Immigration islamique : pas de naturalisation pour les prosélytes du patriarcat ?

Est-il prudent d’accepter l’arrivée sur notre territoire de millions d’immigrants qui pratiquent l’esclavage des femmes, la répression sexuelle, les mariages forcés, les infanticides féminins, et autres arriérations religieuses qu’on a eut peine à faire disparaître en Europe ?

Pas de naturalisation pour les étrangers qui refusent l’égalité homme-femme

Par Assma Maad, le 03 décembre 2013, sur Madame Le Figaro

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, lors d'un cérémonie de naturalisation à Toulouse en octobre 2012. Photo AFP

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, lors d’un cérémonie de naturalisation à Toulouse en octobre 2012.

Le conseil d’État vient de trancher : un étranger qui conteste l’égalité entre les hommes et les femmes peut se voir refuser la nationalité française. Ces dernières années, plusieurs affaires ont permis de préciser les critères pour obtenir la nationalité française. Et notamment, quelles sont les valeurs fondamentales à respecter. Le Conseil d’État vient de rappeler que l’égalité homme-femme en fait partie.

Les valeurs essentielles de la société française

Le Conseil examinait le 27 novembre, le cas du mari d’une Française qui s’était vu refuser ses papiers. « Il ressort des pièces du dossier et notamment des propos tenus et du comportement adopté, que l’intéressé refuse d’accepter les valeurs essentielles de la société française et notamment l’égalité entre les hommes et les femmes », a estimé le Conseil d’État, qui a confirmé le refus de naturalisation.

Le mariage pour une immigration légale

Selon le Code civil, un étranger marié à une personne de nationalité française peut, quatre ans après le mariage, obtenir la nationalité. Il doit, par simple déclaration, expliquer qu’il y a bien vie commune et qu’il maîtrise suffisamment le français.

Doubler les naturalisations

D’après le ministère de l’Intérieur, 46 000 naturalisations ont été accordées en 2012, un chiffre que souhaite doubler Manuel Valls. Mais l’État peut imposer son véto en cas d’ « indignité » ou « défaut d’assimilation autre que linguistique », d’après la circulaire signée en 2011 par Claude Guéant. Pour l’indignité, il peut s’agir d’avoir commis des faits répréhensibles ou des fraudes aux aides sociales.

Comportements anti-républicains : polygamie, excisions, discrimination sexuelle, confinement, mariage forcé, interdiction de travailler… l’ancienne patria potesta du pater familias

« Entre également dans le champ les comportements prosélytes contraires aux valeurs républicaines », précise le document. Le « défaut d’assimilation » concerne, quant à lui, les cas de polygamie, d’excision, ou de négation des principes de laïcité. Et enfin le rejet de l’égalité homme-femme par « l’adoption au quotidien d’attitudes discriminatoires vis-à-vis des femmes, telles que le refus de leur serrer la main révèle un défaut d’assimilation » tout comme « l’autorité abusive » du déclarant envers sa femme, ses filles ou ses sœurs (confinement, mariage forcé, interdiction de travailler…).

Ségrégation sexuelle, même au sein de la famille

Que le Conseil d’État statue sur ce type de questions n’est pas nouveau. En 2010, un homme d’origine marocaine s’était vu refuser la nationalité française  pour avoir obligé sa femme à porter la burqa. Le ministre de l’immigration de l’époque, Éric Besson, avait par ailleurs lui-même refusé par décret de lui accorder cette naturalisation. L’homme adoptait « au quotidien une attitude discriminatoire vis-à-vis des femmes, allant jusqu’à refuser de leur serrer la main et à préconiser une séparation des garçons et des filles, y compris au foyer, des frères et des sœurs, dès leur plus jeune âge », selon les motifs de la décision que s’était procuré Le Figaro à l’époque.

La burqa, contraire à la volonté de s’intégrer

Trois ans auparavant, en 2008, une autre décision des Sages du Conseil avait suscité une grande attention médiatique. Un arrêt confirmait le refus d’octroyer la nationalité française à une femme marocaine entièrement voilée, jugeant le port de la burqa contraire à la volonté de s’intégrer. Cette affaire avait suscité un débat autour de la burqa dans l’espace public. Deux ans plus tard, la loi votée en 2010 interdisant le voile intégral dans les lieux publics était votée.

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