Mère au foyer : un noble métier utile à l’humanité à revaloriser, face à la haine féministe du féminin

L’origine de l’oppression des femmes n’est pas la maternité, mais la paternité, fondement du patriarcat. Si les femmes ont été enfermées au foyer, ce n’est pas pour faire le ménage, ni pour être mère, mais pour donner des héritiers légitimes à leur mari, en surveillant ainsi leur chasteté. La maternité, bien comprise, est au contraire l’assise du pouvoir des femmes dans la société, car sans elle, point d’avenir démographique. Le vrai pouvoir, ce n’est pas le salariat, qui est une prostitution sur le marché du travail, mais la propriété. Qu’importe si la mère reste au foyer tant qu’elle est propriétaire : de son corps (libre sexualité et procréation), de ses biens (libre gestion foncière et immobilière), et de ses enfants (dans le patriarcat, les enfants sont sous l’autorité exclusive du père).

Et si on arrêtait de mépriser les femmes au foyer?

Par Marie-Laure des BrossesDominique Marcilhacy – Publié le 07/03/2014 sur Le Figaro

FIGAROVOX – Pour la journée de la femme, deux mères de famille rappellent la noblesse d’une tache souvent décriée même par les féministes: l’éducation des enfants à la maison.

Quand des femmes dénigrent des femmes

Avant que les coups pleuvent, le mari violent a comme technique de dénigrer sa femme, pour la convaincre que son traitement est mérité. La méthode est globalement la même s’agissant des violences que certaines femmes – se déclarant «féministes» – infligent actuellement à d’autres femmes. Elles ont commencé par disqualifier les travaux ménagers et éducatifs: «Qui c’est qui doit rester belle, les mains dans la merde?» chantait Anne Sylvestre en 1981. «Toutes petites déjà, elles apprennent à faire la bonne» renchérit aujourd’hui MixCité.

Un camp de concentration confortable ?

Le dénigrement des travaux domestiques une fois installé, la commisération puis l’opprobre ont couvert les femmes qui s’y adonnaient. Présentées en 1963 par Betty Friedman comme les victimes d’un «camp de concentration confortable», les femmes au foyer ont été progressivement montrées du doigt:«Être une femme au foyer reste un choix, et il est respectable, mais c’est un choix qui n’est pas compatible avec la démarche de libération des femmes» déclarait Gisèle Halimi en 2009.

Dénoncer l’exploitation de ce travail ?

Au nom de quoi dévaloriser ce travail au lieu de dénoncer l’exploitation dont il fait l’objet puisque, selon le mot de Sauvy,« par comble de dérision, la seule qui n’ai pas droit à une retraite normale est la mère de plusieurs enfants ».

Émancipation : le marché du travail ?

Les féministes ont mené d’utiles combat pour que les filles accèdent à la même instruction que les garçons, pour que les femmes puissent exercer un métier, pour qu’elles aient les carrières qu’elles méritent. Mais trop de «féministes» s’égarent vis-à-vis de leurs sœurs «au foyer» dans une véritable maltraitance qui connaît, en ce moment, une brutale accélération: Marie-Jo Zimmermann et Najat Vallaud-Belkacem défendent le rabotage de 6 mois du congé parental pour ne pas «éloigner les femmes du marché du travail». L’économiste Séverine Lemière propose de supprimer le quotient conjugal en déclarant froidement qu’«on ne peut pas garder le système uniquement parce qu’il protège aujourd’hui les femmes en couple sans activité professionnelle avec enfants de milieux modestes». Marisol Touraine annonce la fin des majorations familiales des retraites qui rétribuaient indirectement les mères de famille nombreuse.

Une femme sur quatre veut être mère au foyer

Tous les enquêtes démontrent, néanmoins, qu’un quart environ des femmes occidentales aspirent profondément à consacrer leur vie à leurs enfants et à leur foyer (ForbesWoman 2012 aux USA, Ministère de la Santé Japonais 2013, MMM-Europe 2010). Comme l’observe la sociologue Catherine Hakim, pour 20 % environ des femmes modernes, la famille et les enfants sont les toutes premières priorités dans la vie. 60% choisissent le compromis emploi/famille et 20% ont la carrière comme objectif, quitte à ne pas être mères.

Les femmes au foyer sont utiles à la Sécu

On pourrait admettre que les femmes au foyer soient brimées si elles desservaient la Cause par leur inutilité. Mais il n’en est rien: leur travail domestique, si décrié, sert directement à alimenter les caisses de la Sécu puisqu’elles élèvent les futurs cotisants aux régimes de retraite. Il représente la bagatelle de 7,8 milliards d’heures par an, soit – sur la base du SMIC – 99 milliards d’euros. Or, l’éducation d’une famille nombreuse – activité hautement profitable aux retraites – requiert généralement que la mère soit au foyer, en raison de la lourdeur de la tâche.

Vers une revalorisation de la mère ?

Dès lors, pourquoi vouloir imposer à ces femmes de mener, en parallèle, un emploi à plein temps? Pourquoi exiger de leur conjoint qu’il «partage» des travaux qu’elles sont désireuses d’assumer? Au nom de quoi dévaloriser ce travail au lieu de dénoncer l’exploitation dont il fait l’objet puisque, selon le mot de Sauvy, «par comble de dérision, la seule qui n’ai pas droit à une retraite normale est la mère de plusieurs enfants».

Pourquoi un féminisme anti-maternité ?

Comment expliquer que ces «féministes» maltraitent ainsi leurs sœurs, dans le silence apeuré des hommes, tétanisés à l’idée de se faire traiter de «machos»? On perçoit bien qu’en réclamant pour les femmes des carrières exactement copiées sur celles des messieurs, avec rattrapage immédiat, certaines pourront obtenir, à titre personnel, d’utiles saute-moutons.

La haine féministe du féminin

On est frappé, surtout, par la terrible haine de soi que véhiculent leurs discours violents. «Ce qui fait retour, aujourd’hui, de façon caricaturale – quoique non consciente ou non avouée chez certaines femmes, c’est bien la haine de la mère» écrivait la psychanalyste Janine Chasseguet-Smirgel. Cette observation fait écho à Simone de Beauvoir: «La haine du féminin a toujours hanté le féminisme». Mais si leurs mères leur en ont «fait baver», faut-il qu’elles reproduisent le même schéma, comme certains enfants battus qui deviennent des maris violents?

Un fardeau artificiel et imposé ?

«L’éducation des enfants est, une des tâches les plus nobles et les plus nécessaires pour l’humanité. Le souci des enfants a contribué à attacher les femmes à leur foyer. Est-il aussi artificiel et imposé qu’on veut bien le dire? Il appartiendra aux femmes de répondre librement le jour où elles n’auront plus honte de revendiquer leur désir en ce domaine» écrit très justement Sylviane Agacinski. Nous le revendiquons.

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