La monogamie, c’est ringard: place à la relation libre ! Fin du couple, du mariage, et de la paternité ?

Depuis que la sexualité et la procréation hors mariage deviennent la norme, et que les femmes ont les mêmes droits que les hommes, la famille conjugale disparaît à vue d’œil (on se marie 4 fois moins qu’en 1946 selon l’INSEE). Le couple disparaît aussi : 1 parisien sur 2 et 1 français sur 3 vivent seuls. Internet et la téléphonie numérique augmentent les opportunités amoureuses et sexuelles. L’infidélité devient tendance. Les sociétés occidentales ont révolutionné leur sexualité, mais n’ont pas changé de structure familiale, vers un modèle plus adapté : familles monoparentales et chute démographique deviennent la norme. Seuls les immigrés musulmans semblent résister à ce changement de société. Cette sexualité moderne n’est pas nouvelle, elle existait déjà quand le mariage et la paternité n’existaient que dans les rêves fous du Dieu-Père. Elle a survécu quelque part dans les montagnes himalayennes qui bordent la Chine et le Tibet. Lire Matriarcat Moso (Chine) : sans père ni mari, mais pas sans oncles, le paradis de la déesse-mère Gemu 

Par:  le 17/02/14

Nouvelles ou anciennes façons d’aimer ?

La monogamie, c’est ringard. Aujourd’hui, les termes pour définir les relations libres pullulent. Helen Croydon, auteur de « Screw the fairytale: a modern guide to sex and love », détaille les nouvelles façons d’aimer dans le journal britannique Metro.

Les flexi-sexuels : hétéro-conjugal & homo-libertin

NDLR : Comme chez les anciens patriciens grecs, le mariage, c’est fait pour avoir des enfants. Le plaisir et l’amour, c’est entre hommes.

C’est le mot qui désigne ces hommes et femmes hétérosexuels qui expérimentent la bisexualité. Ils essaient l’amour avec une personne du même sexe et ce, avec le consentement de leur partenaire. Pour Helen, c’est généralement l’étape qui précède une relation complètement libre. « La compétition sexuelle est plus facile à supporter si son ennemi est d’un genre différent. » Les flexi-sexuels sont de plus en plus nombreux. En 20 ans, les femmes déclarant avoir déjà couché avec une autre femme sont passées de 1,8% à 7,9%.

Les relations hybrides : chasteté conjugale

NDLR : quand la relation conjugale devient une relation fraternelle par instinct naturel exogamique. On ne couche qu’avec les étrangers à la maisonnée.

Dans ces relations, l’un des partenaires va voir ailleurs avec l’accord de son conjoint. Ce dernier préfère le calme, n’a plus envie de sexe ou en tout cas pas autant mais n’envisage pas pour autant la rupture. Le couple s’entend bien mais les besoins sexuels des deux partenaires sont différents. La relation est rassurante et basée sur l’amitié.

Les rencontres multiples : le culte des rencarts

A New York, on dit « try before you buy ». Le but n’est pas de se caser, c’est le rencard qui compte. Les inscriptions sur les applications destinées à rencontrer des célibataires sont en constante augmentation. On matte, on teste et on zappe. Les célibataires jouent sur plusieurs tableaux à la fois.

Le polyamour : l’amour peut être multiple

Les polyamoureux croient que l’amour peut être multiple. On peut craquer pour plusieurs personnes en même temps. Matt, un étudiant en philosophie de 26 ans, impliqué dans une relation avec deux femmes et un homme, explique: « Dire que j’ai un livre préféré ne veut pas dire que je n’aime plus les autres livres. Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas faire ça pour les gens? » Certains ont un(e) polypartenaire « primaire » et les autres sont « secondaires ».

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