Crime passionnel lesbien : elle poignarde la nouvelle copine de son ex par jalousie

Les féministes ont rebaptisé « violences conjugales » en « violences contre les femmes », pour diaboliser les hommes, et cacher que c’est le couple, et non l’homme, qui est violent par nature. Qu’elle soit hétérosexuelle ou homosexuelle, l’idéologie du couple, avec son utopie de l’âme sœur, de la fidélité, de la vie à 2, son obsession maladive de la possession, et sa jalousie assassine… est l’origine réelle de ces crimes passionnels. Si l’homme a généralement la supériorité musculaire pour frapper, la femme compense par son génie en matière de torture psychologique et chantage affectif. Pour preuve : il y a bien plus de suicides passionnels chez les hommes que chez les femmes.

Hautes-Alpes : Un couple lesbien se sépare : coup de couteau passionnel en plein centre-ville

Le Dauphiné Libéré par Celia AMPHOUX le 16/11/2013

Elle a un pantalon d’une marque qui ne s’adresse qu’aux filles et le porte comme un mec. Sous une chemise pas cintrée. La prévenue a un air de garçon manqué, mais ses traits sont fins, le visage doux. Pourtant, on connaît sa force et ses accès de violence. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle se trouve ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Gap.

Une lame de 14 centimètres dans la poitrine

Le 13 mai 2012, le climat est tendu dans son appartement : son ex-copine vient déménager ses affaires, en galante compagnie. La nouvelle petite copine sent que ça va dégénérer et déguerpit. La prévenue jalouse descend les escaliers, s’engage dans une rue pour retrouver et planter un couteau dans la poitrine de la nouvelle copine. En plein centre piéton, à 17h30. 14 centimètres dans la chair.

La présidente du tribunal, Laurence Raison, veut comprendre pourquoi elle s’en est prise à cette fille de 34 ans qu’elle ne connaissait pas. « J’avais la rage », dit-elle, laissant échapper des larmes.

La jeune femme semble du genre énervée et menteuse aussi, selon divers témoins. Mais personne ce jeudi n’ose remettre en question son enfance dégoûtante, à cause de parents défaillants.

« Un mix entre “Le miel et les abeilles” et “Pulp Fiction” »

Cependant, celle dont l’enfance a été brisée vient de gâcher une vie. « Au niveau du moral, c’est pas top. Au niveau du cœur, il y a des complications », explique pudiquement la victime. Très pudiquement même. Son pronostic vital était engagé le 13 mai 2012. Deux opérations ont été nécessaires après l’atterrissage en urgence de l’hélicoptère à l’hôpital de Grenoble. « Elle était pilote. Elle ne peut plus travailler », s’emporte l’avocate de la victime Me Regord. Qui trouve que la prévenue inverse les rôles. « Elle nous sert un mix entre “Le miel et les abeilles” et “Pulp Fiction”. La victime, c’est ma cliente. »

Des violences conjugales préliminaires

Le procureur, Raphaël Balland, lui aussi, se montre agacé. « C’est cadeau ! », lance-t-il. Deux jours avant le coup de couteau, la prévenue avait frappé son ex. Un nez cassé pour lequel il n’y aura pas de procès. « Cadeau. » Avec une mise en examen pour “tentative d’homicide volontaire par arme blanche”, la prévenue se destinait à la cour d’Assises. Finalement, elle comparait en correctionnel pour violence avec arme. « Cadeau », répète le procureur en réclamant cinq ans de prison, la peine maximale.

Pour la défense Me Ducrey s’énerve, elle aussi. On a trop souvent regretté la cour d’Assises pendant les débats. Et ces derniers ont éludé les qualités de sa cliente. « Je refuse qu’on la présente comme une menteuse. Elle n’esquive rien ! »

Et Lugdivine Guide paiera pour son geste. Elle est condamnée à cinq ans d’emprisonnement.

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