Guerre entre pères et mères : manifestation contre la garde alternée par défaut, au nom de l’égalitarisme gauchiste

L’autorité parentale conjointe est une utopie moderne qui ne date que de 1970. Auparavant, seul le père de famille (pater familias) avait des droits sur l’enfant.
« L’enfant appartient au père et non à la mère, comme la pomme appartient au propriétaire et non au pommier. » – Code Napoléon de 1804
Entre le père et la mère, il va falloir trancher :
– autorité paternelle unique (patriarcat) : abolir le droit des mères et des femmes
– autorité maternelle unique (matriarcat) : abolir le droit des pères et donc, la reconnaissance de paternité.

Paris : dans la rue, les mères s’opposent aux pères

MANIFESTATION – Remontées contre un amendement adopté par le Sénat et qui donnerait la priorité à la résidence alternée des enfants en cas de séparation, les mères défilent ce samedi à Paris et dans toute la France. Contactée par metronews, la présidente de Sos les mamans s’explique.

Entre pères et mères, c’est la guerre

On connaissait les pères perchés, prêts à grimper sur des grues ou des cathédrales pour dénoncer les « dérives » de la garde des enfants « trop souvent accordées aux mères « . Et voici qu’aujourd’hui, ces mamans répliquent. Des mères doivent en effet défiler ce samedi à Paris, mais aussi à Toulouse, Lyon et Nice, pour refuser un amendement proposé par le Sénat et qui donnerait la priorité à la résidence alternée des enfants en cas de séparation.

« Nous refusons la systématisation de la garde alternée »

Contactée par metronews, Carole Lapanouse, présidente de Sos les mamans s’agace de « ces quelques père perchés qui mentent sur la réalité« . « Nous ne sommes pas contre le principe de la résidence alternée, mais nous en refusons sa systématisation. Cela doit rester un accord parental pour le bien de l’enfant », déclare-t-elle.

Par la gauche égalitariste genderiste

Dans la nuit du 17 au 18 septembre dernier, le groupe des radicaux de gauche a en effet déposé un amendement, adopté par le Sénat dans le cadre du vote de la loi sur l’égalité hommes-femmes, qui rend la résidence alternée des enfants prioritaire en cas de séparation ou de divorce conflictuel. Cela deviendrait la règle, et l’exception d’y déroger devrait être motivée par le juge. Pour donner plus d’efficacité à ce combat deux pétitions circulent. Dont l’une, réservée aux professionnels de santé, a déjà recueilli 1400 signatures en 4 jours. Et une vidéo, aux accents très anxiogènes, est relayée sur les différents sites des associations.

Les ministres contre cet amendement, les mères optimistes

« Il faut regarder les choses en face. Certains parents sont coupables de violences, nous exigeons qu’ils n’aient plus de droits sur l’enfant dans ce cas-là », poursuit Carole Lapanouse qui compte mettre en avant certains chiffres pour « empêcher les activistes et pères de relayer certains mensonges ».

« De toute façon, personne ne veut de cet amendement. La ministre de la Famille, celle des Droits des femmes et Christiane Taubira sont contre », ajoute-t-elle. L’Assemblée nationale tranchera en janvier prochain.

Les chiffres : les parents en général d’accord

Des chiffres ont en effet été divulgués lors de la dernière réunion inter-ministérielle qui s’est tenue vendredi. Concernant la garde des enfants, les parents sont d’accord dans 80% des cas (et dans 100% des divorces par consentement mutuel). Et dans 71% de ces situations, la résidence est alors fixée chez la mère. Dans 17% des cas seulement, la résidence est alternée. Après de nombreuses revendications, notamment de certains pères, qui eux, estiment leurs droits « bafoués », les conclusions d’un rapport gouvernemental doivent être rendues le 30 novembre prochain.

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