CINEMA : Jacky au royaume des filles. Islamo-féminisme-trotskiste au service du patriarcat

Dans une dictature aux allures communistes de Corée du Nord, les hommes portent la burqa et sont soumis aux femmes, cheffes de famille, et qui détiennent le pouvoir politique, religieux, et militaire. N’est-ce pas là le projet actuel trotsko-féministe islamophile, qui se reconnaît des valeurs communes avec la charia ? Pas de nudité, pas de drague, responsabilité paternelle obligatoire, idéologie du mariage… Riad Sattouf décrit une gynarchie utopique, aux antipodes d’une véritable société matriarcale égalitaire, sans père ni mari, mais pas sans oncles. Parce que l’esclavage des femmes n’a qu’une seule et unique origine, la reconnaissance de paternité obligatoire à travers l’institution du mariage (la définition véritable du patriarcat), et non la maternité ou les stéréotypes de genres, comme nous l’affirme le néo-féminisme puritain actuel.

VU AU CINÉMA : un remake gynarchique de Cendrillon, façon 1984 (Big Mama is watching you ?), un excellent film comique 100% matricien !!! Une critique délirante et du féminisme et de l’islam, qui au fond prônent les mêmes valeurs puritaines. Riad Sattouf nous propose une analyse dignement matricienne de la mécanique sociologique du patriarcat, qui n’est pas la domination d’un sexe sur l’autre, mais l’esclavage sexuel à travers la sainte institution du mariage. Quand la domination sexuelle est désormais celle des femmes sur les hommes, il s’agit encore d’un patriarcat, afin de défendre les mêmes valeurs, celles du mariage et de la paternité. Et les symptômes sont encore les mêmes, sauf que ce sont les hommes qui en sont désormais les victimes : interdiction du sexe hors mariage, viol, prostitution, harcèlement sexuel, mariages forcés et arrangés, vénalité du sexe faible, préférence des naissances féminines, vertu, honneur familial, culpabilisation de la victime du viol (consentante ?) et son mariage forcé avec sa violeuse, pudibonderie et superstition pieuses, chasse aux hérétiques…

La charia socialo-féministe

Source : à Voir à Lire

Dans Jacky au royaume des filles, Riad Sattouf décrit une société dictatoriale où le rapport de force entre les sexes est inversé : ici, les femmes imposent leur loi sur les hommes, vêtus d’une étrange robe rouge renvoyant directement à la burqa, et incarnent le pouvoir et la force – le rôle des hommes ne se limitant qu’à l’entretien du domicile conjugal. Mais le jour où la Colonelle, fille de la Générale qui gouverne d’une main de fer le pays, annonce publiquement à la télévision l’organisation d’un bal pour trouver son futur mari, Jacky, jeune garçon de vingt ans, décide de tout mettre en œuvre pour s’attirer les faveurs de la princesse, véritable fantasme pour tous les hommes du pays.

Date de sortie : 29 janvier 2014

Le viol d’un homme par une femme, un moment de fou rire

De manière presque inévitable, c’est dans sa portée clairement politique que repose le principal intérêt deJacky au royaume des filles. En inversant le rapport de force entre les hommes et les femmes, généralement établi dans une grande majorité de sociétés, et en l’ancrant dans un monde dictatorial totalement burlesque, Riad Sattouf parvient à faire dialoguer de manière autant cynique que dramatique les personnages de sa fiction puisque celle-ci, jouant avec les extrêmes, se relève à la fois fantaisiste – l’univers possède de forts accents de science-fiction – et réaliste – les références historiques à des régimes ayant réellement existé sont nombreuses. Cette juxtaposition de deux réalités historiques pourtant bien distinctes est par voie de conséquence inédite – une loi divine absurde, liberticide, imposée aux sujets d’une reine dont le pouvoir repose sur une armée, et donc la force – et offre des séquences fortes et marquantes, où l’humour rejoint souvent le drame, et inversement. Moment saillant du récit, le viol que subit Jacky par une chef de police provoquera dans un premier temps l’hilarité du spectateur – la transposition du viol féminin sur l’homme est tournée en dérision – mais le caractère naturellement terrible de l’acte ne pourra que provoquer malaise et effroi. C’est de cette capacité à jongler entre des tons diamétralement opposés, à rendre effroyable et terrible le comique d’une situation inévitablement absurde à nos yeux, que Jacky au royaume des filles parvient sans cesse à alimenter son récit de cette charge émotive avec laquelle il raconte son histoire.

L’avenir de la France entre les mains de l’islamo-féminisme-trotkiste ?

Publicités