Matriarcat Azandé (Congo, Soudan, Centrafrique) : des sorcières et des guerriers pédérastes

Les Zandés, ou Zande (Zande et Azande au pluriel en zande), sont un peuple d’Afrique centrale. Leur population est estimée entre 1 et 4 millions de personnes. Ils vivent en République démocratique du Congo, dans l’Ouest du Soudan du Sud et en République centrafricaine. Les Zandés congolais vivent sur le Haut Congo et les Zandés Soudanais vivent autour les rives de l’Uele. Ils parlent la langue zande, une des langues Adamawa-Ubangi, et sont pour la plupart animistes.

Leurs croyances tournent la plupart du temps autour de la magie, des oracles et de la sorcellerie. On pense que la sorcellerie est une substance héritée dans le ventre, qui vit une vie assez autonome exécutant la mauvaise magie sur les ennemis de personnes. Une sorcière peut parfois être ignorante de ses pouvoirs, et peut accidentellement frapper les personnes à qui la sorcière ne souhaite aucun mal. Puisqu’il est toujours présent, il y a plusieurs rituels reliés à la protection et à l’annulation de la sorcellerie, effectués presque quotidiennement. Les oracles sont une manière de déterminer d’où la sorcellerie suspectée vient, et ils étaient pendant longtemps l’autorité légale, celle disant comment répondre aux menaces.

Les travaux d’Evans-Pritchard publiés dans les années 1970 montrent que dans la société matrilinéaire des Azande, les hommes, même mariés par ailleurs à des femmes, avaient coutume de prendre pour époux de jeunes garçons (contre versement d’une dot aux parents) pour les accompagner et les servir en tout dans leurs expéditions de guerre.

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