Matriarcat Amazonien : liberté sexuelle des femmes dans la plus grande forêt du monde

Le nom Amazonas, tiré de la mythologie grecque, aurait été donné au fleuve Amazone par les premiers explorateurs espagnols après une escarmouche avec des guerrières amérindiennes. Dans la forêt amazonienne, de nombreuses tribus amérindiennes ont conservé certains usages matriarcaux. Les comportements sexuels des Indiens d’Amazonie donnent lieu à la plus grande variété allant du respect rigide de règles et d’interdits à une liberté totale.

Plusieurs spermes pour 1 enfant

Dans bon nombre de sociétés sud-américaines, à l’instar des Guayaki, des Motilones, des Canela, des Munduruku et des Mehinaku, on croit que le sperme de plusieurs hommes est nécessaire pour faire un bébé. Dans deux de ces sociétés à la «paternité séparable», les Guayaki et les Motilones, il a été prouvé que les enfants élevés par plus d’un père ont des taux de mortalité moins élevés et sont mieux nourris que les autres, car davantage de ressources leur sont consacrées.

Une moyenne de deux «pères» par enfant

Et quand les anthropologues Kim Hill et A. Magdalena Hurtado interrogèrent 321 Guayaki sur leurs liens de parenté, ils trouvèrent un total de 632 pères, soit une moyenne de deux «pères» par enfant. Une situation qui n’est sans doute pas si éloignée de celle de bon nombre d’enfants américains, ayant à la fois un père biologique et un beau-père. Tant que le père biologique participe à l’éducation, il est tout à fait possible que ces enfants s’en sortent mieux que ceux qui ne peuvent compter que sur un seul père.

Polyandrie

Chez les indiens Yanomanis du Vénézuela, les Zo´es du Brésil, les Guayaki du Paraguay, les amants d’une même femme, suivant l’observation de l’ethnologue Herera, vivent en parfaite intelligence et sans connaître la jalousie. Cette passion apparaît tardivement dans l’espèce humaine.

Les Yanomami sont un des peuples indigènes parmi les plus nombreux des forêts d’Amérique du Sud, à la fois au Brésil et au Venezuela. Ils constituent un ensemble linguistique et culturel divisé en quatre sous-groupes parlant des langues mutuellement intelligibles. Leur population est estimée à 27 000 personnes, dans laquelle les Yanomami occidentaux représentent près de 50 % de l’ethnie. Bien que chaque communauté se considère comme autonome sur les plans politique et économique, elles entretiennent un vaste réseau social qui émaille de part en part tout le territoire Yanomami.

Les Zo’é (ou Poturu ou Poturuja ou Buré) sont les membres d’une tribu indigène qui vivent sur les bords des rivières Erepecuru et Cuminapanema, deux affluents de l’Amazone, au nord du Brésil dans l’État du Pará. Leur aire territoriale (2 059 000 hectares) est provisoirement interdite d’accès.

Les Guayaki (littéralement les rats féroces) sont un ensemble de tribu indienne de l’Amérique du Sud, plus précisément du Paraguay oriental qui habitent la forêt tropicale. Leur langue ressemble au guarani. Ils sont parfois appelés Aché, Guayaki étant employé comme nom de guerre.

Tabou des menstrues et liberté sexuelle

Dans le haut Xingu (fleuve), les filles ont une sexualité libre mais ont l’interdiction d’avoir un enfant hors mariage. Le cycle menstruel est une période redoutée par les femmes. Elles ne sont plus autorisées à préparer les repas ni à toucher l’eau. Les Indiens du haut Xingu rendent les piranhas responsables des saignements. Ils croient qu’un de ces poissons carnivores se cache dans le vagin des femmes.

Matrilignage, exogamie, et maison des hommes

Les indiens de langue (Apinayé, Xavantes, et Kayapo) habitent l’est du Brésil. En ce qui concerne la structure sociale, tous les groupes ont une descendance unilinéaire, organisée en clans ou en lignages. Chez certains elle est patrilinéaire (Cherente ou Kayapo du Sud), chez d’autres elle est matrilinéaire (Timbira orientaux et Apinayé). Un autre trait caractéristique des sociétés gé est le dualisme, la division en moitiés, parfois exogamiques. Dans certains groupes, Chavante et Kayapo du Nord, les moitiés ne sont pas fondées sur la parenté, mais le candidat lui-même décide de son appartenance. D’autres institutions sociales n’ont pas comme base les liens de parenté. Ce sont les classes d’âge et les sociétés d’hommes qui ont des fonctions éducatives, économiques, politiques et religieuses.

Du laxisme de l’adultère à l’initiation sexuelle par la belle-soeur

Les Xavántes (ou XavantesChavantes) sont un peuple amérindien du Brésil. Ils vivent maintenant dans les réserves indiennes qui leur ont été attribuées à l’est du Mato Grosso. Chez les Xavante, les jeunes garçons de 16 ans sont initiés par la femme de leur frère. Le mariage ne donne pas forcément lieu à une cérémonie. Il est matrilocal : l’époux part vivre chez son épouse. Le divorce est prononcé sans formalité. Chez les Xavante, l’homme désirant se séparer de sa femme qui a commis un adultère, doit d’abord insulter l’amant de celle-ci en public.

Visite furtive ou mariage ambulant

Les Kayapos (également orthographié KayapósCaiapós ou encore Kaipo) sont un peuple indigène du Brésil et l’une des 17 nations résidant dans la vallée du Rio Xingu, au sud du bassin de l’Amazone, dans les plaines des États du Mato Grosso et du Pará. On compte environ 7 096 Kayapos en 2003, dispersés dans diverses tribus (Kayapo Gorotire, Xicrin, Metyktire, Kuben-Kran Ken ou Txucarramae) qui vivent sur des territoires indigènes des États brésiliens du Pará et du Mato Grosso. Ils mènent un combat médiatique depuis 1973, lorsque le cinéaste belge Jean-Pierre Dutilleux réalisa un documentaire sur les Txucarramae intitulé Raoni. Le chanteur Sting s’est intéressé à leur cause. Ce peuple est actuellement menacé par la déforestation et par le projet de construction du barrage hydraulique de Belo Monte qui engloutira leurs territoires, contre lequel ils se battent depuis de nombreuses années et dont la construction a pourtant commencé en janvier 2012.

Les garçons Kayapo, logés dans la maison des hommes au centre du village, visitent chaque nuit les filles restées dans leurs habitations. Ils doivent cependant interrompre ces visites nocturnes avant le lever du jour. De son côté, la jeune fille Apinayé (matrilinéaire) manifeste sa tendresse envers son amoureux d’une étrange façon. Durant l’étreinte, elle lui mord les sourcils, les arrache avec ses dents et les crache avec bruit.

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