Patriarcat Rom aryen : mariage forcé d’enfants consanguins, dot, virginité, impureté de la mère

Rappel : le patriarcat est une organisation de la famille fondée sur la reconnaissance de paternité et le droit du père sur l’enfant. La famille patriarcale est :

  • patrilinéaire : filiation par le père,
  • patrilocale : l’épouse s’installe chez l’époux,
  • et fondée sur la puissance paternelle : le père est le propriétaire exclusif de l’épouse, des enfants, des maisons et des terres.

Le patriarcat inclut aussi tous les moyens nécessaires pour garantir le maintient de la reconnaissance de paternité, et du droit des pères : virginité, chasteté, mariage (arrangé ou forcé), mise sous tutelle des femmes, condamnation de la procréation hors mariage (condamnation des mères célibataires et des enfants naturels), répression sexuelle (châtiments corporels, mise à mort…), crimes d’honneur…

Des nomades indo-aryens

Rom (ou Rrom) désigne un ensemble de populations, ayant en commun une origine indo-aryenne, dont les langues initiales sont originaires du nord-ouest du sous-continent indien et constituant des minorités connues sous de nombreux exonymes vivant entre l’Inde et l’Atlantique ainsi que sur le continent américain. Les Roms sont également désignés par d’autres mots : Gitans, Tsiganes (ou Tziganes), Manouches, Romanichels, Bohémiens, Sintis. L’appellation administrative française gens du voyage ne désigne pas les Roms : on peut parfaitement être Rom et sédentaire (la grande majorité des Roms est sédentaire au XXIe siècle), de même qu’une grande partie des gens du voyage ne sont pas Roms. Présentes en Europe dès le XIe siècle, ces populations y forment au XXIe siècle la minorité « la plus importante en termes numériques ». Ils sont environ 14 millions dans le monde dont environ 10 millions en Europe.

Le peuple aryen de Rama et de l’Indus

Le nom de Romanichels par lequel on les désignait souvent, c’est dans leur langue Romani Tchel « le peuple romani ». Eux-mêmes se nomment les Roms, ou plus précisément les Kale Roma « les hommes noirs », car c’est ainsi que les Européens les percevaient. Roma semble venir du nom du dieu indien Rama: donc « le peuple de Ram ». Ils se donnent aussi le nom de Manouches. Manush veut dire « homme » en sanskrît et hindi (mot d’ailleurs apparenté à l’anglais « man » , les Tsiganes appartenant à la famille indo-européenne). Le nom d’une branche tsigane est Sinti, qui évoque le Sindh ou Indus.

Lire Matriarcat pré-aryen dans l’hindouisme : Krishna-Christ contre Indra, tueur du serpent de la Déesse

S’accomplir dans la communauté par le mariage

Rom est un endonyme signifiant « homme accompli et marié au sein de la communauté ». Beaucoup de Roms se désignent par les noms rom (masculin), romni (féminin), roma (masculin pluriel), romnia (féminin pluriel) qui signifient « hommes et femmes mariés et parents faisant partie d’un groupe de voyageurs, Gitans ou Tsiganes », par opposition à gadjo (masculin), gadji (féminin) et gadjé (masculin pluriel), qui désignent tous les individus étrangers à la population rom, autrui.

Les informations suivantes ont été recueillies sur le Forum sur l’amitié entre les peuples d’Europe Centrale et d’Europe Orientale

Lexique : – marime : impure gadjo & gadji : homme et femme non-rom romi : femme rom

Les roms constituent une société ultra-patriarcale. Tous les ingrédients et toutes leurs conséquences s’y retrouvent. On pourrait penser qu’il s’agit de mœurs exotiques et barbares. Il s’agit plutôt de mœurs « moyenâgeuses » typiques des sociétés patriarcales traditionnelles. La société rom offre l’image vivante de qu’était l’Europe Chrétienne d’antan. On retrouve des mœurs similaires dans toutes les parties du monde, quelles que soient les races, les cultures, les religions, ou les moyens de subsistance. C’est l’organisation familiale, et ses lois (coutumières ou d’État), qui déterminent les relations sociales. Contrairement à ce qu’enseigne les universités occidentales, les mœurs humaines répondent à une phénoménologie systématique, basée sur des lois universelles, économiques et biologiques.

Une Société Confédérale Segmentaire : l’organisation tribale des Roms

La société rom est segmentée en familles, clans, tribus, « nations »… Remarque importante : le système tribal n’est absolument pas propre au patriarcat. Il se retrouve davantage dans les sociétés matriarcales.

Lire La Société Confédérale Segmentaire : l’union des communautés dans l’indépendance

Justice tribale : le conseil du Kris

Comme dans toute société auto-gérée, la société tribale rom dispose de son propre système judiciaire. Il est fondé sur le Kris, constitué des personnes les plus réputées et respectables. Les sanctions peuvent être : réparations, dédommagements, bannissement temporaire ou définitif, de l’individu ou de la famille entière, alors jugés impurs.

Le droit du sang paternel chez les roms

On est rom que si le père est rom. Seule la filiation paternelle compte. L’adoption de non-roms pour devenir rom est rarissime. La filiation paternelle sera explicitée plus bas. Si l’épouse est non-rom, elle sera l’esclave de sa belle famille rom. Si l’époux est non-rom, l’épouse rom sera bannie de la communauté rom.

Mariage consanguin : on doit se marier dans sa famille élargie

Le frère et la sœur ainés doivent être mariés ensemble (voir l’image plus bas, « la charia rom »). Quand aux autres enfants, ils doivent se marier dans la famille élargie, ou auprès des branches communautaires les plus proches. L’union conjugale consanguine est typique du patriarcat, afin de préserver l’héritage de la dispersion consécutive au mariage. Dans le matriarcat Moso, l’inceste frère-sœur est puni de mort.

Mariage forcé par les pères : vente de l’épouse par la dot

Le mariage est un devoir. Le célibat est interdit. Les pères décident du mariage avec ou sans l’avis des intéressés. Le père du fiancé doit acheter la fiancée à son père en lui payant une dot. La dot est le prix de la mariée, plus elle est élevée, et plus le prestige est grand. Les mariages sont arrangés sur des critères économiques (dot), mais aussi politiques (alliance entre familles).

  • Une femme rom mariée à un non-rom devient impure : seul le père transmet l’identité rom.
  • La belle-fille est l’esclave de sa belle-famille et de son époux, surtout si elle est non-rom.

Mariage d’enfants entre 9 et 16 ans

« Mets ta fille sur une chaise, et dès que ses pieds touchent la terre, elle est suffisamment mûre pour la marier » – proverbe rom

Chez les rom, les garçons sont mariés entre 12 ans et 16 ans, les filles entre 9 ans et 14 ans. Dans toute société patriarcale, le mariage est un contrat de vente commercial du ventre d’une femme à l’usage exclusif d’un époux pour lui procurer des héritiers mâles légitimes (dont la paternité est garantie). La femme est une charge coûteuse pour la famille : elle gagne rarement de l’argent par elle-même, et ne transmet ni nom ni héritage. La naissance d’une fille, souvent non désirée (d’où fœticides fréquents) doit être rentabilisée le plus vite possible : elle doit être vendue en mariage au plus tôt. Remarque : dans de nombreuses sociétés patriarcales, les filles qui ne trouvent pas de maris-acheteurs sont vendues par leur père à des bordels (des temples-proxénètes en Inde et en Grèce).

Les enfants de mères mineures sont déclarés à des mères majeures

Les époux (mineurs) ont des enfants dès la première année de mariage. Les enfants sont donc administrativement déclarés à d’autres femmes majeures.

Pas d’école non-rom pour les rom

Les enfants rom ne doivent pas s’imprégner de culture non-rom : ils ne doivent pas aller à l’école. Les mots lire et écrire n’existent pas dans la langue rom.

Virginité au mariage

Une jeune fille rom a le devoir d’être vierge au mariage, sinon elle ne pourra jamais être mariée. Les hommes ont le droit d’avoir des relations sexuelles hors mariages avec des non-roms seulement.

L’apartheid des sexes

Pour préserver la virginité des filles rom avant le mariage (fornication), et éviter les infidélités (adultère), bref, pour empêcher tout écart au mariage, unique garant de la reconnaissance de paternité et du droit des pères, une ségrégation sexuelle stricte est pratiquée pour éviter toute tentation au péché de la chair illicite :

  • une femme ne doit jamais passer entre 2 hommes,
  • la jupe ne doit jamais frôler ou toucher un homme, sinon, il devient marimé (impur),
  • un garçon et une fille non mariés et mariables ne doivent jamais se trouver seuls, il est interdit de parler sans témoin (idem en islam),
  • une fille doit toujours être accompagnée (tutelle, idem en islam).

Mariage par enlèvement

Le mariage étant le vol des enfants de la mère par le père (autorité paternelle exclusive), l’origine du mariage est un enlèvement (enlèvement des Sabines à la fondation de Rome), et un viol légal (devoir conjugal). Le mariage par enlèvement est toujours pratiqué chez les roms, tout comme chez les turco-mongols du Kirghizistan (Asie centrale) et chez les tribus Mhong du Laos. Cependant, l’union ne doit pas être consommée avant le mariage, sinon c’est le déshonneur sur la famille : en effet, qu’est-ce qui garantira la paternité des enfants ?

Commensalité : manger ensemble pour se marier

Dans le rituel du mariage rom, comme dans la plupart des sociétés patriarcales, l’union conjugale est officialisée par une consommation commune par les mariés. On ne mange qu’avec les membres de sa communauté. Un homme et une femme de familles différentes ne peuvent donc pas manger ensemble. Le mariage est une adoption. Se marier, c’est changer de communauté, en intégrer une nouvelle. L’épouse intégrant la famille de son époux, elle peut désormais manger avec lui. Dans le matriarcat, c’est l’inverse, il n’y a pas de vie à deux sous le même toit, chacun reste vivre dans sa maison maternelle : « Qui partage le même lit ne partage pas le même bol » – proverbe Moso

La maternité est impure

Dans le patriarcat, c’est le père qui donne la vie. La mère n’est que le terreau qui reçoit la graine du père, contrairement au matriarcat où seule la maternité est reconnue.

  • la mère est donc impure : pendant sa grossesse, elle est mise à l’écart.
  • l’accouchement est impur : hors de la maison, qui sinon devient elle aussi impure.
  • tout ce que la femme enceinte touche est impur : ces objets doivent être détruits.
  • la mère ne peut toucher son mari qu’après 2 mois après le baptême.
  • la mère et l’enfant sont exclus jusqu’au baptême.

Baptême du sang : la reconnaissance de paternité

L’enfant n’a pas de nom rom tant qu’il n’a pas été reconnu par son père. Pendant le baptême :

  • Le père affirme sa propriété exclusive sur l’enfant en attachant un foulard rouge autour de son cou.
  • Il affirme sa légitimité en se faisant saigner : il dépose quelques gouttes de son sang sur les langes de l’enfant. Rappel : le sang paternel est un mythe fondateur du patriarcat. Dans la réalité biologique, le géniteur ne dépose que quelques gouttes de sperme dans le ventre de la mère. Il ne partage que la moitié de son ADN. Seule la mère partage sa chair et son sang avec l’enfant. Outre la moitié de son ADN, la mère partage aussi ses mitochondries, centrales énergétiques capitales dans le métabolisme de toute forme de vie évoluée.
  • L’enfant reconnu, le père termine en prononçant son nom rom à haute voix.

Les 3 noms des rom : pour la mère, pour les rom, pour les non-rom

  • Le premier nom est seulement connu par la mère. Elle doit le garder secret pour éviter les maléfices avant le baptême.
  • Le deuxième nom est seulement connu par la communauté rom.
  • Le troisième nom est réservé pour les non-rom (administration) et n’a aucune importance : c’est une couverture.

Les menstrues son impures

Chez les roms, la femme n’a pas le droit de cuisiner pendant ses menstrues ou après l’accouchement. Sinon, la nourriture devient impure. Le sang maternel est le symbole du pouvoir exclusif de la femme à donner la vie. C’est donc le symbole de la filiation naturelle, de la seule filiation réelle par le sang, la matrilinéarité. Par extension, c’est le symbole de l’ancien ordre matriarcal, où la mère divinisée était au centre de la société. Le cordon ombilical est le premier lien social, et donc le ciment de cohésion primordial de la société. L’ordre patriarcal nie la maternité, et ne reconnaît la procréation que dans la paternité. La maternité doit donc être niée, et ses attributs diabolisés.

L’épouse rom porte le voile (diklo)

Comme dans la plupart des sociétés patriarcales, la femme mariée doit avoir les cheveux couverts, car appâts de désir et de séduction, porte ouverte à l’adultère, qui remet en cause la légitimité des enfants du mari.

Les biens du mort sont impurs si ils vont aux non-rom

Tout ce qui appartient au mort est détruit, brûlé ou mutilé. Les animaux sont tués, sauf les chevaux qui sont sacrés. Tout cela pour ne pas les revendre à des non-rom, qui deviendraient impurs sinon.

Voyance pour arnaquer les non-rom

Les diseuses de « bonne aventure » gagnent leur argent sur la crédulité des non-rom. La voyance ne se pratique pas entre rom.

Le forgeron rom qui collabora à la crucifixion de Jésus

Pourquoi les romains n’ont pris que 3 clous pour crucifier Jésus ? N’avaient-ils pas assez de sous pour en acheter 4 ? Ils avaient prévu 4 clous, dont la confection avait été confiée à un forgeron Tzigane prénommé Putsha. Malheureusement pour lui, l’un des 4 clous qu’il avait forgé se trouva habité d’une volonté propre, et se manifesta a lui en rêve, lui ordonnant de jeter les clous et de refuser la commande des romains. Mais hélas, attiré par l’appât du gain, Putsha finit son œuvre et livra leur commande aux romains. Des 4 clous, 1 s’éveilla, et entreprit de poursuivre Putsha et tout le peuple Tzigane pour les punir d’avoir forgé les clous qui ont tué le Christ. Depuis le peuple Tzigane est en perpétuel errance, seul moyen pour lui d’échapper à la poursuite vengeresse du clou de la crucifixion.

Le Christ autorise les rom à voler

Pendant la crucifixion de Jésus, une femme rom a voulu le sauver. Elle vola donc l’un des 4 clous. Jésus autorisa donc les rom à voler pour les remercier d’avoir essayé de le sauver. C’est l’une des explications des 3 clous de la crucifixion.

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