Sugar Babies : si on arrêtait l’hypocrisie ? Vénalité du mariage : quelle alternative de solidarité ?

Le couple est une association économico-sexuelle qui échange sexe contre avantages matériels, dont le but originel est de garantir la reconnaissance de paternité et le droit du père à travers l’esclavage du mariage. Puisque la seule forme de solidarité familiale actuelle passe par le couple, par soucis de préserver sa sécurité, et celle de ses enfants, la femme recherche un conjoint sécurisant, c’est à dire avec une bonne situation professionnelle et financière, donc avec une carrière, donc âgé. Proposons de nouvelles formes de solidarité familiale autre que la paternité, le couple, et le mariage, en voie d’extinction, afin d’éradiquer la vénalité des relations amoureuses !

Sugar Babies : si on arrêtait l’hypocrisie ?

Boulevard Voltaire, le 6 Avril 2014

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40 000 femmes vénales mais franches, 4700 étudiantes

Alors que la précarité se généralise, on se scandalise du fait que 40.000 femmes en France aient l’honnêteté de dire qu’elles cherchent un homme doté d’un gros portefeuille.

Après la pénalisation des michtons

Quelques mois à peine après la loi sur la pénalisation des clients de la prostitution, le rapport tarifé revient en force sur le tableau d’honneur des polémiques en vogue par le biais de « SeekingArrangement »… Si vous n’en avez pas entendu parler, c’est que vous vivez probablement dans un igloo en Alaska.

Une prostitution déguisée ?

Les Sugar Babies sont des femmes qui recherchent des hommes riches pour les entretenir et les « chouchouter ». Le site SeekingArrangement, au cœur de la polémique, regrouperait environ 40.000 femmes en France et, parmi elles, 4.700 étudiantes. Alors, sur quoi se fonde l’objet des cris ? L’aspect moral ? Un peu, sans doute. Mais surtout, beaucoup voient en ce nouveau site de rencontre une forme déguisée d’offre en ligne d’escort-girls.

La femme a-t-elle toujours été vénale ?

Cette polémique n’est-elle pas profondément hypocrite ? Ce site est manifestement un site de rencontre comme tous les autres, à l’exception près qu’il affiche clairement la couleur : femmes vénales recherchent hommes friqués. Et que ces dames rangent leurs torches et leurs fourches, il n’y a absolument aucun aspect péjoratif dans cette dernière phrase. Une femme a le droit d’être vénale, je dirais même, les femmes ont majoritairement été vénales dans toute l’Histoire, et ce n’est devenu moralement et socialement inacceptable que très récemment (à peu près au même moment où on a fait des femmes une nouvelle main-d’œuvre du capitalisme, en se couvrant du drapeau intouchable du féminisme).

Un bon parti pour le mariage

Quand les femmes cherchaient un homme financièrement capable de subvenir aux besoins d’une famille, personne ne leur mettait un coup de poêlon dans la figure en les accusant de vénalité. Aujourd’hui, avoir l’honnêteté de parler d’argent est devenu une infamie. Cruelle tartufferie.

Pas de proxénétisme quand le sexe est gratuit

Ce qui est moralement reproché à SeekingArrangement est le fait de permettre à de belles jeunes femmes de trouver une relation vénale. Ce qui lui est légalement reproché, c’est le fait de faire payer des hommes pour obtenir des rendez-vous avec des femmes dans le but d’avoir hypothétiquement des rapports sexuels, et de l’échange financier. Ils appellent cela du proxénétisme. D’accord. En revanche, quand Badoo ou AdopteUnMec font payer des hommes pour avoir hypothétiquement des rapports sexuels avec des femmes qui, elles, ne toucheront pas un centime, là, pas de proxénétisme. Donc concrètement, si un site fait payer pour du sexe, pas de problème, tant que les femmes n’en tirent aucun bénéfice monétaire. Fabuleux. Et qu’en est-il donc de Glee, le premier site de rencontres extraconjugales qui fait raquer pour pouvoir tromper sa partenaire ? Là, aucun souci, ni moral, ni légal ?

Quelle alternative à la prostitution, au couple, au mari

Alors que l’insécurité enflamme le pays, que le gouvernement est désavoué, que le chômage explose et que la précarité se généralise (et particulièrement chez les femmes), on se scandalise du fait que 40.000 femmes en France aient l’honnêteté de dire qu’elles cherchent un homme doté d’un gros portefeuille. Quarante mille femmes sur 66 millions d’habitants, c’est-à-dire environ 0,06 % de la population française, c’est-à-dire 0,12 % de la population féminine française (chiffres INSEE). C’est sans aucun doute une priorité nationale. Ou alors encore un beau moyen de détourner l’attention d’un peuple qui gronde.

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