Critique de la critique Antigones de la proposition de loi-cadre Egalité Femmes-Hommes

Les Antigones sont un mouvement féministe religieux de droite, qui veut allier les valeurs de liberté des femmes, aux valeurs traditionnelles religieuses, niant cette contradiction en faisant fi de l’histoire du droit familial, des dogmes religieux, et de l’anthropologie.

SOURCE : Critique de la proposition de loi-cadre Egalité Femmes-Hommes

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Disparition du Pater Familias

« L’expression « en bon père de famille » disparaît de la jurisprudence, remplacée par « raisonnablement ».

La notion de « bon père de famille » provient directement de l’expression bonus pater familias. Il désigne l’attitude d’un individu normalement prudent et diligent, attentif, soucieux des biens et/ou des intérêts qui lui sont confiés comme s’il s’agissait des siens propres.

Ce changement sémantique superflu montre que le gouvernement veut couper notre droit de son histoire pour satisfaire quelques susceptibilités féministes. »

Famille, du latin famulus (« serviteur, esclave »). L’histoire du droit familial depuis la Rome antique nous apprend que le pater familias , ou père de famille, est le maître propriétaire de toute sa maisonnée :

  • L’épouse est sous sa tutelle, et les enfants lui appartiennent, et non à la mère.
  • Le bon père de famille romain a même droit de vie et de mort sur toute sa maisonnée.
  • Seule la caste supérieure des patriciens connait sa filiation paternelle à travers le mariage.
  • La plèbe, matricienne, est interdite de mariage, et donc de filiation paternelle.

Lire Qui sont les matriciens ? La plèbe sans père de Rome

Le nom d’épouse disparaît

« Ce nom d’usage rattachait en principe la femme et les enfants (dont la filiation est certaine) au père, instaurant une primauté de la filiation juridique sur la filiation biologique. »

Traduction : le nom marital mettait la femme sous tutelle de son mari, propriétaire exclusif de ses enfants (autorité parentale paternelle exclusive), dont la paternité est garantie par la chasteté dans le cadre du mariage. La filiation par le père prime sur la filiation par la mère.

« Or, qu’il s’agisse de la civilité « Mademoiselle » ou du nom d’épouse, l’objectif poursuivi est de supprimer dans la pratique administrative la différence entre une mère de famille mariée et une femme (MÈRE) célibataire. »

Dans les sociétés dites traditionnelles, les mères célibataires sont considérées comme la lie de la société, des prostituées, et leurs enfants conçus hors mariage, illégitimes, des bâtards. C’est bien au nom de cette distinction entre mères mariées et mères célibataires, qu’on a établi une répression sévère de toute sexualité hors mariage.

« Le rattachement au père est estimé inutile à la construction de la cellule familiale, comme l’est celui de Madame à Monsieur. Les retombées d’ordre symbolique de cette disposition sont considérables. »

La famille sans père devient aujourd’hui la norme (mères célibataires). Symboliquement, et factuellement, c’est la famille patriarcale qui disparaît.

« Ces changements par petites touches signent dans le droit et dans sa traduction administrative la disparition de la famille (PATRIARCALE). Si celle-ci n’a plus de réalité juridique, elle perdra sa réalité sociale. »

C’est déjà une réalité sociale. C’est bien le modèle familial patriarcal (droit du père) qui disparaît. Mais il existe à travers le monde bien d’autres modèles familiaux. Exemple : le matriarcat (droit maternel), où l’oncle maternel fait office de père social, mais pas de géniteur.

Lire Définition du Matriarcat : une société sans père ni mari, mais pas sans oncles – la famille naturelle

Disparition de l’autorité parentale partagée

« Le Titre III bis, « Dispositions visant à préserver l’autorité partagée et à privilégier la résidence alternée pour l’enfant » est… entièrement vide. »

L’autorité parentale conjointe est une utopie moderne qui ne date que de 1970. Auparavant, seul le père de famille (pater familias) avait des droits sur l’enfant.

« L’enfant appartient au père et non à la mère, comme la pomme appartient au propriétaire et non au pommier. » – Code Napoléon de 1804

« L’enfant appartient au père comme le propriétaire de la vache devient propriétaire du veau ». – lois de Manou, Védas aryens

Entre le père et la mère, il va falloir trancher :

  • autorité paternelle unique (patriarcat) : abolir le droit des mères et des femmes
  • autorité maternelle unique (matriarcat) : abolir le droit des pères et donc, la reconnaissance de paternité.

A quelle famille appartient l’enfant ? Celle du père ou celle de la mère ?

Viol et violence : vers une amélioration de la loi ?

« La procédure pour les victimes de violence est également modifiée… Nous approuvons également la tentative d’accélération des procédures, ainsi que le renforcement du système préventif, pour les victimes de violence. »

Dans les sociétés dites « traditionnelles » la violence de l’époux sur son épouse est largement tolérée car jugée nécessaire pour maintenir la tutelle de celui-ci sur celle-ci, ainsi que sa fidélité dans le mariage.

  • 1910 – le « devoir conjugal » est une obligation, il n’existe pas de viol entre époux
  • 1990 – Arrêt de la Cour de cassation condamnant le viol entre époux.

« Un article prévoit que le personnel judiciaire et policier reçoive une formation concernant les violences faites aux femmes. Il est temps que cesse le mauvais accueil réservé aux femmes victimes de viol dans certains services. »

Dans les sociétés dites traditionnelles, ce sont les prétendues victimes de viol qui sont jugées coupables d’avoir été séduisantes, de s’être laissé faire, bref d’avoir eut des relations sexuelles hors mariage, parce qu’il n’y aura jamais la preuve absolue qu’elles n’étaient pas consentantes.

Lire Le viol est-il prouvable ? Lacunes scientifiques, victimisation, et honneur patriarcal de la chasteté dans le mariage

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