Sugar babies : jeunes femmes en détresse pour vieux riches – Sexe contre aide financière

Quand l’aide de la famille conjugale (papa + maman) est défaillante, les relations sexuelles (couple, mariage, prostitution) restent la seule alternative de solidarité proposée. Les femmes ont besoin de sécurité, et les hommes sécurisants sont ceux qui ont une situation professionnelle avantageuse, donc avec une longue carrière, donc vieux. Pourquoi ne pas proposer de nouvelles structures familiales de solidarité, non basées sur les relations sexuelles, c’est-à-dire non basées sur le couple, le mariage, et la prostitution ?

« Sugar Baby » : le nouveau job des étudiantes ?

Le 26/02/2014 sur L’Alsace.fr

Capture d'écran du site Seeking Arrangement.

Capture d’écran du site Seeking Arrangement.

Face à la crise

En France, les étudiantes font face à une augmentation du coût de la vie une fois et demie plus rapide que l’inflation. C’est ainsi que « certaines étudiantes ont trouvé un moyen alternatif d’éviter le stress financier », se targue le site Seeking Arrangement. « Près de 7500 étudiantes en France se tournent vers les « Sugar Daddies » pour subventionner la hausse de leurs coûts », assure la direction du site.

« Les privilégiées ont leurs parents, les défavorisées ont leurs subventions et les intelligentes ont leurs bourses. Mais les ingénieuses ? Elles ont les Sugar Daddies. »

Vieux riches pour jeunes femmes en détresse

Apparu en 2006, le phénomène « Sugar Daddy » n’est pas nouveau. Parfois considéré comme l’équivalent masculin de la cougar, il a pour principe de mettre en relation des personnes fortunées et, a priori, âgées, avec des jeunes filles « ambitieuses », à la recherche de financements. Une étrange interprétation du service à la personne ! « L’objectif de Seeking Arrangement est de proposer des arrangements qui bénéficient aux deux parties », expliquait le fondateur du site, Brandon Wade, au Wall Street Journal en 2011.

Sugar babies : adhésion gratuite pour les étudiantes

La nouveauté réside plutôt dans le type de « clientèle » concernée, le nombre d’étudiantes inscrites ayant explosé ces dernières années au Royaume-Uni et aux Etats-Unis : 44 % des Sugar Babies seraient des étudiantes selon de récentes statistiques fournies par le site qui a recensé une hausse des inscriptions de 58 % des étudiantes en 2012. La même tendance semblant se confirmer en France (près de 7500 étudiantes françaises ont rejoint Seeking Arrangment en 2013), le site compte bien en profiter en exploitant jusqu’au bout le filon universitaire : l’adhésion premium est offerte aux jeunes filles qui justifient leur statut d’étudiante. Rien ne change, en revanche, du côté des Sugar Daddies qui doivent toujours renseigner le montant de leur compte bancaire et la somme qu’ils sont prêts à débourser pour s’offrir les services d’une … Sugar Baby.

Une nouvelle forme de prostitution ?

Une étude conduite par le site Seeking Arrangement révèle que les relations sexuelles seraient un composant des relations établies par le biais du site, dans près de 80 % des cas. Pour autant, les créateurs assurent qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’un échange sexe-monnaie :

« La plupart des gens qui se rencontrent sur le site n’ont pas de relations sexuelles au premier rendez-vous. Après, une relation se crée, le sexe devient une part de cette relation. »

Sexe contre aide financière : les nouvelles courtisanes

Les choses sont pourtant bien claires sur le site où il est explicitement précisé que « toutes les Sugar Babies doivent mettre quelque chose sur la table. » Loin d’être gêné, le PDG du site affirme rendre service aux étudiantes : « Pourquoi espérer une aide financière quand elle peut être garantie avec un Sugar Daddy ? Les Sugar Daddies fournissent de vraies solutions au problème de l’endettement des étudiantes ! »

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