Matriarcat Batonga, Mérié et Balanté: société clanique égalitaire et chefferie collégiale segmentaire (Zambie, Zimbabwe, Gabon, Guinée et Sénégal)

Matriarcat Batonga (Zambie et Zimbabwe) : une société clanique égalitaire

Société matrilinéaire Tonga du sud-ouest de la Zambie et du nord-ouest du Zimbabwe comptant environ 550 000 vivants. Les Batongas connaissent un dieu créateur. Divisés en 13 matriclans, leur organisation politique est fortement égalitaire et est demeurée acéphale jusqu’à la création de « chefs » à l’époque coloniale. Les Tonga constituaient autrefois une société égalitaire, matrilinéaire, de pasteurs pratiquant une agriculture itinérante, dans laquelle les différences de statut étaient minimes. La commercialisation des rapports sociaux a entraîné une différenciation politique, religieuse, économique et sur le plan de l’éducation et de l’occupation

Matriarcat Mérié (Gabon) : une chefferie collégiale segmentaire

Le groupe couvre une douzaine de parlers : Babwisi, Bakunyi, Balumbu, Bangubi, Banzebi, Bapunu, Batsangi, Bavarëm, Bavili, Bavungu, Gisir, Massangu. On les trouve au centre et au sud du pays, soit les régions de la Nyanga, de la Ngounié, du Moyen-Ogooué et de l’Ogooué-Lolo. Toutes les composantes du groupe sont matrilinéaires. C’est la structure segmentaire type avec le clan comme armature de la société qui prédomine. L’autorité politique est détenue par une collégialité à la tête de laquelle se trouve le chef du village: c’est le village-État. Plusieurs villages peuvent reconnaître l’autorité d’un chef influent détenteur de terre, « Fumu-Tsi ».

Matriarcat Balanté (Guinée et Sénégal)

Installés en Guinée Bisseau et au Sénégal, les Balantés parlent une langue Nigéro-Congolaise du groupe Atlantique Occidentale. Evalués à 300 000 personnes, cette population pratique l’agriculture et élève des porçins. Les coutumes de cette ethnie repose sur un matriarcat rigoureux.