mais des milliers d’autres en France restent menacées d’unions arrangées qui peuvent compromettre leur éducation et bouleverser leur vie. À 19 ans, cette Française qui habitait dans les Yvelines s’est rendue pour la première fois « au pays » pendant les vacances, dans une zone rurale de l’ouest du Mali, officiellement pour voir sa grand-mère. « Ma cousine avait entendu que c’était pour me marier, mais je disais ce n’est pas possible, ma mère ne peut pas me faire ça », témoigne cette jeune femme aujourd’hui âgée de 27 ans, qui a requis l’anonymat.

Kidnappée par la marieuse pour épouser son cousin

« La deuxième semaine, une de mes cousines m’a demandé de l’accompagner au marigot pour laver le linge. On a croisé deux garçons, ils m’ont pour ainsi dire enlevée et emmenée dans une case, où une dame que je ne connaissais pas m’a dit que j’allais me marier. J’étais dans tous mes états, je pleurais, je criais. » Pendant plusieurs jours, la jeune fille est restée en compagnie de cette femme pour se préparer au mariage avec un cousin de 22 ans qu’elle connaissait en France.

« Soit tu te maries, soit tu n’es plus ma filles » – l’honneur de la famille

« Quand ma mère est venue me voir, elle m’a dit : soit tu te maries, soit tu n’es plus ma fille. La veille de ma nuit de noces, je suis tombée malade. Le médecin est venu et comme j’avais attrapé le palud, tout a été annulé, alors que tout le monde faisait déjà la fête dehors ». « À mon retour en France, je ne dormais plus, j’ai été sous antidépresseurs pendant un an ». Il y a quatre ans, elle a eu un fils avec un homme de son choix, pour lequel elle a déménagé en Bretagne où elle est aide à domicile. « Mais je suis encore fiancée. Ma mère m’a dit si on annule les fiançailles, il va falloir qu’on rembourse la dot » apportée par celui qui devait devenir son époux.

Sauvée par le paludisme

À l’occasion de la Journée internationale de la fille vendredi, l’ONG Plan France a lancé une campagne d’information sur les mariages forcés et précoces. Selon le Fonds des Nations unies pour la population, 14,2 millions de filles de moins de 18 ans seront mariées chaque année entre 2011 et 2020 dans les pays en voie de développement (Afrique subsaharienne et Asie du Sud principalement, essentiellement des pays islamiques), soit 39 000 mariages précoces par jour. En France, le Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles (Gams) estime à environ 70 000 le nombre des jeunes filles potentiellement menacées de mariage forcé.

Mariages religieux d’enfants

Une étude Ined/Insee publiée en 2011 estimait que le phénomène, qui concerne principalement les immigrées originaires de Turquie, du Maghreb et d’Afrique sahélienne, tend à diminuer. « Les familles ont de plus en plus intégré le fait que, depuis la loi du 4 avril 2006, l’âge du mariage civil, pour filles et garçons, est de 18 ans », selon Isabelle Gillette-Faye, directrice générale du Gams. Mais cela n’empêche pas les mariages coutumiers. « Les communautés originaire d’Afrique subsaharienne pratiquent des unions précoces d’enfants parfois très jeunes », poursuit Isabelle Gillette-Faye, saisie l’an dernier du cas d’une fillette de 6 ans dans une famille originaire du Mali. « L’idée est d’attendre qu’elles soient pubères pour qu’il y ait consommation du mariage. »

« Conflit de loyauté » : trahir sa famille en refusant un mariage

« Ces unions peuvent être faites parfois même en l’absence des intéressés, au domicile des familles en France, car ce qui compte est l’accord des représentants de la jeune fille et du jeune homme ». Selon le Gams, le mariage forcé d’un mineur de moins de 15 ans peut être assimilé à un viol. Si elles arrivent à surmonter le « conflit de loyauté » face à leur famille, les jeunes filles peuvent solliciter l’aide d’un adulte qu’elles estiment « protecteur » (enseignant, infirmier scolaire, assistante sociale …). Pour empêcher le mariage, elles peuvent être orientées vers la protection de l’enfance, ou solliciter de la justice une ordonnance de protection. Depuis un vote du Parlement en juillet, le fait de tromper quelqu’un pour l’emmener à l’étranger subir un mariage forcé est passible de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

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