Patriarcat Baruya (cannibales de Papouasie) : fellations pour nourrir le fœtus avec le sperme créateur

Les Baruyas constituent une tribu sans classes et sans État de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le territoire occupé par les Baruyas est situé dans une montagne surplombant la Basse-Terre de Papouasie, entre 2 000 et 2 500 mètres d’altitude. La société baruya est fondée sur le principe de la domination masculine sur les femmes. Ce peuple a été rencontré pour la première fois par des Occidentaux, australiens, en 1951. La Papouasie-Nouvelle-Guinée a par la suite été colonisée par l’Australie ; la première administration coloniale en terrain Baruya remonte à 1960. La Papouasie-Nouvelle Guinée accède à l’autonomie en 1975.

La femme descend de l’homme

Maurice Godelier a souligné en quoi l’organisation sociale de la tribu, ses institutions et ses mythes étaient articulés avec la domination masculine qui y régnait et la très forte inégalité symbolique et pratique entre les sexes qui en découlait.

Les mythes baruyas expliquent que les principaux luminaires du ciel, le Soleil et la Lune, sont de sexe masculin. Le Soleil a enfanté les Hommes ; la Lune a créé les Femmes. Ces dernières sont donc issus d’un principe masculin.

Le sperme nourrit l’enfant à naître par les fellations

Par ailleurs, les Hommes ont reçu force et puissance du Soleil. Or les Hommes secrètent du sperme, tandis que les Femmes secrètent du lait (principe positif) et du sang issu du cycle menstruel (principe négatif).

Les mythes expliquent que c’est le sperme de l’Homme qui permet aux Femmes d’avoir du lait. Il faut donc que les femmes absorbent le plus souvent possible ce sperme, en particulier par la pratique de fellations régulières. L’enfant à naître est, de même, nourri par le sperme du père, ce qui justifie pour les baruyas la multiplication des rapports sexuels pendant la grossesse.

Aristote (384-322 av JC): « La raison de l’infériorité des femmes réside dans un défaut, parce qu’elles ne sont pas capable de reproduire le sperme qui contient un être humain complet. De plus, quand un homme et une femme ont des rapports sexuels, l’homme fournit la substance de l’âme de l’enfant, alors que la femme ne produit seulement la nourriture pour celui-là. »

Pédérastie initiatique, comme chez les anciens grecs

Cette pratique se poursuit lors de l’initiation des garçons adolescents. Pour devenir des adultes, ils doivent nourrir l’homme qui grandit en eux, en consommant de grandes quantité de sperme, par la fellation de leurs aînés.

Le tabou des menstrues exclue les femmes de la société

Godelier, qui qualifie les baruyas de « société la plus machiste du monde », précise que les femmes sont écartées des hommes lorsqu’elles ont leur cycle menstruel ; que des maisons réservées aux femmes et réservées aux hommes sont construites dans les villages barruyas ; que certains sentiers sont réservés aux hommes et d’autres aux femmes (les sentiers des hommes étant plus grands que ceux destinés aux femmes et situés plus en hauteur par rapport à ces derniers).

Quand le mariage est une mort

Chez les Bena Bena, peuple d’horticulteur de Nouvelle Guinée (papous), la tradition stipule qu’après un mariage, la femme doit s’asseoir sur le sol au milieu de la communauté et détourner la tête de son mari. Celui-ci prend une flèche, un arc et tire dans la hanche de sa femme afin d’exprimer sa domination et son autorité sur elle. Avec la hanche sanguinolente et la tête détournée, elle exprime ainsi publiquement la volonté de lui obéir et de se soumettre à lui. Une fois mariée, la société encourage le recours à une violence physique peu commune, afin de traiter les différends. Si une femme blesse son mari, le lignage de la femme doit payer au mari une compensation, si un mari blesse sa femme, cela est considéré comme correct et légitime, et cette dernière n’a aucun recours. Le traitement des femmes insoumises consiste en un viol collectif pratiqué par le mari et d’autres hommes de son groupe, viol à titre disciplinaire. Source : Lewis L Langness (1974), Christophe Darmangeat (2012)

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