Virée d’un collège catholique pour un clip de rap sexy, elle gagne son procès

Tout ce qui attise le désir sexuel doit être prohibé, car cela incite à la sexualité hors mariage, source d’enfants sans père. Tout ce qui promeut la libre sexualité hors mariage doit être encore plus fermement condamné et puni. C’est pour cela que les femmes qui sortaient du cadre du mariage (veuves et célibataires) étaient bien souvent enfermées de force au couvent ou à l’hospice.

La surveillante licenciée pour un clip de rap gagne son procès

Par Mathilde Cesbron, publié le 29/10/2013 à 16:34 sur Le Figaro

L’assistante d’éducation d’un collège catholique de Juan-les-Pins, renvoyée en 2012 pour avoir joué une couguar dans la vidéo d’un rappeur, a obtenu gain de cause aux prud’hommes.

Elle avait une occupation pas très catholique. Mais qui ne méritait pas pour autant un licenciement. La justice a donné réparation à Véronique Bonazzola, une surveillante de collège licenciée l’année dernière pour son comportement sulfureux dans un clip du rappeur niçois Novia. Dans Fontaine de jouvence, la femme de 50 ans joue une couguar qui attire un jeune barman. En très petite tenue, sa poitrine mise en valeur, elle enchaîne les poses sensuelles sur un canapé ou dans un jacuzzi. Ce sont les élèves de l’établissement catholique La Tramontane de Juan-les-Pins (Alpes-Maritimes) qui ont découvert cette vidéo…

«On n’était pourtant pas dans de la pornographie, c’était plutôt quelque chose de potache», a indiqué Me Pierre Chami, avocat de Véronique Bonazzola. «Quand l’affaire a éclaté, j’ai eu l’impression qu’ils (le personnel du collège, NDLR) allaient me brûler sur un bûcher dans la cour, ils trouvaient ça scandaleux. Mais la plupart des parents m’ont soutenue, et les élèves aussi», a-t-elle indiqué.

Contactée par La Fouine

Les prud’hommes de Grasse ont également été de son côté. Le conseil a estimé, dans un jugement rendu le 29 août, que son licenciement fin avril 2012 pour «faute grave» était «sans cause réelle ni sérieuse». Son employeur -qui connaissait son activité à titre privé de comédienne- ne lui a jamais adressé «la moindre mise en garde (…) sur les risques éventuels d’une telle activité au regard de ses obligations professionnelles». Véronique est actrice amatrice depuis plusieurs années. Le conseil des prud’hommes a estimé que ce n’était pas au collège de «définir l’orientation artistique de sa salariée en dehors des heures de cours»rapporte Me Chami à 20 Minutes . Le collège n’a pas fait appel. Mais l’avocat a préféré attendre la fin du délai accordé pour engager cette procédure avant de communiquer sur le jugement.

«Ma cliente est satisfaite qu’on reconnaisse sa liberté d’expression. Cette affaire l’a meurtrie, a témoigné Me Chami. Elle sortait d’un cancer, alors ce travail à mi-temps au collège, c’était une fenêtre sur la jeunesse, ça lui donnait de la lumière.» Véronique Bonazzola était en poste depuis vingt ans lorsqu’elle a été renvoyée.

Véronique Bonazzola n’a pas souhaité divulguer les sommes des dommages que l’établissement doit lui verser. Au chômage depuis son licenciement, elle compte se remettre très vite au travail. «Le rappeur La Fouine m’avait écrit et même des producteurs de films X», confie-t-elle à 20 Minutes. Un programme à mille lieues de l’enseignement catholique.

Une surveillante renvoyée pour un clip de rap

Par Anaïs Nahum. Publié le 11/05/2012 à 11:53 sur Le Figaro

Véronique Bonazzolo, assistante d’éducation au collège Notre-Dame-de-la-Tramontane, à Juan-les-Pins (Alpes-Maritimes), a été licenciée pour avoir joué la «cougar» dans un clip de rap.

Une assistante d’éducation d’un collège catholique de Juan-les-Pins, comédienne à ses heures perdues, se retrouve sous les feux des projecteurs… mais pas comme elle le souhaitait. Véronique Bonazzolo, surveillante âgée de 50 ans, a été révoquée du collège privé catholique Notre-Dame-de-la-Tramontane pour avoir interprété le rôle sexualisé d’une femme mature dans un clip du rappeur Novia, Fontaine de Jouvence.

Poses équivoques et renvoi immédiat

Dans le clip vidéo du rappeur niçois, Véronique apparaît en Bikini dans des positions équivoques. Visionnée par des élèves, cette vidéo a aussitôt soulevé de vives réactions des familles et provoqué le renvoi immédiat de l’intéressée par le directeur de l’établissement. Le responsable de l’enseignement catholique dans les Alpes-Maritimes comprend la réaction de l’établissement mais conteste la sanction immédiate dont a été l’objet Véronique Bonazzolo. Contacté par Le Figaro, le proviseur de l’établissement n’a pas souhaité commenter le dossier et affirme «laisser cette affaire aux mains du tribunal des prud’hommes».

Cailloux à la prostituée

La surveillante conteste son licenciement, qu’elle juge injustifié. «Elle a le sentiment d’être vilipendée», déclare son avocat Pierre Chami sur RTL. Pour lui, le comportement de la surveillante n’a rien de «contraire aux bonnes mœurs». L’assistante d’éducation ayant visiblement une bonne connaissance des Évangiles, il ajoute qu’elle a l’impression «d’être montrée du doigt de la même manière qu’on jetait des cailloux à la prostituée lorsque Jésus est venu interrompre le calvaire de la femme».

«À 50 ans, on n’est pas foutu»

Mais Véronique Bonazzolo, atteinte par le passé d’un cancer du sein, déclare avoir joué ce rôle «avec la volonté de faire une performance d’acteur et de parler du phénomène de société des femmes cougars en le tournant en dérision, sur le ton de l’humour». Elle veut montrer «qu’à 50 ans, on n’est pas foutu», précise son avocat.

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