Elle fait croire à un enlèvement avec séquestration pour “couvrir” une nuit d’infidélité

Pour couvrir une nuit d’infidélité, une jeune femme était allée jusqu’à simuler un rapt suivi d’une séquestration ! Mercredi après-midi, le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu l’a condamnée à 4 mois d’emprisonnement.

Une vraie mise en scène

Les faits avaient été dénoncés le 8 mars dernier, par son compagnon, qui avait découvert la jeune femme de 27 ans dans un bois, à proximité de son domicile de Corbelin. Elle présentait des hématomes aux poignets pouvant s’apparenter à des marques laissées par des entraves.

Aussitôt, les gendarmes des Avenières et leurs homologues de la brigade de recherches de La Tour-du-Pin avaient engagé des investigations et des recherches, en raison de la nature criminelle des faits.

Brièvement hospitalisée, la jeune femme avait confié sa mésaventure. Selon son témoignage, la veille au soir, elle aurait été enlevée par des individus, puis ligotée et séquestrée, mais également violentée, dans une cave. La jeune femme avait avancé l’hypothèse d’un enlèvement commandité par une rivale. Mais au fil des jours, sa version avait évolué, la jeune femme évoquant ensuite une rançon pour effacer une dette de son copain.

Réquisitions téléphoniques, auditions, enquête de voisinage… Les investigations allaient conforter les enquêteurs dans leur hypothèse : une mise en scène. Par ailleurs, les éléments recueillis par Le Dauphiné Libéré permettaient de penser qu’il s’agissait d’une séquestration simulée, ce que nous relations dans nos colonnes dès le lendemain des faits.

Et 5000 euros d’amende

Quatre mois plus tard, la version des faits livrée par la “victime” n’a finalement pas résisté au travail de vérifications des gendarmes, notamment l’exploitation de son téléphone. Elle a fini par reconnaître, lors de sa garde à vue, avoir tout inventé pour cacher son mensonge à son compagnon. Cette nuit-là, elle l’avait passée à Villefontaine, avec un homme rencontré sur internet…

Poursuivie pour “dénonciation mensongère entraînant des recherches inutiles” et “abus de confiance”, Angélique Perrichon, qui n’a pas jugé bon se présenter à l’audience, a été condamnée à 4 mois de prison ferme et 5 000 euros d’amende.

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